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Mariage de Louis XI roi de France - Tapisserie de Bruxelles circa 1490-1510
Mariage de Louis XI roi de France - Tapisserie de Bruxelles circa 1490-1510 - Tapisserie & Tapis Style Mariage de Louis XI roi de France - Tapisserie de Bruxelles circa 1490-1510 - Galerie Jabert Mariage de Louis XI roi de France - Tapisserie de Bruxelles circa 1490-1510 -
Réf : 66574
Prix sur demande
Époque :
<= XVIe siècle
Provenance :
Collection Privée
Materiaux :
Laine et soie
Dimensions :
L. 283 cm X l. 263 cm
Tapisserie & Tapis Tapisserie - Mariage de Louis XI roi de France - Tapisserie de Bruxelles circa 1490-1510 XVIe siècle et avant - Mariage de Louis XI roi de France - Tapisserie de Bruxelles circa 1490-1510  - Mariage de Louis XI roi de France - Tapisserie de Bruxelles circa 1490-1510
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Mariage de Louis XI roi de France - Tapisserie de Bruxelles circa 1490-1510

Mariage de Louis de Valois Futur Louis XI roi de France Avec Charlotte de Savoie
Très fin et exceptionnel panneau historique de tapisserie de haute lisse (8/cm) tissé entre 1490 et 1510, que nous pouvons de par sa bordure attribuer aux ateliers de Bruxelles. Ce panneau que nous présentons ici à pour registre le mariage du futur Louis XI avec la Jeune Charlotte de Savoie à Grenoble le 2 avril 1451, en présence de Louis I° de Savoie, de son épouse Anne de Lusignan, ainsi que de certains de leurs enfants. Une très jolie bordure constituée des fruits les plus cités dans la bible tels que du raisin, des figues et des grenades parmi un agréable feuillage au sein duquel apparait çà et là des phylactères. Laine, soie : Hauteur : 283 cm ; Largeur : 263 cm.

Eléments historiques
Le 24 juin 1436, le Dauphin Louis de France, futur Louis XI épousera Marguerite d’Écosse, fille de Jacques Ier d'Écosse, au château de Tours. Lui avait 13 ans, elle en avait 11. Il la rendra tellement malheureuse que, mourant à 21 ans, la dauphine soupira ces ultimes paroles : « Fi de la vie ! Qu’on ne m’en parle plus… ».
Dès l’époque de son mariage, il commença à jouer un rôle politique.
Encore dauphin, Louis de France, révolté contre son père le roi Charles VII et réfugié dans ses États du Dauphiné, négocie en secret avec Louis Ier de Savoie afin que celui-ci accepte de lui donner sa fille Charlotte en mariage. Le contrat est signé le 14 février 1451, à Genève, par l’entremise des franciscains.
Si le mariage est célébré le 9 mars 1451 à Chambéry, par procuration, et sera concrétisé le 2 avril à Grenoble. Charlotte de Savoie a probablement 9 ans, voir un peu plus). L'âge légal du mariage des filles étant, à cette époque, fixé par l'Église catholique à 12 ans.
D’un point de vu historique cette tapisserie nous confirme une chose que les historiens, ne pouvaient jusqu’alors que supputer. C’est que le dauphin Louis n'a pas obtenu la dispense pontificale nécessaire à son union avec Charlotte. Certains éléments figurants sur cette tapisserie nous confirmé maintenant formellement ce point historique.
Après quoi, toujours pour fuir la colère de son père le roi Charles VII, Louis se réfugie avec sa jeune épouse à la cour de Philippe III le Bon, duc de Bourgogne, qui leur octroie le château de Genappe. Le mariage n'ayant pas été dénoncé, il est valide mais le premier des enfants du couple qui naîtra bien après que la princesse fut nubile pour l’époque, c'est-à-dire après qu’elle est atteinte l’âge de 14 ans.
Charlotte donnera naissance à huit enfants dont seulement trois atteindront l'âge adulte : Anne de France (future Anne de Beaujeu, régente du France), Jeanne de France, future épouse de Louis XII, et le futur Charles VIII. Louis XI veillera à l'éducation de son fils Charles, et Charlotte à l'éducation de ses filles.
Enfants :
• Louis (1458-1460)
• Joachim (1459-1459)
• Louise (1460-1460)
• Anne de Beaujeu (1461-1522)
• Jeanne (1464-1505)
• François (1466-1466)
• Charles VIII (1470-1498)
• François (1472-1473)

Analyse iconographique

Ce panneau présente dans ses angles supérieurs deux paires de nœuds de joncs ou de paille positionnés en pal, qui préfigurent que nous sommes en présence d’un double mariage de Joncs aussi nommé mariage de paille. Ainsi était qualifié à l’époque toutes unions ayant étaient consommé avant que d’avoir étaient officiellement consacré par le mariage. Cela nous apporte beaucoup d’informations sur le comportement des personnes concernées incitant cet évènement, les conditions et les détails qui purent motiver ce mariage.
Si par ailleurs nous ne voyons pas apparaitre les armes de Savoie et encore moins les armes de France, cela est de toutes évidences car il s’agit bien d’un mariage qui fut négocié hors toutes ententes avec Charles VII, le père du marié.
Nous pouvons voir le jeune Louis de France, futur Louis XI, assis sur ce qui préfigure son futur trône, avec sa gauche (à sa droite sur la tapisserie), son beau-père Louis I° de Savoie (1413-1465), et juste en de çà son épouse Anne de Lusignan (14181462).
A la droite du futur roi de France (à sa gauche sur la tapisserie), Amédée IX, son beau-frère, le frère aîné de Charlotte, dit le Bienheureux (1435-1472), il succèdera à son père aux titres de duc de Savoie, prince de Piémont, comte d'Aoste et de Maurienne.
Et il épousera Yolande de France, la sœur de Louis XI ; qui lui donnera trois ducs de Savoie, et descendance chez les comtes de Laval et La Trémoille , les Bade-Hochberg-Neuchâtel puis les Orléans-Longueville-Neuchâtel ; les autres étant certains des 15 autres frères et sœurs de Charlotte, quant à Charlotte, elle est représenté à gauche en contre bas du panneau de la tapisserie.
On voit un jeune garçon, très probablement l’un de ses jeunes frères, qui lui présente une pierre alectoire.
La pierre alectoire ou alectaire (pierre du coq) est, depuis l’antiquité romaine, et ce, jusqu’au Moyen-Âge, un talisman. C’est en réalité un bézoard, nom donné aux concrétions pierreuses que l’on trouve dans le gésier ou l’estomac de certains animaux, et qui aurait, selon l’illustre alchimiste le Grand Albert, la vertu d’étancher la soif (réelle et figurée). Cependant, d’après les croyances de l’époque, ce bézoard doit être extrait d’un coq âgé d’au moins quatre ans. Mais le véritable pouvoir de cette pierre merveilleuse serait ésotérique et ne pourrait être obtenu qu’à l’issu d’un combat symbolique de coqs. Ce duel, d’une extrême violence, se terminant par la mort d’un des deux gallinacés. Son sens est à rapprocher du mythe combat de Caïn et d’Abel qui sont les personnifications de deux forces antagonistes. On retrouve la même symbolique dans le bâton que louis tient dans sa main gauche. Que l’on retrouve par analogie dans la mort d’Abel, où Seth représentera la force de l’équilibre, le bâton du boiteux, ou encore, l’axe du caducée. A la mort du coq, on trouvera cette force sous la forme d’une pierre en fouillant l’intérieur de ses entrailles.
D’après le Lapidaire de Marbode (1035-1123), la pierre serait cristalline, blanche, et de la grosseur d’une fève. Elle rend ses possesseurs invincibles et procure …
Sources :
Histoire de la tapisserie depuis le moyen âge jusqu’à nos jours Guyffrei 1896
Dictionnaire universel francois et latin, contenant la ..., Volume 1 Trévoux 1721
Le monde des symboles, leurs descriptions et interprétations à travers les âges et les
civilisations.
https: fr.wikipedia.org/wiki/Louis_XI
https: fr.wikipedia.org/wiki/Charlotte_de_Savoi
Iconologue : Antoine de Barry

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