EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
Suite de quatre chaises de Georges Jacob
Suite de quatre chaises de Georges Jacob - Sièges Style Louis XVI Suite de quatre chaises de Georges Jacob - Galerie Pellat de Villedon Suite de quatre chaises de Georges Jacob - Louis XVI Antiquités - Suite de quatre chaises de Georges Jacob
Réf : 60806
13 500 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Georges Jacob
Dimensions :
H. 88 cm
Sièges Chaise - Suite de quatre chaises de Georges Jacob XVIIIe siècle - Suite de quatre chaises de Georges Jacob Louis XVI - Suite de quatre chaises de Georges Jacob Antiquités - Suite de quatre chaises de Georges Jacob
Galerie Pellat de Villedon
Galerie Pellat de Villedon

Mobilier, objets d'art et tableaux


+33 (0)1 39 02 14 60
+33 (0)6 07 57 01 20
Suite de quatre chaises de Georges Jacob

Suite de quatre chaises en demi-cabriolet, estampillées de Georges Jacob, comportant toute une étiquette de l’atelier de Georges Jacob « Pour Monsieur Merlin », époque Louis XVI. Dim. (H x L x P): 88 x 50 x 45 cm.

Suite de quatre chaises en demi-cabriolet en bois mouluré et relaqué blanc. Le dossier est en éventail cintré, il rejoint une assise, en chapeau de gendarme à l’avant et cintrée vers l’arrière. La courbe du cintre est interrompue par un demi dé de raccordement faisant la jonction avec le piètement cannelé et rudenté.

Les traverses de l’assise ont été allégées par une taille en biseau permettant de soustraire du bois, ce qui est un usage récurrent notamment chez Georges Jacob. Sur les traverses postérieures, le maître menuisier a apposé son estampille et son étiquette indiquant le destinataire de cette partie de mobilier.

Le demi-cabriolet semble avoir été une invention de la deuxième moitié des années 1780.

Georges Jacob

Georges Jacob passe la maîtrise sous Louis XV. Il n’est encore qu’un petit maître menuisier parmi les centaines que compte Paris au XVIIIe siècle. Rapidement, son talent lui procure une excellente clientèle, dont les subsides lui permettent les commandes les plus importantes, comme les plus extravagantes (mobilier aux épis de la Reine à Trianon, mobilier bambou de l’ancienne collection Christian Dior, ensemble du mobilier du château de Brunoy appartenant au comte de Provence, etc.). L’importance de son atelier devenu bien établi, lui permet des économies d’échelles, et G. Jacob continue de livrer des ensembles de mobilier plus simple en sculpture, mais toujours très bien construits selon ses prototypes dessinés dans les années 1770-1780, pour faire prospérer son atelier qui fait travailler jusqu’à 600 personnes. Les dossiers en éventails, en demi-cabriolet, en chapeau de gendarme, à colonnettes dégagées firent son succès et sa prospérité. Il est intéressant de relever la présence des étiquettes oblongues du maître menuisier sur certains sièges et ensemble, car généralement, seules ses traces permettent d’en rétablir la provenance historique. Ici Merlin, ailleurs le duc de Charost, le comte de Vaudreuil, la salle à manger en noyer teint à l’imitation de l’acajou d’une famille de la haute bourgeoisie etc.).

On estime que l’atelier de G. Jacob a contribué à la réalisation de près de 12 000 sièges entre 1760 et le début du XIXe siècle lorsqu’il s’associe à l’un de ses fils, dont quelques centaines voir un millier pour les maisons royales et princières (prince de Condé, comte d’Artois, comte de Provence, Louis XVI, Marie-Antoinette, duc de Penthièvre etc).

Monsieur Thomas Jean Baptiste MERLIN (1755-1826)

M. Merlin (ill. portrait par Girodet) habite au 11 rue Louis Le Grand à Paris et au château de Villepreux. Il est conseiller du Roy et receveur général des domaines du comte de Provence, futur Louis XVIII. Démis de ses charges par la Révolution, il la traverse sans trop d’encombres et devient agent de change à Paris en 1795. Madame Merlin décède en 1816. Son mari le 3 octobre 1826. Il transmet à la fille aînée de sa femme, née de son premier mariage, Augustine Boquet, un cadeau somptueux: la totalité du Domaine de Grand’Maisons reconstitué (Villepreux). L’ensemble du domaine, depuis lors, s’est toujours transmis par héritage.

A l’occasion de la dispersion de cet héritage, la présente suite de quatre chaises de Georges Jacob avait été acquise par l’amateur qui s’en sépare aujourd’hui.

Bon état général (un dossier à reprendre- voir les photographies). Etiquette de Jacob, crin ancien, sangles très probablement d’origine. La garniture textile moderne devra être changée. Les bois ont été relaqués.

Galerie Pellat de Villedon

Chaise Louis XVI

Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « Billet doux, écran pare-feu en palissandre, époque Louis XV » présenté par Galerie Pellat de Villedon, antiquaire à Versailles dans la catégorie Chaise Louis XVI, Sièges.