EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
Santi Corsi (actif vers 1870-1900) - Intérieur de la salle de Jupiter au Palais Pitti
Santi Corsi (actif vers 1870-1900) - Intérieur de la salle de Jupiter au Palais Pitti - Tableaux et dessins Style Santi Corsi (actif vers 1870-1900) - Intérieur de la salle de Jupiter au Palais Pitti - Segoura Fine Art Santi Corsi (actif vers 1870-1900) - Intérieur de la salle de Jupiter au Palais Pitti - Antiquités - Santi Corsi (actif vers 1870-1900) - Intérieur de la salle de Jupiter au Palais Pitti
Réf : 95061
46 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Santi Corsi (actif Vers 1870-1900)
Provenance :
Italie
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 112.4 cm X H. 85.7 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - Santi Corsi (actif vers 1870-1900) - Intérieur de la salle de Jupiter au Palais Pitti XIXe siècle - Santi Corsi (actif vers 1870-1900) - Intérieur de la salle de Jupiter au Palais Pitti  - Santi Corsi (actif vers 1870-1900) - Intérieur de la salle de Jupiter au Palais Pitti Antiquités - Santi Corsi (actif vers 1870-1900) - Intérieur de la salle de Jupiter au Palais Pitti
Segoura Fine Art
Segoura Fine Art

Tableaux, Mobilier et Objets dart des 17e, 18e et début 19e siècle


+33 (0)6 71 62 45 95
Santi Corsi (actif vers 1870-1900) - Intérieur de la salle de Jupiter au Palais Pitti

Santi Corsi (actif vers 1870-1900), Intérieur de la Salle de Jupiter au Palais Pitti, huile sur sa toile d’origine, 112,4 x 85,7 cm


Fiche signalétique
Tableau signé en bas à droite de la toile : « S. Corsi » Inscription sous la signature : « Lungarno Serristori 9.»

Cachet de cire au revers de la toile du Palais Pitti : « Direzione / delle / Br. Gallerie / e / Museo Naz. / Firenze »

Étiquette au dos du chassis de la compagnie espagnole d’objets d’art et d’antiquités : « Pedro Alarcon S A»


Provenance
Collection Privée, Coronado, Californie (acheté en Europe vers 1972, peut-être à Madrid auprès de la compagnie Pedro Alarcon)




Notice d’œuvre
Notre tableau représente l’intérieur de la salle de Jupiter au Palais Pitti à Florence à la fin du XIXe siècle. L’artiste italien Santi Corsi est un habitué des lieux. Son atelier au 9 quai Lungarno Serristori se situe à un quart d’heure de marche. Il se spécialise dans la peinture ...

Lire la suite

... des salles composant la Galerie Palatine laissant un témoignage exceptionnel sur les chefs d’œuvres rassemblés au cours des siècles par la famille Médicis et la Maison de Habsbourg-Lorraine.
Santi Corsi choisit un sujet chargé d’histoire. Le Palais Pitti conserve jusqu’à nos jours le nom de son premier propriétaire le banquier Buonaccorso Pitti à qui Eléonore de Tolède l’achète en 1550. Le fastueux décor peint et sculpté date de l’embellissement et de l’agrandissement de la résidence par son époux le Grand-Duc Cosme Ier et poursuivi par ses successeurs. Baignée de lumière, la Salle de Jupiter se situe au premier étage du Palais Pitti. Son nom provient du thème des peintures des plafonds magistralement exécutées par Pierre de Cortone de 1642 à 1644. Les fresques des plafonds des salles du palais représentent les cinq vertus attribuées au Grand Duc. La salle de Jupiter personnifie la majesté royale triomphante et le mérite couronné. Elle était utilisée par les Médicis comme salle du trône où se tenaient les audiences publiques. Les trois fresques des lunettes situées dans le large entablement de la voûte du plafond - que l’on aperçoit sur notre tableau - montrent les dieux de l’Olympe accompagnant l’éducation idéale du Grand- Duc de son adolescence à l’âge adulte.


Environ un siècle sépare notre représentation peinte de l’ouverture au public de la collection léguée par la dernière héritière de la famille Médicis à la ville de Florence au début du XIXe siècle. La salle de Jupiter était la quatrième salle du parcours d’exposition de la Galerie Palatine.


Santi Corsi peint les écrans aux fenêtres qui atténuent la luminosité pour permettre au visiteur d’admirer les toiles des grands maîtres de la Renaissance. Sur la paroi s’ouvrant vers la salle de Saturne, l’accrochage des tableaux recouvre toute la superficie du mur. De haut en bas, en partant de la gauche, on identifie tout d’abord le Portrait d’Alphonse Ier d’Este actuellement attribué à Sebastiano Filippi, surnommé Il Bastianino, comme la copie d’un portrait peint par Titien. Vu de trois quart, le modèle s’appuie sur un canon placé à sa droite. Il montre ainsi le Duc de Ferrare, Modène et Reggio d’Émilie dans sa position de commandeur.


Au dessous du fameux portrait figure la
Sainte famille accompagnée de sainte Elisabeth et de saint Jean-Baptiste par Rubens. L’œuvre, aussi connue sous le titre de Madone au panier, représente l’enfant Jesus dans son berceau en osier que saint Jean Baptiste et sainte Elisabeth sont venus adorer. Marie entoure de ses bras les deux enfants sous le regard protecteur et attendri de Joseph. Le tableau intégra, un temps, les collections du musée des Beaux-Arts de Dijon, suites aux saisies napoléoniennes de 1799, et retrouva sa place au Palais Pitti en 1816.



Longtemps considéré comme le portrait de la maîtresse du peintre, La Bella représente l’idéal de la beauté féminine développé à la Renaissance. Chef d’œuvre de la maturité du Titien, le portrait de trois quarts détaille la richesse de la toilette du modèle au tissu damassé bleu et broderies dorées, aux manches pourpre découpées laissant entrevoir la chemise, sans oublier la fourrure enroulée autour de son poignet. Le peintre traite avec la même attention l’harmonieux visage de la jeune femme et l’enchevêtrement recherché de ses tresses couleur de miel.

Au dessus de l’entrée de la salle de Saturne, le Rendez-vous de chasseurs était attribué à tort, jusqu’en 1917, à Giovanni da San Giovanni. Une recherche menée au XXe siècle dans les inventaires des collections du Palais Pitti de 1637-1638 et de 1668, a permis de le rendre au peintre flamand Justus Suttermans qui travailla à la cour de Cosme II de Médicis. Intitulé en italien Guardarobiere di Pratolino con cuochi e cacciatori della corte medicea, ce portrait de groupe rassemblent les chasseurs, les cuisiniers et les valets de chambres au service de la famille Médicis, selon une formule iconographique de tradition flamande.

La grande Bataille de Salvator Rosa occupe la majeure partie du mur. Elle met en scène des Turcs défendant une ville assiégée par des chrétiens. Les auteurs de commentaires sur l’œuvre s’accordent pour reconnaître Salvator Rosa dans la figure du soldat se protégeant avec un bouclier décoré des deux premières lettres de son prénom et de son nom « SARO » à l’extrémité gauche du tableau.


Au dessous est accrochée une rare représentation des trois divinités du Destin. Clotho « la fileuse » tisse le fil de la vie tandis que Lachésis « la réparatrice » le déroule entre ses doigts et qu’Atropos « l’inflexible » s’apprête à le couper. Sous les traits de vieilles femmes, les trois Parques de la mythologie romaine ont été peintes dans un camaïeu de tons ocre par Francesco Salviati.



Bien que Santi Corsi obtienne l’autorisation de reproduire les tableaux de la Galerie Palatine du Palais Pitti - comme le confirme le cachet de cire sur le revers de la toile - les archives de la Galerie des Offices à Florence ne comportent pas d’information biographique sur l’artiste. La forte présence sur le marché de l’art des toiles de Santi Corsi témoigne de l’engouement sans précédent pour ces panoramas exceptionnels de sites patrimoniaux et laisse présager une redécouverte justifiée de l’artiste et de son œuvre.


Dossier Iconographique peut être envoyer par mail : segourafineart@gmail.com

Segoura Fine Art

Tableaux XIXe siècle