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Robert LE VRAC TOURNIERES - Portrait dit autrefois du Duc de Saint-Simon
Robert LE VRAC TOURNIERES - Portrait dit autrefois du Duc de Saint-Simon - Tableaux et dessins Style Robert LE VRAC TOURNIERES - Portrait dit autrefois du Duc de Saint-Simon - Galerie Gilles Linossier Robert LE VRAC TOURNIERES - Portrait dit autrefois du Duc de Saint-Simon - Antiquités - Robert LE VRAC TOURNIERES - Portrait dit autrefois du Duc de Saint-Simon
Réf : 87259
65 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 112 cm X H. 143 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIIe siècle - Robert LE VRAC TOURNIERES - Portrait dit autrefois du Duc de Saint-Simon XVIIIe siècle - Robert LE VRAC TOURNIERES - Portrait dit autrefois du Duc de Saint-Simon  - Robert LE VRAC TOURNIERES - Portrait dit autrefois du Duc de Saint-Simon Antiquités - Robert LE VRAC TOURNIERES - Portrait dit autrefois du Duc de Saint-Simon
Galerie Gilles Linossier
Galerie Gilles Linossier

Mobilier & Objet d'art du XVIIIe siècle


+33 (0)1 53 29 00 18
Robert LE VRAC TOURNIERES - Portrait dit autrefois du Duc de Saint-Simon

Robert LE VRAC TOURNIERES
(Caen 1667 - 1752)
Portrait dit autrefois du Duc de Saint-Simon
Huile sur toile, 143 x 112 cm
Dans un cadre en bois sculpté doré d’époque Louis XIV

PROVENANCE : vente Palais Galliera, Me Rheims, Paris, 10-11 décembre 1962, n° 139 (Portait présumé du Duc de Saint-Simon).
EXPERTISE : Nous remercions Monsieur Eddie Tassel d’avoir confirmé l’authenticité de cette oeuvre, qui sera incluse dans le catalogue raisonné en preparation de l’artiste.

Considéré comme l’un des plus grand portraitiste du XVIIIe siècle, Robert Le Vrac Tournières était également un peintre d’allégories, de vanités, de figures de fantaisies et de tableaux religieux. Robert Le Vrac se fit connaître par l’ajout du nom d’un village près de Bayeux, Tournières, duquel sa famille était originaire.
Il commença son apprentissage auprès d’un peintre méconnu de sa ville natale de Caen, puis à l’académie de Saint-Luc de Paris. Reçu maître ...

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... peintre en 1695, il poursuivra sa formation chez Bon Boullogne (1649-1717) reputé pour la qualité de son enseignement et où Tournières retrouvera les artistes qui allaient occuper une place importante dans la première moitié du XVIIIe siècle tels que Nicolas Bertin, Pierre Dulin, Charles Parrocel, Jean Raoux et Jean-Baptiste Santerre. Son affinité pour les portraits l’amène également dans l’atelier de Hacinthe Rigaud (1659-1743). Dans le Livre de raison de Rigaud (son livre de comptes), « Tourniere » est ainsi mentionné en 1698 et 1699 pour plusieurs copies réalisées entièrement de sa main, ce qui marque la confiance du maître, mais également le distingue de la plupart des autres collaborateurs chargés au mieux des accessoires ou des vêtements.
Installé à son compte, agréé à l’Académie comme portraitiste en 1701, Tournières fut reçu l’année suivante avec deux portraits d’académiciens, Pierre Mosnier (Versailles, inv. MV 5822) et Michel II Corneille (non localisé). Le Salon de 1704 organisé par l’Académie pour célébrer la naissance du duc de Bretagne, fut celui de sa consécration. Il y présenta en effet vingt et un portraits, soit presque autant que Rigaud ou Largillierre, mais également deux tableaux d’histoire. Son ambition d’entrer dans l’Académie en « qualité d’Historien » se concrétisa en 1716 avec Dibutade ou l’invention du dessin (Paris, ENSB-A, inv. MRA. 104). L’artiste fut élu conseiller en 1721, puis professeur, sans jamais abandonner l’art de portrait ce dont témoignent ses participations au Salon.
Le seul, avec Jean Ranc, des élèves de Rigaud à avoir eu une brillante carrière de portraitiste, Tournières n’en possédait pas moins une écriture personnelle et une expression singulière, avec plus de retenue et de distance face à ses modèles, une palette beaucoup plus froide et un esprit moins exubérant. Les poses de ses modèles sont plus simples, mais jamais statiques comme dans notre portrait. Ce gentilhomme de la haute société, qui fut considéré comme le portrait du célèbre Duc de Saint-Simon, mais la ressemblance avec les portraits conservés de lui n’est pas évidente et nous pousse à une certaine réserve. Il ne fait aucun doute qu’il s’agit d’un personnage important au vu de sa tenue et sa posture. Il est représenté le buste vu de trois quart, le visage tourné vers le spectateur. La gestuelle est gracieuse et affectée, l’index pointé avec grâce vers un objet situé hors du cadre. Il se tient délicatement appuyé sur une console en bois doré avec un marbre sur lequel sont posés des livres et des lettres. On retrouve cette table dans le portrait de Monsieur de Saint Cannat et ses enfants conservé au Musée des Beaux-Arts de Marseille.

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