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Relief romain représentant un chrisme - IIIe–IVe siècle après J.-C.
Relief romain représentant un chrisme - IIIe–IVe siècle après J.-C. - Sculpture Style Relief romain représentant un chrisme - IIIe–IVe siècle après J.-C. - Dei Bardi Art
Réf : 124216
VENDU
Époque :
Avant JC au Xe siècle
Provenance :
Italie
Materiaux :
Marbre
Dimensions :
l. 22 cm X H. 25 cm
Sculpture Sculpture en Marbre - Relief romain représentant un chrisme - IIIe–IVe siècle après J.-C.
Dei Bardi Art
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Sculptures et objets d'art Haute Epoque et Renaissance


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Relief romain représentant un chrisme - IIIe–IVe siècle après J.-C.

Fragment de relief romain en marbre représentant un chrisme
Art romain, IIIe–IVe siècle après J.-C.
Marbre?
25 × 22 cm

Provenance?Collection du château de B., à Nevers, formée par Georges C. S. (1833–1909), érudit.?L’ensemble du château et de ses collections a été acquis en 1938 par les actuels propriétaires du domaine.
Ce rare fragment de relief en marbre présente un chrisme (Chi-Rho) inscrit dans un cercle. Le monogramme est formé des lettres grecques Chi (?) et Rho (?), les deux premières lettres du nom ??????? (Christ), le Chi étant superposé au Rho. La lettre Alpha est encore visible sur un côté du relief ; la partie manquante devait originellement comporter l’Omega.
L’Alpha et l’Omega, qui encadrent l’alphabet grec, symbolisent la totalité, le commencement et la fin, selon la formule de l’Apocalypse : « Je suis l’Alpha et l’Omega, le premier et le dernier, le commencement et la fin » (Apocalypse 22, 13). Le cercle dans lequel ...

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... s’inscrit le chrisme peut évoquer l’ouroboros, le serpent qui se mord la queue, symbole antique de l’éternité, de la répétition continue et de la réconciliation des oppositions.
D’après Lactance, Constantin aurait reçu en songe, la veille de la bataille du pont Milvius en 312, l’injonction de marquer les boucliers de ses troupes du « signe céleste de Dieu ». Eusèbe de Césarée, hagiographe de l’empereur, rapporte dans son Histoire ecclésiastique que Constantin, déjà converti, eut la vision — partagée par ses soldats et confirmée par un songe — d’un signe apparaissant dans le ciel, accompagné des mots « In hoc signo vinces » (« Par ce signe tu vaincras »). Constantin aurait alors fait apposer ce symbole sur son enseigne militaire, le labarum, bien que la nature exacte du signe demeure sujette à interprétation. Révélé personnellement à l’empereur, le chrisme acquiert ainsi une puissance magique et divine d’origine céleste.
La première apparition — encore discrète — du chrisme figure sur le casque de l’empereur sur une monnaie frappée à Ticinum en 315, à l’occasion des decennalia de Constantin. Il faudra attendre près de vingt-cinq ans pour retrouver une nouvelle occurrence du symbole sur des frappes monétaires.
Le monogramme Chi-Rho est toutefois antérieur au christianisme : on le rencontre sur des amphores pour en indiquer le contenu, ainsi que dans des manuscrits grecs et égyptiens païens, comme abréviation du mot ??????? (khr?stós), signifiant « utile » ou « de bon augure ». Dans le Timée de Platon, l’entrecroisement des bandes formant l’anima mundiest comparé à la lettre Chi, une image possiblement liée au croisement de l’écliptique et de l’équateur céleste.
Ce fragment illustre ainsi la conjonction de plusieurs héritages culturels : indissociable de la foi chrétienne par son lien avec le Christ, il s’inscrit également dans la tradition philosophique gréco-romaine et dans l’idéologie impériale, annonçant l’art paléochrétien et les développements ultérieurs de l’Empire byzantin. Il constitue à ce titre un témoignage précoce et rare des premières expressions de l’art chrétien.

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Sculpture en Marbre