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Pendule de cheminée en bronze ciselé et doré « La Victoire de la Science »
Pendule de cheminée en bronze ciselé et doré « La Victoire de la Science » - Horlogerie Style Louis XVI Pendule de cheminée en bronze ciselé et doré « La Victoire de la Science » - La Pendulerie
Réf : 82803
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Osmond
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze doré, marbre
Dimensions :
l. 40.5 cm X H. 43.5 cm X P. 15 cm
Horlogerie Pendule - Pendule de cheminée en bronze ciselé et doré « La Victoire de la Science » XVIIIe siècle - Pendule de cheminée en bronze ciselé et doré « La Victoire de la Science »
La Pendulerie
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Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Pendule de cheminée en bronze ciselé et doré « La Victoire de la Science »

« Briant à Paris »
La caisse par Robert Osmond

Rare pendule de cheminée en bronze finement ciselé et doré
« La Victoire de la Science »

Paris, début de l’époque Louis XVI, vers 1775.
Hauteur 43,5cm ; largeur 40,5cm ; profondeur 15cm.
La base insculpée : OSMOND

Le cadran émaillé, signé « Briant à Paris », indique les heures en chiffres romains, les minutes par tranches de cinq et les quantièmes du mois en chiffres arabes, par trois aiguilles, dont deux en cuivre repercé et doré ; il s’inscrit dans un socle architecturé entièrement réalisé en bronze très finement ciselé et doré à l’or mat ou à l’or bruni. Le fronton cintré est souligné de frises d’oves et de motifs stylisés et est soutenu par deux consoles latérales terminées en enroulements à motifs de feuilles d’acanthe et de cannelures foncées d’asperges. Sur la face, deux pilastres cannelés flanquent le cadran et reçoivent deux pastilles d’où s’échappe une ...

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... guirlande de fruits et de feuillages. L’amortissement est orné d’une draperie sur laquelle sont deux enfants, le premier, représentant l’allégorie de la Science, est une jeune fille qui tient un compas et trace des dessins sur une carte, le second est un jeune génie ailé qui la couronne. L’ensemble repose sur une base quadrangulaire à décrochement, décorée de panneaux à fond amati dans des réserves et d’une frise continue de feuilles de persil, elle-même supportée sur un contre-socle en marbre blanc de Carrare, à décor de rinceaux ou fleurons dans des réserves, posé sur six pieds raves soulignés de bandeaux unis.

Ce modèle connut un immense succès auprès des grands amateurs parisiens d’horlogerie dans le dernier tiers du XVIIIe siècle. Sa composition est basée sur un dessin conservé à l’Institut national d’Histoire de l’Art à Paris qui sera décliné par le bronzier Robert Osmond avec certaines variantes (voir H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Band I, Munich, 1986, p.228). Ainsi, nous connaissons notamment un exemplaire conservé au musée Jacquemard-André à Paris sur lequel le bronzier a intégré deux putti supplémentaires qui flanquent le cadran (illustré dans P. Verlet, Les bronzes dorés du XVIIIe siècle, Paris, 1987, p.117, fig.148) ; mais surtout, trois modèles similaires à la pendule présentée sont connus : les deux premiers appartiennent aux collections du Mobilier national, l’un a été livré pour Madame Royale à Versailles en 1778 (voir Le château de Versailles raconte le Mobilier national, 2011, p.153-155), l’autre a été commandé par le comte d’Artois pour le Palais du Temple en 1777 (voir La folie d’Artois à Bagatelle, 1988, p.108) ; enfin, mentionnons qu’une dernière pendule de ce type, le cadran signé « Lepaute de Belle Fontaine », appartient aux collections royales anglaises au château de Windsor (Inv. RCIN30021).

Robert Osmond (1711-1789) figure parmi les plus importants bronziers parisiens du dernier tiers du XVIIIe siècle. Reçu "maître-fondeur en terre et sable" en 1746 et nommé juré de la corporation des fondeurs en 1756, il connut une grande notoriété tout au long de sa carrière. Influencé par l’œuvre de son confrère bronzier Caffieri, Osmond fut l'un des précurseurs du renouveau des arts décoratifs français à partir du milieu des années 1760. Ses réalisations, particulièrement appréciées par les grands collectionneurs de l’époque, lui permirent de développer rapidement son atelier. Assisté par son neveu Jean-Baptiste Osmond, reçu maître-fondeur en 1764 et qui lui succédera à sa mort en 1789, Osmond comptait parmi ses clients toute l'élite avant-gardiste de son temps.

La Pendulerie

Pendule Louis XVI

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