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Rare papier peint complet, XIXe siècle "Les 100 jours"
Rare papier peint complet, XIXe siècle "Les 100 jours" - Matériaux & Architecture Style Louis-Philippe Rare papier peint complet, XIXe siècle "Les 100 jours" - Galerie Wanecq
Réf : 66538
Prix sur demande
Époque :
XIXe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Papier
Dimensions :
L. 1500 cm X H. 224 cm
Matériaux & Architecture  - Rare papier peint complet, XIXe siècle "Les 100 jours" XIXe siècle - Rare papier peint complet, XIXe siècle "Les 100 jours"
Galerie Wanecq
Galerie Wanecq

Mobilier et objets d'art français fin XVIIe au début du XIXe siècle


+33 (0)1 42 60 83 64
Rare papier peint complet, XIXe siècle "Les 100 jours"

Décor panoramique de papier peint à la main en polychromie
circa 1840

Matérialité :
30 lés, papier rabouté (raboutures 37 cm)
Hauteur d’un lé 224 cm
Largeur d’un lé 50 cm
Développant un linéaire de 15 mètres,
Chaque lé est numéroté en pied de gauche à droite.

Ce décor est donc complet ; pourtant le lé 30 ne se raccorde par «en boucle» au lé 1, comme ce peut être le cas sur les panoramiques imprimés à la planche.

Etat neuf, jamais posé, donc les coloris dans tout leur fraîcheur,
Sur les 5 derniers lés, le côté gauche légèrement défraichi sur 2 cm, suite à des manipulations.

L’Iconographie
L’iconographie de ce décor illustre trois scènes de l’épopée napoléonienne, chacune issue d’un tableau peint après la chute de l’Empire, plutôt sous le règne de Louis Philippe, ou tout au moins après le décès de Napoléon en 1821 quand les Bourbon ont été plus tolérants à ce sujet. Cette maturation de la légende de l’Empereur, d’abord auprès des anciens de la Grande armée, puis dans l’opinion publique, sera bénéfique à l’avènement du Second Empire.

Comme toujours, l’atelier qui a peint ce panoramique a eu connaissance de ces tableaux par les estampes de reproduction qui étaient très diffusées dans les fabriques d’articles pouvant recevoir un décor historié. La date du « dépôt légal » de ces gravures au Cabinet des Estampes serait le repère incontournable pour dater «notre» panoramique ; par ailleurs l’usage du papier rabouté au lieu du papier continu qu’on ne fabriquait pas encore, incite à ne pas dater ce panoramique trop tardivement dans le XIXe siècle, sans doute vers 1840..

- Du lé 4 au lé 10, reprise du célèbre tableau Retour de l’Ile d’Elbe, 18 mars 1815 de Steuben (1788-1856), la toile a été gravée par Jazet (1788-1871). L’Empereur dans sa tenue légendaire de « petit caporal » est coiffé du fameux bicorne noir ; il salue de son bras gauche levé ses fidèles soldats prosternés à ses pieds ; dans cette bousculade enthousiaste, on a mis des shakos et des chapeaux au bout des baïonnettes. Derrière l’Empereur, son état-major est en grand uniforme, l’un d’entre eux faisant claquer au vent le drapeau tricolore. D’après la planche explicative de Jazet, qui accompagne la planche principale (Ef.236-t I ft 5), on peut identifier parmi ceux-ci, Drouot, Cambronne, Bertrand, Marchant 1er valet de chambre, le Colonel de La Bédoyère.
A noter sur le tableau, un arbre sans feuille car on est en mars ; ce même arbre comme un autre sur la gauche, a commencé a reverdir sur le panoramique, dans un souci de cohérence avec le feuillage des autres arbres du décor.

Cette même estampe de Jazet d’après Steuben a généré une toile imprimée à Nantes à la manufacture Favre-Petitpierre, mais dans le catalogue Toiles de Nantes (Musée des Arts Décoratifs 1978 N°11) l’estampe est donnée par erreur à Charlet.

- Du lé 15 au lé 24, la scène médiane représente une bataille où deux rangs de fantassins se font face à côté des canons et de blessés qui gisent à terre. Près d’un arbre, on reconnaît l’Empereur sur un cheval blanc, le bras droit levé dans un geste de commandement. Cette figure reprend le Portrait équestre de Napoléon, peint par Joseph Chabort (1784-1848), conservé au Musée Napoleonico à Rome et qui a été gravé en 1806 par Jacques Marchand (1769-1849) sous le titre Napoléon le Grand avec une dédicace à Charles d’Alberg, Prince Primat de la Confédération du Rhin, grand duc de Francfort (Ef-158.FOL)

- Du lé 24 au lé 30, la bataille tragique où l’on reconnaît l’Empereur, toujours coiffé du bicorne emblématique et monté sur le même cheval blanc reprend librement le tableau Napoléon à Waterloo de Steuben dont un exemplaire est conservé au musée des Beaux-Arts de Montréal, tableau qui fut lithographié par Raffet, dépôt du 31 août 1829 (BN Est. N2) et gravé en 1838 également par Jazet (Ef.236 t I Ft 5)

Remerciements
Pour l’aide apportée à la constitution de ce dossier : Bernard Chevalier, Conservateur général du Patrimoine honoraire, ancien directeur des Musées de Malmaison et Bois-Préau.

Monsieur Xavier Petitcol, expert

Provenance: Ancien fonds d’un architecte du XIXe siècle qui avait réuni un certain nombre de décors panoramiques

Galerie Wanecq

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