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Quatre candélabres monumentaux d’époque Empire signés THOMIRE A PARIS
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Réf : 72750
150 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
THOMIRE A PARIS
Provenance :
Collection particulière
Materiaux :
Bronze ciselé et doré
Dimensions :
l. 25.5 cm X H. 95 cm X P. 29 cm
Luminaires Bougeoirs et Chandeliers - Quatre candélabres monumentaux d’époque Empire signés THOMIRE A PARIS XIXe siècle - Quatre candélabres monumentaux d’époque Empire signés THOMIRE A PARIS Empire - Quatre candélabres monumentaux d’époque Empire signés THOMIRE A PARIS Antiquités - Quatre candélabres monumentaux d’époque Empire signés THOMIRE A PARIS
Marc Segoura
Marc Segoura

Tableaux, Mobilier et Objets dart des 17e, 18e et début 19e siècle


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+33 (0)9 67 11 96 56
Quatre candélabres monumentaux d’époque Empire signés THOMIRE A PARIS

Suite de quatre candélabres monumentaux d’époque Empire

SIGNATURE : THOMIRE A PARIS
Début du XIX siècle

En bronze ciselé et doré , à six bras de lumière en cor de chasse réunis par un tore de laurier à un faisceau de licteur casqué , la base présentant un trophée militaire composé de cadavres des vaincus et de drapeaux , chaque base signée THOMIRE A PARIS ; quelques différences de décor , montés à l’électricité ; on y joint une SUITE DE QUATRE GAINES modernes réalisées d’après un dessin de Daniel Pasgrimaud en peuplier partiellement doré , laqué à l’imitation de l’acajou et de l’ébène .

Candélabres : Hauteur : 95cm Largeur : 25,5cm Profondeur : 29cm
Gaines : H : 100 cm L : 47 cm P : 35 cm


Bibliographie :
J.Niclausse , Thomire . Fondeur-Ciseleur (1751-1843) , Paris , 1947 , P.l 22
H. Ottomeyer , P.Proschel , Vergoldete Bronzen .Die Bronzearbeiten des Spatbarock und Klassizimus ,Munich , 1986 , p , 304.
T.Knox , la ...

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... Résidence de l’ambassade de Grande-Bretagne à Paris , Paris , 2011 , pp.136-138 , p.140.



Ces deux paires de candélabres aux trophées d’armes sont emblématiques de la production du meilleur bronzier de l’empire : Pierre-Philippe Thomire.
Thomire est « le principal auteur de la révolution qui transforma la bronzerie du dix-huitième siècle … et à qui l’industrie doit une partie de ses plus beaux succès »

Fils d’un ciseleur, Pierre-Philippe Thomire (1751-1843) a étudié à l’académie de Saint-luc avant de collaborer avec Pierre Gouthière. Ciseleur et doreur de Louis XVI et de Marie-Antoinette, il fascina la cour des France par sa dextérité et la magnificence de ses bronzes dorés. Au même titre que Feuchère et Rémond, il se place alors parmi les meilleurs artisans de son temps.
Sa renommée grandit encore lorsqu’il livre le monumental vase de Sèvres aujourd’hui conservé au musée du Louvre (Inv. OA 9590).
Mais si la réputation de Thomire est demeurée si grande aujourd’hui c’est également grâce au talent qu’il a su déployer pour traverser la Révolution Française. il sut devenir sous l’Empire un acteur majeur du renouveau du bronze doré , conservant à l’aube de l’ère industrielle une qualité de production inégalable
En 1804, associé aux Duterme , il fait l’acquisition de l’important fonds du marchand-mercier Martin-Eloy Lignereux . Deux ans plus tard , il est récompensé par l’obtention d’une médaille d’or à l’exposition des produits de l’industrie. Son atelier ne cesse de grandir, atteignant jusqu'à 800 employés. Un chiffre qu’éxplique notamment la campagne de réameublement des résidences impériales et la politique artistique menée par Napoléon Ier.






LES TROPHEES D’ARMES : D’UNE TRADITION GUERRIERE À UN MOTIF ORNEMENTAL

La composition de nos candélabres autour de trophées d’armes est un des meilleurs exemples de ce répertoire décoratif martial , remis au goût du jour à l’époque néoclassique , mais hérité d’une longue tradition.
A l’époque de la Grèce antique s’élevaient sur les champs de bataille, à l’issue d’un combat, le trophée composé des armes et de drapeaux retirés aux vaincus. Cette pratique sera ensuite reprise par les romains : derrière le char du général vainqueur défilent pendant les triomphes ces amoncellements de drapeaux et d’armes autour de la cuirasse d’un soldat défait. Ces trophées deviennent vite une allégorie de la victoire, et les sculpteurs s’en emparent pour orner les arcs de triomphe. Les trophées dits de Marius, sur la place du Capitole à Rome, témoignent de cette pratique, et du passage dès l’Antiquité d’un usage militaire à sa représentation artistique. Depuis chaque époque ayant fait appel à la grandeur de la Rome impériale pour magnifier sa propre gloire emploiera cette image. De la Cour Carrée du Louvre sous le ciseau de Pierre Lescot à la porte Saint-Denis sous celui de Blondel, Paris se couvre à la Renaissance et au XVIIème de ces trophées martiaux.
Durant toute la seconde moitié du XVIIIème siècle, de nombreux dessins et gravures inspirés des redécouvertes archéologiques remettent à l’honneur ce motif. Des recueils de gravures d’Enea Vico (1523-1576) et de Giovanni Battista Piranesi (1720-1778), des dessins de Jean-Charles Delafosse (1743-1789) permettent la diffusion de modèles.



Sous l’Empire, Charles Percier et Pierre-François-Léonard Fontaine se font les relais de ce goût. Leur Recueil de décorations intérieures offre de nombreux exemples de ces trophées d’armes (planche XXX, 1801-1812).




THOMIRE, L’EMPIRE ET LES TROPHEES D’ARMES


L’Utilisation d’un vocabulaire décoratif évoquant à la fois une antiquité retrouvée et l’hégémonie de la France sous les ordres de Napoléon 1ER ne pouvait que séduire. C’est donc naturellement au tour des arts décoratifs de s’approprier ces trophées d’armes qui célèbrent les victoires militaires et vantent les mérites et l’héroïsme de ceux qui en parent leur demeure. Combiner ingénieusement ces cuirasses et ces glaives, ces casques et drapeaux, les agencer à la structure de la pièce qui s’en trouve orn ée devient un exercice particulièrement apprécié par les bronziers. Ces derniers, et Thomire en particulier, devenant sous l’Empire les artisans privilégiées de la pompe impériale.
De ce fait, de nombreux modèles dits « aux trophées d’armes » d’appliques, de candélabres et de pendules voient le jour. Thomire se distingue avec nos candélabres, quand la ciselure si délicate et le brunissage si pré service d’une impressionnante mise en scène. Nous pouvons par ailleurs rapprocher notre modèle de trois autres séries connues. L’une appartient aux collections de la couronne d’Angleterre ; livrée au Prince Régent à Carlton House en juillet 1813, elles se trouvent aujourd’hui à Buckingham Palace (inv. RCIN 2698).
Une autre paire fut présentée à la galerie Aveline dans les années 1970 (Jean-Marie Rossi, 45 ans de passion, Paris, 2000, p.59).
Enfin, une paire de candélabres comparable fit partie de l’ancienne collection Pauline de Bonaparte, princesse Borghèse. Elle est toujours conservée à l’hôtel de Charost, alors demeure de la sœur de l’Empereur, et aujourd’hui ambassade de Grande-Bretagne à Paris.

Marc Segoura

XIXe siècle
Bureau plat en laque Européen
Bureau plat en laque Européen

120 000 €

Bougeoirs et Chandeliers Empire

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