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Portrait de Louis Vignes en uniforme de l’École navale
Portrait de Louis Vignes en uniforme de l’École navale - Tableaux et dessins Style
Réf : 97218
6 500 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
FAUX, Amélie
Provenance :
France
Materiaux :
Pastel
Dimensions :
L. 70 cm X l. 51 cm
Pingel Rare Books
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Livres, carte géographiques, tableaux et dessins


+33 (0) 6 50 93 85 83
Portrait de Louis Vignes en uniforme de l’École navale

Étiquette ancienne au dos : « Louis Vignes (depuis Vice-Amiral) né le 8 juin 1831 à Bordeaux – fils de Alexandre Raymond (1798-1865) et de Elizabeth Odilie Delbos (1805-1852). – pastel par la cousine Amélie Faux à Béchon [?] en 1846 ». Étiquette moderne en bas au verso.

Provenance : famille du modèle et de l’artiste par descendance.

Datée de 1846, année de son admission au sein de l’École navale, cette représentation de Louis Vignes le montre portant fièrement l’uniforme de cette prestigieuse institution. Ce jeune homme malicieux, fils du directeur de la Monnaie à Bordeaux, a mené une brillante carrière militaire au sein de la marine en obtenant le grade d’amiral. Calotypiste de la première heure, Louis Vignes a notamment réalisé cinquante-deux négatifs papier, entre juin 1859 et octobre 1862, au Maroc, en Sicile, à Beyrouth et au Liban [1]. Le photographe est par ailleurs un proche du duc de Luynes (1802-1867), il accompagne ce dernier dans un ...

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... voyage archéologique de Beyrouth à Palmyre, en passant par Djerach et divers autres sites archéologiques [2]. La Bibliothèque nationale de France conserve un ensemble important de ses photographies qui viennent immortaliser les multiples pérégrinations de ce militaire français en Orient.

Cousine du modèle, Amélie Faux est la pastelliste qui a exécuté ce portrait juvénile de Louis Vignes. Deux ans avant la réalisation de cette œuvre, elle a notamment participé à la sixième exposition des produits des arts et de l'industrie de Bordeaux en 1844. Le rapport général de l'événement mentionne que « Les portraits exposés par Mlle Faux révèlent d'heureuses dispositions pour un genre, dont le charme n'exclut pas la difficulté » [3]. A l’occasion de cet événement, elle se voit en outre distinguée par l’obtention d’une médaille de bronze. En 1845, Amélie Faux a réalisé un portrait au pastel de Jacques Delbos à partir d'une huile sur toile datant de 1774 [4]. Sur un modèle analogue, elle a aussi figuré Jean-Baptiste Delbos d'après une peinture de 1775. Le commanditaire de ces copies, Sylvestre Delbos, semble avoir été fort satisfait de sa commande auprès de l’artiste. Dans une note manuscrite [5] se trouvant derrière un des cadres, il indique à son « Aimable et chère cousine » que pour prouver son contentement, il « envoie deux autres portraits à copier et à faire encadrer comme le dernier » [6].

Dans ce sémillant et vif pastel, Amélie Faux réalise un portrait émouvant et d’une grande justesse psychologique de son jeune cousin, Louis Vignes. S’inspirant volontiers de l’art du XVIIIe siècle, elle en reprend certains codes qu’elle s’approprie et met au service des modèle de son temps. Œuvre d’une femme artiste appliquée, ce pastel est, non seulement un souvenir graphique de première main sur Louis Vignes, mais aussi un témoignage sur la connaissance et l’utilisation de l’art du XVIIIe siècle durant le siècle suivant [7].

[1] Voir Sylvie Aubenas, « Louis Vignes », exposition virtuelle de la Bibliothèque nationale de France, consulté le 14 octobre 2021. URL : http://expositions.bnf.fr/veo/photographes/ssindex08.htm
[2] Le voyage du duc de Luynes : photographies de Louis Vignes : voyage d'exploration à la Mer morte, à Petra et sur la rive gauche du Jourdain, février-juin 1864, Paris, Galerie Octant, 6 mars 1980 – 13 mai 1980. Commissariat : Alain Paviot, Paris, Galerie Octant, 1980, 22 p.
[3] Société Philomathique de Bordeaux (dir.), Sixième Exposition, année 1844. Exposition des produits des arts et de l'industrie, instituée par la Société philomathique, Bordeaux, Henry Faye, 1845, p. 122 et 133. L’ouvrage précise aussi qu’elle est domiciliée à « Bordeaux, quai Bacalan, 7 ».
[4] Voir Émile Bodin, Histoire du Virou : le monastère, le domaine, la famille Delbos, Blaye, Impr. de Brunette et Simon, 1906, 46 p.
[5] La note est datée du 23 juin 1845 à Bordeaux.
[6] Émile Bodin, Histoire du Virou : le monastère, le domaine, la famille Delbos, Blaye, Impr. de Brunette et Simon, 1906, p. 42-43.
[7] Voir Christoph Vogtherr (eds.), Monica Preti (eds.) et Guillaume Faroult (eds.), Delicious decadence : the rediscovery of French eighteenth-century painting in the nineteenth century, Farnham, Ashgate, 2014, 186 p.

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