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Portrait de femme en Cléopâtre, attribué à Nicolas de Largilliere, vers 1720
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Réf : 84030
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 94 cm X H. 128 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIIe siècle - Portrait de femme en Cléopâtre, attribué à Nicolas de Largilliere, vers 1720 XVIIIe siècle - Portrait de femme en Cléopâtre, attribué à Nicolas de Largilliere, vers 1720 Régence - Portrait de femme en Cléopâtre, attribué à Nicolas de Largilliere, vers 1720 Antiquités - Portrait de femme en Cléopâtre, attribué à Nicolas de Largilliere, vers 1720
Baptiste & Lenté
Baptiste & Lenté

Mobilier et objets d'art du 16e au 19e siècle


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Portrait de femme en Cléopâtre, attribué à Nicolas de Largilliere, vers 1720

Huile sur toile, dimensions h. 128, l. 94 cm.
Très beau cadre de style en bois doré.
Dimensions avec cadre : h. 158 cm, l. 125 cm
Notre tableau représente une femme à demi vêtue, portraiturée en Cléopâtre accompagnée de sa servante en arrière-plan.
La jeune femme est élégamment coiffée selon la mode du début du XVIIIème, les cheveux abondamment poudrés, les deux mèches encadrant le front, elle porte un diadème aux pierres précieuses agrémenté de rangs de perles dans ses cheveux retenus par un chignon laissant échapper de nombreuses boucles sur ses épaules dénudées.
Les sourcils noircis, la bouche et les joues écarlates accentuent les blancheur et fraîcheur de son visage.
Un bracelet à la mode antique orne son bras, tandis qu'une tunique aux reflets irisés révélant sa poitrine est retenue par un ruban agrafé juste en dessous de ses seins. Sa figure est enveloppée dans une large étoffe de satin blanc scintillant dont les nombreux plis ...

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... artistiquement arrangés donnent des reflets luisants.
Dans une attitude sensuelle elle expose sa jambe dénudée a la mi-cuisse parée d'un ruban vert soigneusement nouée autour de son mollet.
La servante au second plan, aux cheveux poudrés et retenus par un ruban bleu, vêtue d'un manteau de velours tient dans ses mains la corbeille d'où émerge le serpent et regarde intensément la jeune femme.
Des doigts de sa main gauche elle pince délicatement le satin de son étoffe, tandis qu'elle lève son bras droit vers la corbeille remplie des pêches et des raisins, et d'un geste maniéré, saisit de ses doigts une feuille de vigne.
La jeune femme se détourne du danger imminent, tête penchée vers la gauche, les yeux légèrement baissés, elle attend d'un air resigné et mélancolique la morsure. Dans une mise en scène théâtrale, encadrée par de lourds rideaux, l'attitude du modèle amplifie la tension imaginaire de Cléopâtre sur le point de perdre sa vie.
L'éclairage puissant venant de droite se concentre sur le modèle, illumine sa chaire blanche et sa poitrine dénudée. Cette lumière presque électrique crée des reflets métalliques dans les étoffes, amplifiant la brillance du satin, rendu avec un réalisme saisissant.
Notre œuvre grâce aux drapés savamment exécutés, le traitement des étoffes, le modelé soigné des visages, l'emploi admirable du clair-obscur témoigne d'un grand savoir-faire et d'un talent hors pair de son auteur. Toutes ses caractéristiques nous permettent d'attribuer notre tableau a Nicolas de Largilliere, connu pour son talent de portraitiste et sa tradition picturale baroque, représentant sous les traits de divinités et des personnages historiques une large clientèle des nobles, magistrat et financiers à la recherche du prestige.
La sensualité et l'érotisme émanant de notre œuvre, accentués par la gestuelle alanguie et l'attitude suave dans une mise en scène dramatisante rendent ce portrait particulièrement remarquable et unique. Malgré les mœurs libérées sous la Régence, le portrait d'une femme à la poitrine dénudée reste particulièrement rare et ne peut signifier qu'une commande très spéciale voire secrète.
Malgré nos recherches, nous n'avons pas pu identifier le modèle, néanmoins, compte tenu de l'audace de l'artiste et le coût d'un portrait grand format, nous pouvons aisément supposer qu'il s'agit d'une commande du Régent et le modèle, une de ses maitresses.
La mort de Cléopâtre est un sujet particulièrement prisé à l'époque baroque à la recherche d'un puissant effet dramatique. Selon la légende, elle s'est donnée la mort en se laissant mordre a la poitrine par un serpent. Cette dimension érotique du suicide suscite un intérêt des peintres et le thème connait un véritable succès au XVIIème siècle principalement en Italie, mais également emprunté par quelques artistes français.
Sous Louis XIV, l'attrait pour les portraits allégoriques et mythologiques, poussent les portraitistes à puiser dans le répertoire thématique jusqu'à là réservé aux peintres d'histoire. Suivant les désirs de ces clients, l'artiste leur permet d'emprunter les traits de personnages célèbres ou divinités afin d'accentuer leur propre statut. Se déguiser en Cléopâtre pour une femme, c'est de se donner un air souverain d'une puissante et séduisante reine d'Egypte. Cependant les femmes choisissent fréquemment un autre épisode plus glorieux de sa vie, le moment où elle dissout la perle de vinaigre pendant le banquet afin d'impressionner Marc-Antoine.
Ainsi notre œuvre reste assez surprenante quant au choix du modèle de se faire représenter en Cléopâtre se donnant la mort. Est-ce une véritable mélancholie de la jeune femme ou un désir de dramatisation ?

Nicolas de Largilliere, né le 2 octobre 1656 à Paris, où il est mort le 20 mars 1746, est un peintre français. Il est l'un des portraitistes les plus réputés des XVIIe et XVIIIe siècle. La longue carrière de Nicolas de Largillière s’étend sur les règnes de Louis XIV et Louis XV, au cours desquels il s’impose comme un portraitiste de premier plan. Ses effigies féminines, notamment, frappent par leur caractère introspectif et leur richesse décorative.
Formé à Anvers dans l’atelier d’Antoine Goubeau, qui lui enseigne l’étude d’après nature, Nicolas de Largillierre restera durant toute sa carrière, fidèle à ses préceptes. En 1673 il se rend en Angleterre où il travaille comme assistant dans l’atelier du portraitiste Peter Lely pendant près de sept ans. Il est agréé à l’Académie Royale dès son retour en France en 1683 et sera reçu trois ans plus tard « peintre de portraits et d’histoire » sur présentation du Portrait de Charles Le Brun (Paris, musée du Louvre).

Cléopâtre est une reine d'Égypte antique de la dynastie lagide née vers 69 et morte le 12 août 30 av. J.-C.
Elle règne sur l’Égypte entre 51 et 30 avec ses frères-époux Ptolémée XIII et Ptolémée XIV, puis aux côtés du général romain Marc Antoine. Elle est célèbre pour avoir été la compagne de Jules César puis de Marc Antoine, avec lesquels elle a eu plusieurs enfants. Partie prenante dans la guerre civile opposant Marc Antoine à Octave, elle est vaincue à la bataille d'Actium en -31. Sa défaite va permettre aux Romains de mener à bien la conquête de l’Égypte, événement qui marquera la fin de l'époque hellénistique. Cléopâtre a décidé de se donner la mort en 30 av J,C à Alexandrie, alors qu'elle avait 39 ans, après sa défaite à Actium.

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Tableaux XVIIIe siècle Régence

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