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Pistolet treuille de beaulieu dit de cent-gardes, essai de 1854, second empire
Pistolet treuille de beaulieu dit de cent-gardes, essai de 1854, second empire - Collections Style Louis-Philippe Pistolet treuille de beaulieu dit de cent-gardes, essai de 1854, second empire - Bertrand Malvaux Pistolet treuille de beaulieu dit de cent-gardes, essai de 1854, second empire - Louis-Philippe Antiquités - Pistolet treuille de beaulieu dit de cent-gardes, essai de 1854, second empire
Réf : 79316
25 000 €
Époque :
XIXe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Bois, Fer et Laiton
Collections Armes & Souvenirs Historiques - Pistolet treuille de beaulieu dit de cent-gardes, essai de 1854, second empire XIXe siècle - Pistolet treuille de beaulieu dit de cent-gardes, essai de 1854, second empire Louis-Philippe - Pistolet treuille de beaulieu dit de cent-gardes, essai de 1854, second empire Antiquités - Pistolet treuille de beaulieu dit de cent-gardes, essai de 1854, second empire
Bertrand Malvaux
Bertrand Malvaux

Armes anciennes et souvenirs historiques


+33 (0)6 07 75 74 63
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Pistolet treuille de beaulieu dit de cent-gardes, essai de 1854, second empire

Pistolet d'essai Treuille de Beaulieu.

Longueur de l'arme : 34,5 cm ; longueur du canon : 23 cm ; calibre 9 mm ; poids 1,150 kg.
Canon : système à armement supérieur utilisant une cartouche à broche, chargement par la culasse. Le canon est tout entier en acier fondu, forgé plein et ensuite foré au tour, canon rayé, terminé par un bourrelet cylin­drique surmonté du point de mire, il est poinçonné en-dessous : « E » étoilé et « D » majuscules à l'anglaise, ainsi qu'un poinçon « 4 » sous le canon et sur les garnitures métalliques, probablement le numéro de série 4 ème exemplaire sur 10 pistolets fabriqués.
Culasse : culasse du deuxième modèle ; le chien est ajouré pour permettre la visée, mais l'accrochage n'est pas direct.
Monture : en noyer très élégante, d'une seule pièce, à poignée très pentée.
Garnitures : capuche, pontet à doigtier, calotte portant sur le côté gauche un passant de lanière, en laiton, pontet à ergot. Sous-garde en ...

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... fer.

Le Ministre approuve le Rapport le 12 Juin 1855 . Le 4 Septembre 1855, le Président du Comité présentait le dossier et le 15 Septembre, le Ministre passait avis des ordres donnés pour la fabrication de 50 Mousquetons et 10 Pistolets (ainsi que 5.000 amorces et 1.000 cartouches) « Pour les mettre en service dans un Régiment de Cavalerie ». Il envoyait TREUILLE de BEAULIEU à Châtellerault pour installer cette fabrication.

Très bon état.

France.

Époque Second-Empire.

PROVENANCE :
Ancienne collection TRÉVALOT DE TRÉVALOT, puis collection DENIS vendue à Saint Etienne le 29 mai 1994.
Exemplaire reproduit dans l'ouvrage « CENT-GARDES POUR UN EMPEREUR, L'ESCADRON D'ÉLITE DE NAPOLÉON III », n° 172, page 117.

MUNITIONS :
Trois principaux types de cartouches ont été utilisés: 1. Culot de cuivre, étui carton, broche apparente; c'est la cartouche primitive, très inspirée des cartouches de chasse.
2. Étui entièrement métallique, broche apparente; amélioration de la première.
3. Étui entièrement métallique, pas de broche, amorçage noyé; c'est la cartouche définitive utilisée par les armes ayant un taquet saillant.
Il n'y a pas de règle concernant ces cartouches qui peuvent aussi bien être utilisées par une arme du premier ou du deuxième type, seul l'examen de la chambre et du taquet-percutant détermine la munition utilisée. La cartouche du pistolet était plus courte et moins chargée que celle du mousqueton.

HISTORIQUE :

LE GENERAL Antoine-Hector, Thésée TREUILLE DE BEAULIEU (1809-1886) :
Le général TREUILLE de BEAULIEU naquit à Lunéville le 7 mai 1809, pendant que son père, Colonel au 15° Régiment de Dragon combattait en Espagne.
Brillant élève, entré en 1829 à l’Ecole Polytechnique, Lieutenant d’artillerie en 1833, il fut promu Capitaine en second en 1840 et adjoint à la manufacture d’armes de Châtellerault où il ne tarda pas à révéler son aptitude pour les sciences mécaniques par l’installation de Turbines d’un système spécial, qui fonctionnent encore aujourd’hui.
Chargé des études relatives aux armes à feu, il crée, dès son arrivée une machine à rayer les canons de fusil. En 1842, il adresse, au Ministre, un mémoire théorique sur le mode d’action des gaz dans les armes à feu, sur les principes de l’artillerie rayée et les avantages de la fermeture par la culasse au moyen d’une vis segment. On peut retrouver en germe dans ce mémoire la plupart des inventions dont il fut plus tard l’auteur. Toutes ces idées d’avant garde ne manquèrent pas d’attirer sur lui le courroux de ses supérieurs. Traité « d’esprit chimérique », mal noté, il sera écarté momentanément des services pour aller effectuer son temps de commandement.
Appelé en 1844 au commandement d’une batterie du 2° Régiment d’artillerie, à Bourges, il fait preuve à plusieurs reprises de tact, d’énergie et de toutes qualités qui l’eussent fait réussir dans le personnel d’active, si ses goûts ne l’avaient entraîné dans une autre voie.
Le Général TREUILLE de BEAULIEU était doué d’une force physique peu commune et c’est à cette époque de sa vie que se rapportent deux anecdotes devenues presque légendaires :
- Un jour qu’il dirigeait une manœuvre de force, les canonniers dressaient un canon de 12 de siège sur la bouche. Tout à coup, la pièce étant à moitié soulevée, le capitaine s’aperçoit que les hommes s’y sont mal pris, qu’ils faiblissent. Il se précipite à la culasse, donne l’ordre aux canonniers de s’écarter, soutient la pièce un instant, et les hommes une fois hors d’atteinte, la jette de côté !
- Quelques mois après, envoyé à Maubeuge pour surveiller la fabrication d’une commande d’armes, il y assiste à un commencement de grève. Deux ouvriers délégués par les autres montent à son bureau et veulent l’y narguer. Il les prend tous les deux par le collet et les précipitent au bas de l’escalier.

Il serait trop long de rapporter tous les faits de ce genre que racontaient ceux qui l’avaient connu dans sa jeunesse. D’ailleurs les préoccupations de son service ne le détournaient pas de ses travaux privilégiés. Aussi, après cette traversée du désert, il fut appelé en 1851 au « sein du sein », à l’Atelier de Précision du Dépôt Central de l’Artillerie. Il saura alors prendre sa revanche car il était tout prêt à passer de la théorie à la pratique.
Un an plus tard il se voit récompensé pour son étude d’une carabine rayée. Il fait exécuter un Mousqueton de Cavalerie à culasse mobile et établit en 1852 le projet d’une arme de 9 mm de calibre, qui devient le fusil des Cent-Gardes, et dans lequel il voyait, dès ce moment, le point de départ du futur fusil de l’infanterie. En même temps, il préconise l’emploi de l’acier pour la fabrication des bouches à feu, le frettage et les grandes longueurs d’âme.
Nommé Chef d’Escadron le 14 février 1854, et en même temps désigné comme Directeur de l’Atelier de Précision, il a désormais les coudées franches pour exploiter ses idées en matière de canons rayés.
Il est chargé, en 1855, alors que le siège de Sébastopol traînait en longueur, d’étudier un canon de siège plus puissant que ceux qui étaient en service. Les projets étaient prêts depuis longtemps, mais rien n’était préparé pour l’exécution : ni ouvriers, ni machines, ni approvisionnement. Cependant le temps pressait. Il se met à l’œuvre et à force d’activité et d’énergie, il parvient au bout de 3 mois à faire usiner 60 canons de 24 rayés et à fabriquer les projectiles et les fusées nécessaires à leur armement. Tout ce matériel était sur le point d’être embarqué à destination de Cronstadt, lorsque la paix fut signée.
La voie officielle était désormais ouverte à l’artillerie rayée et la direction de l’Atelier de Précision reçut la mission de procéder à la fabrication de canons de campagne rayés (Modèle 1858 du système La Hitte) et d’un matériel rayé de montagne. Dans les premiers mois de 1857, une batterie de 4 de montagne était dirigée sur Alger et contribuait puissamment à la répression rapide de l’insurrection de la grande Kabylie, une autre batterie était

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Bertrand Malvaux

Armes & Souvenirs Historiques Louis-Philippe

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