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Pendule Transition en forme de vase couvert néoclassique en bronze ciselé et doré
Pendule Transition en forme de vase couvert néoclassique en bronze ciselé et doré - Horlogerie Style Transition Pendule Transition en forme de vase couvert néoclassique en bronze ciselé et doré - La Pendulerie
Réf : 88597
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Cronier
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze doré
Dimensions :
l. 28 cm X H. 65.5 cm X P. 25 cm
Horlogerie Pendule - Pendule Transition en forme de vase couvert néoclassique en bronze ciselé et doré
La Pendulerie
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Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Pendule Transition en forme de vase couvert néoclassique en bronze ciselé et doré

Antoine Cronier
La caisse attribuée à Robert Osmond

Exceptionnelle pendule de cheminée en forme de vase couvert néoclassique à l’antique en bronze très finement ciselé et doré à l’or mat ou à l’or bruni

Paris, époque Transition Louis XV-Louis XVI, vers 1770.
Hauteur 65,5cm ; largeur 28cm ; base : 25,6cm x 25,2cm.

Le mouvement est renfermé dans une caisse néoclassique en forme de vase couvert « à l’antique » entièrement réalisée en bronze très finement ciselé et doré à l’or mat ou à l’or bruni. L’heure est marquée sur deux cercles tournants en cuivre argenté, l’un indiquant les minutes par tranches de cinq en chiffres arabes, l’autre les heures en chiffres romains sur un bandeau alterné de quartefeuilles stylisés ; le cercle supérieur est surmonté de la signature de l’horloger « Cronier à Paris » gravée dans le bronze. Les indications sont marquées par deux serpents, aux écailles finement ciselées, enroulés autour ...

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... du corps du vase ou du couvercle et dont les langues en forme de dard tiennent lieu d’aiguilles. L’ensemble prend la forme d’un vase ovoïde tronqué, le couvercle terminé d’une graine émergeant d’un bouquet de feuilles nervurées et les anses détachées « à la grecque » ornées de frises de canaux, agrémenté de guirlandes de laurier et d’un culot à lambrequins supportée par un piédouche mouluré à joncs enrubannés. Le vase repose sur une base en colonne tronquée, à larges cannelures et base à tore unie, surmontée d’une moulure en cavet à réserves à filets et rosaces et décorée de draperies à franges retenues par des pastilles. Enfin, le tout est supporté par un contre-socle quadrangulaire.

La composition particulièrement originale de cette importante pendule de cheminée, ainsi que la qualité exceptionnelle de sa ciselure et de sa dorure à l’or mat ou à l’or bruni, est une parfaite illustration de l’esprit décoratif néoclassique initié par quelques grands amateurs parisiens du début du milieu du XVIIIe siècle, particulièrement par le comte de Caylus et Ange-Laurent Lalive de Jully, en réaction aux modèles rocailles du début du règne de Louis XV, jugés démodés, qui dominaient alors les arts décoratifs français depuis plusieurs décennies. Ce renouveau néoclassique, qualifié de « retour à l’Antique », faisait suite aux découvertes archéologiques faites dans les anciennes cités antiques romaines de Pompéi et d’Herculanum dans la région de Naples. Ces fabuleuses trouvailles allaient marquer durablement l’ensemble des arts décoratifs français, et plus largement européens, pendant plusieurs décennies.

La pendule que nous proposons fut réalisée dans ce contexte particulier. Son dessin néoclassique élaboré, ses dimensions, monumentales pour une pendule de type « vase », ainsi que la rareté des horloges identiques connues, en font l’un des modèles de pendules-vase parmi les plus spectaculaires de son temps. Sa création semble avoir été plus ou moins directement influencée par l’œuvre de Jean-Louis Prieur, notamment d’un dessin de cet ornemaniste/bronzier conservé à l’Université de Varsovie, ainsi que d’une pendule-vase agrémentée de figures, dont le corps général présente de nombreuses similitudes avec l’exemplaire présenté et qui est exposée au Musée Calouste Gulbenkian de Lisbonne (voir H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus, Band I, Munich, 1986, p.167). Toutefois, malgré ces similitudes, relevons que le rapprochement le plus marqué doit être effectué avec certaines réalisations du célèbre bronzier Robert Osmond qui se fit une spécialité de ce type de pendules en forme de vase « à l’antique », notamment un modèle qui appartient aux collections du Zähringer Museum de Baden-Baden (paru dans P. Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, Editions Picard, Paris, 1987, p.110, fig.131).

De nos jours, et à notre connaissance, seules quatre autres pendules identiques sont répertoriées : la première, signée de « Lepaute », figura au XIXe siècle dans la vente des célèbres et fastueuses collections de William 12th duc de Hamilton à Hamilton Palace (vente Christie, Manson & Woods, du 17 juin au 20 juillet 1882) et semble correspondre à celle décrite dans une grande collection dans la seconde moitié du XVIIIe siècle : « Une pendule à vase, à anses carrées, guirlandes de laurier sur colonnes cannelées, tronquées avec draperies, le tout en bronze doré d’or moulu. Cadran tournant. Deux serpents portant les aiguilles des minutes. Le mouvement est de Lepaute » ; la deuxième, le bronze gravé du nom de l’horloger « Furet », est illustrée dans P. Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française du Moyen Age au XXe siècle, Les éditions de l’Amateur, Paris, 1997, p.284, fig. B ; la troisième, qui a la particularité d’associer bronze doré et marbre blanc et propose quelques variantes dans le décor, appartient aux collections du Musée du Louvre à Paris (reproduite dans Tardy, La pendule française, 2ème Partie : Du Louis XVI à nos jours, Paris, 1975, p.289, fig.5 ; et dans E. Niehüser, Die französische Bronzeuhr, Eine Typologie der figürlichen Darstellungen, Editions Callwey, Munich, 1997, p.263, fig.1292) ; enfin, mentionnons tout particulièrement une quatrième et dernière pendule de ce type, en tous points identique à celle que nous proposons, qui figure dans les collections d’horlogerie du Palais de Pavlovsk, près de Saint-Pétersbourg, ancienne résidence d’été du Tsar Paul Ier ; elle porte également la signature de l’horloger Antoine Cronier gravée dans le bronze et est rapprochée de l’œuvre du bronzier Osmond (parue dans The State Culture Preserve Pavlovsk, Full Catalogue of the Collections, Tome X, Métal-Bronze, Volume I, Pendules, régulateurs, cartels, Saint-Pétersbourg, 2011, p.24, catalogue n°7).

Robert Osmond (1711-1789)
Figure parmi les plus importants bronziers parisiens du dernier tiers du XVIIIe siècle. Reçu "maître-fondeur en terre et sable" en 1746 et nommé juré de la corporation des fondeurs en 1756, il connut une grande notoriété tout au long de sa carrière. Influencé par l’œuvre de son confrère bronzier Caffieri, Osmond fut l'un des précurseurs du renouveau des arts décoratifs français à partir du milieu des années 1760. Ses réalisations, particulièrement appréciées par les grands collectionneurs de l’époque, lui permirent de développer rapidement son atelier. Assisté par son neveu Jean-Baptiste Osmond, reçu maître-fondeur en 1764 et qui lui succédera à sa mort en 1789, Osmond comptait parmi ses clients toute l'élite avant-gardiste de son temps.

Antoine Crosnier, ou Cronier (1732-après 1806)
Figure parmi les plus importants horlogers parisiens de la seconde moitié du XVIIIe siècle. Fils d’un maître menuisier parisien, il fait enregistrer ses lettres de maîtrise le 1er mars 1763 et installe son atelier rue Saint-Honoré.

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