EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
Pendule Louis XVI aux sphinges en bronze doré, signée Lepaute
Pendule Louis XVI aux sphinges en bronze doré, signée Lepaute - Horlogerie Style Louis XVI
Réf : 81964
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Lepaute, Osmond
Provenance :
France
Materiaux :
Bonze doré, marbre
Dimensions :
l. 48 cm X H. 46 cm X P. 12 cm
Horlogerie Pendule - Pendule Louis XVI aux sphinges en bronze doré, signée Lepaute
La Pendulerie
La Pendulerie

Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


+33 (0)1 45 61 44 55
Pendule Louis XVI aux sphinges en bronze doré, signée Lepaute

Lepaute
Les bronzes attribués à Robert Osmond

Importante pendule aux sphinges en marbre blanc statuaire, marbre brocatelle d’Espagne et bronze ciselé et doré

Paris, époque Louis XVI, vers 1785.
Hauteur 46cm ; largeur 48cm ; profondeur 12cm.

Le cadran circulaire émaillé, signé « Lepaute à Paris », indique les heures, les minutes par tranches de quinze et les quantièmes du mois en chiffres arabes, par trois aiguilles, dont deux en bronze repercé et doré ; il s’inscrit dans une caisse néoclassique entièrement réalisée en marbres blanc statuaire et brocatelle d’Espagne, et en bronze très finement ciselé et doré. Le mouvement est renfermé dans une borne « à l’antique », soulignée d’écoinçons à rinceaux à palmettes et d’un tore de laurier, qui supporte un entablement à moulure godronnée sur lequel repose l’Amour ailé assis sur des nuées, son carquois en bandoulière, qui porte son index à sa bouche : allégorie du Silence. De ...

Lire la suite

... part et d’autre de la borne, est assise une sphinge fièrement dressée sur ses pattes antérieures dont la queue se termine en rinceaux feuillagés. L’ensemble repose sur une base quadrangulaire à côtés arrondis ceinturée d’une frise de feuilles stylisées et richement décorée de palmettes en applique et d’un bas-relief central de forme rectangulaire représentant un satyre dansant avec de jeunes nymphes. Enfin, six pieds fuselés, soulignés d’enfilages de perles et de frises à canaux, terminent la composition de l’horloge.

Cette pendule, témoignage précoce de l’Egyptomanie en France sous le règne de Louis XVI, figure parmi les créations horlogères parisiennes les plus abouties de l’époque. Elle s’inspire librement de certains projets d’ornemanistes du temps, notamment d’une gravure de Jean-François Forty qui est illustrée dans P. Kjellberg, Encyclopédie de la pendule française du Moyen Age au XXe siècle, Paris, 1997, p.173, fig. C ; ainsi que d’un dessin de l’architecte François-Joseph Bélanger (1744-1818) qui correspond à une horloge livrée en 1781 pour le Salon du pavillon de Bagatelle du comte d’Artois ; voir une pendule du « modèle Artois » qui est conservée à la Wallace Collection à Londres (voir Tardy, La pendule française, 2ème partie : Du Louis XVI à nos jours, Paris, 1975, p.239). L’exemplaire que nous proposons se distingue par la qualité d’exécution de sa caisse en bronze qui nous permet de l’attribuer à Robert Osmond et par la position assise des sphinges, attitude que l’on retrouve sur quelques rares autres exemplaires de la même époque réalisés dans le même esprit, citons particulièrement : un premier modèle, réalisé par Godon pour le roi d’Espagne, qui appartient aux collections royales espagnoles (paru dans J. Ramon Colon de Carvajal, Catalogo de Relojes del Patrimonio nacional, Madrid, 1987, p.77, catalogue n°61) ; un deuxième, qui est conservé dans une collection privée, est reproduit dans M. Burckhardt, Mobilier Louis XVI, Editions Charles Massin, Paris, p.25 ; un troisième, particulièrement élaboré et richement décoré de figures allégoriques, se trouvait anciennement dans la collection Chappey (illustré dans P. Kjellberg, op.cit., Paris, 1997, p.258, fig. A) ; enfin, mentionnons une dernière pendule de ce type qui fut livrée par Lepaute pour le comte d’Artois et qui est exposée dans la Chambre du Roi au Petit Trianon (voir le catalogue de l’exposition Le château de Versailles raconte le Mobilier national, Quatre siècles de création, Paris, 2011, p.149-151).
Compte tenu de la date de réalisation de la pendule que nous présentons, il s’agit très probablement de la signature de Pierre-Basile Lepaute, dit Sully-Lepaute (1750-1843), l’un des plus importants horlogers parisiens de la fin du XVIIIe siècle et des premières décennies du siècle suivant.

Robert Osmond (1711-1789)
Figure parmi les plus importants bronziers parisiens du dernier tiers du XVIIIe siècle. Reçu "maître-fondeur en terre et sable" en 1746 et nommé juré de la corporation des fondeurs en 1756, il connut une grande notoriété tout au long de sa carrière. Influencé par l’œuvre de son confrère bronzier Caffieri, Osmond fut l'un des précurseurs du renouveau des arts décoratifs français à partir du milieu des années 1760. Ses réalisations, particulièrement appréciées par les grands collectionneurs de l’époque, lui permirent de développer rapidement son atelier. Assisté par son neveu Jean-Baptiste Osmond, reçu maître-fondeur en 1764 et qui lui succédera à sa mort en 1789, Osmond comptait parmi ses clients toute l'élite avant-gardiste de son temps.

Pierre-Basile Lepaute, dit Sully-Lepaute (1750-1843)
L’un des plus importants horlogers parisiens de la fin du XVIIIe siècle et des premières décennies du siècle suivant. Il rejoint ses oncles, également horlogers, dans la capitale vers le milieu des années 1760 et débute sa formation dans l’atelier familial. Dans un premier temps, il s’associe avec son oncle et son cousin, avant de racheter la société familiale en 1789. Vers la fin du XVIIIe siècle, il fonde avec son neveu, Jean-Joseph Lepaute, un nouvelle société qui dure jusqu’en 1811 et qui reçoit notamment une médaille d’argent à l’Exposition des Produits de l’Industrie de 1806. En 1811, son neveu installe son propre atelier, tandis que Pierre-Basile forme avec son fils, Pierre-Michel (1785-1849), une nouvelle société sous la raison sociale « Lepaute et fils ». Pendant plusieurs décennies, ils seront les principaux fournisseurs de pendules pour le Garde-Meuble impérial, puis royal ; recevant successivement les titres d’Horloger de l’Empereur et d’Horloger du Roi.

La Pendulerie

Pendule Louis XVI

Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « Pendule Louis XVI aux sphinges en bronze doré, signée Lepaute » présenté par La Pendulerie, antiquaire à Paris dans la catégorie Pendule Louis XVI, Horlogerie.