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Paysage Nocturne évoquant la Destruction de Sodome et de Gomorrhe par Jan van Bunnik
Paysage Nocturne évoquant la Destruction de Sodome et de Gomorrhe par Jan van Bunnik - Tableaux et dessins Style Paysage Nocturne évoquant la Destruction de Sodome et de Gomorrhe par Jan van Bunnik - Stéphane Renard Fine Art Paysage Nocturne évoquant la Destruction de Sodome et de Gomorrhe par Jan van Bunnik -
Réf : 90489
9 500 €
Époque :
XVIIe siècle
Signature :
Jan van Bunnik (Utrecht 1654 – 1727)
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur cuivre
Dimensions :
l. 21.2 cm X H. 14.4 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIe siècle - Paysage Nocturne évoquant la Destruction de Sodome et de Gomorrhe par Jan van Bunnik XVIIe siècle - Paysage Nocturne évoquant la Destruction de Sodome et de Gomorrhe par Jan van Bunnik
Stéphane Renard Fine Art
Stéphane Renard Fine Art

Tableaux et dessins du XVIIe au XX siècle


+33 (0) 61 46 31 534
Paysage Nocturne évoquant la Destruction de Sodome et de Gomorrhe par Jan van Bunnik

Huile sur cuivre
14.4 x 21.2 cm (50.5 x 55.5 cm encadré)
Ce tableau sera inclut dans la monographie consacrée au peintre en cours de rédaction par Frabrizio Dassie (qui devrait être publiée début 2022).

Dans cette stupéfiante scène nocturne, la tranquillité de la vie campagnarde évoquée au premier plan contraste avec la violence de la destruction par un flot de feu des deux villes que l’on aperçoit dans le lointain. Mais un curieux détail vient nous rappeler le sens tragique de cette scène…

1. Jan van Bunnik, un peintre hollandais dans la lumière de Rome

Né à Utrecht en 1654, Jan van Bunnik (également appelé Jan van Bunnick) devient en 1668 pendant trois ans l’élève d’Herman Safleven (1632 – 1685) ; il gagne ensuite le Duché de Clèves où il rencontre le peintre Gérard Hoet (1648 – 1733) qui l’aurait convaincu de se rendre à Rome, où il est accueilli favorablement par la communauté des Bentvueghels qui rassemblait la plupart des ...

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... artistes Flamands et Hollandais. Il bénéfice également des conseils de Carlo Maratta qui l’encourage sur la voie des paysages italianisants.

Il prolonge ensuite son séjour en Italie, faisant des aller-retours entre Rome et d’autres centres artistiques (Naples, Bologne, Ferrare, Venise, Modène où il séjourne pendant huit ans à la Cour du Duc François II d’Este), avant de retourner finir ses jours à Utrecht, après un long voyage par la France.

2. Description de l’œuvre

Ce tableau est typique de la fusion entre la tradition flamande d’une peinture sur cuivre extrêmement minutieuse et la découverte de la lumière italienne.

Dans un décor qui pourrait évoquer les collines des monts Albains, au Sud-Ouest de Rome, un paysage s’ouvre sur un premier plan tout en douceur. Différents personnages apparaissent, tous face à nous : un cavalier fait boire sa monture dans un ruisseau qui passe aux pieds d’une maison forte, un bouvier mène son troupeau aux champs. Une lumière surnaturelle éclaire la scène plongée encore dans une nuit profonde alors que le jour se lève sur la gauche.

On distingue un lac dans le lointain, et au bord de ce lac une première ville, suivie d’une deuxième ville à l’horizon. Un arc de feu embrase la ville au bord du lac, alors que l’on devine un deuxième arc dans le lointain. Nous comprenons alors le sens véritable de ce tableau et de la scène dramatique qui se joue devant nos yeux : la destruction de Sodome et de Gomorrhe. Celle-ci est narrée dans la Genèse (XIX 23-26) :
« Au moment où le soleil se levait, Loth arrivait à Tsoar. Alors l’Eternel fit tomber sur Sodome et sur Gomorrhe une pluie de soufre enflammé par un feu qui venait du ciel, de l’Eternel. Il fit venir une catastrophe sur ces villes ainsi que sur toute la région. Toute la population de ces villes périt ainsi que la végétation. La femme de Loth regarda derrière elle et fut changée en une statue de sel. »

Par une ironie cruelle, le détail de la pauvre femme de Loth, transformée en statue de sel pour ne pas avoir obéi à l’injonction divine, apparaît au premier plan mais ce détail n’est intelligible qu’une fois que l’on a compris la symbolique d’ensemble du tableau.


Ce détail nous semble assez typique de l’humour caustique et un peu potache des Bentvueghels : n’étions-nous pas, nous aussi, en train de tranquillement contempler la scène de destruction divine ? Et si le paysage représente bien une vue du lac d’Albano, comme je le pense, la deuxième ville au fond en partie cachée par les collines ne peut être que … Rome, sur laquelle le jour se lève à la gauche du tableau c’est-à-dire à l’Est…

Sous un premier abord classique et rassurant, il souffle dans ce petit cuivre un véritable souffle baroque, qui rejoint peut-être avec une étrange acuité nos préoccupations contemporaines : alors que le jour succède à la nuit, l’ordre établi des villes est détruit par la volonté divine ; la pauvre femme de Loth, punie pour sa désobéissance, est métamorphosée en statue de sel. Derrière un ordre apparent, le monde n’est que mutation, instabilité, métamorphose.

Pour donner toute son ampleur à cette scène terrible, nous avons choisi d’encadrer ce petit tableau dans un grand cadre probablement vénitien du XVIIe siècle en noyer teinté. Bien qu’Italien, il est sur un modèle inspiré des cadres Hollandais de cette époque, prolongeant ainsi cette rencontre fructueuse entre les traditions Nordique et Italienne.

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Stéphane Renard Fine Art

Tableaux XVIIe siècle