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Peintures représentant des scènes d'histoires de Rome, Italie XVIIIe siècle
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Réf : 83323
18 500 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
Italie
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 110 cm X H. 107.7 cm
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Antiquités Européennes


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Peintures représentant des scènes d'histoires de Rome, Italie XVIIIe siècle

Felice Cervetti (attr.) (Italie, Torino 1718 - 1779)
Paire de peintures représentant Coriolan rencontre sa mère Veturia et sa femme volumnia avec son fils et Clélia traverse le Tibre
Huile sur toile, cm h 107,7 x l 110 cm (sans cadre)

Les peintures présentées ici, en bon état de conservation et réalisées à l’huile sur toile, représentent deux épisodes liés aux mythes et aux légendes sur la naissance de la République romaine. La première œuvre, présentée ici à gauche, représente Coriolan qui rencontre sa mère Veturia et son épouse Volumnia avec son fils, tandis que la seconde toile montre Clelia qui passe le Tibre. Les deux épisodes nous sont racontés par Tite-Live dans son Ab Urbe assaisonné livres.
Stylistiquement, ils sont attribuables à un peintre actif dans le Piémont au XVIIIe siècle appartenant à l’école du peintre de cour Claudio Francesco Beaumont (Italie, Turin 1694 - 1766) et mis à jour au goût répandu à Turin dans la première ...

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... moitié du XVIIIe siècle. Certains choix expressifs sont très proches des œuvres de Felice Cervetti (Italie, Turin 1718 - 1779), peintre encore peu étudié mais dont on connaît suffisamment d’œuvres et de documents utiles pour tracer sa manière, son style et sa palette chromatique.
La première toile des deux œuvres objet de cette étude représente Coriolano rencontre sa mère Veturia et son épouse Volumnia avec son fils. La scène est très précise dans la définition des personnages et des détails, et on lit avec clarté ce qui a été raconté dans l’épisode rapporté par Tite-Live (Tite-Live, Ab Urbe condita libri, lib. II, par. 39, 40). [...]
. Le tableau représente le moment où aux portes de l’Urbe, au IV mille de la Via Latina, Coriolano fut arrêté par les implorations de sa mère Veturia et de sa femme Volumnia, accourue avec son fils, qui le convainquirent de renoncer à sa propre intention de détruire Rome. Le peintre saisit, en particulier, le dialogue entre la mère agenouillée à lui en lui demandant si "nous sommes ici chez un ennemi ou un fils et si dans ton camp je dois me considérer comme une prisonnière ou une mère."
Coriolan est représenté, selon la tradition, comme un homme de haut rang militaire romain : avec casque ciselé avec crête, cuirasse avec franges, califes, manteau rouge, bouclier, le tout avec profusion de détails décoratifs dorés. Veturia et Volumnia portent de longues tuniques et sa femme est coiffée d’un diadème et de perles comme il convient au haut rang de matrone.
La composition est calibrée et non statique et tous les personnages, même les secondaires, Ils apparaissent liés l’un à l’autre par la gestualité des poses tandis que leur déplacement contribue à créer la profondeur des espaces écho également des structures des tentes du campement et de l’aperçu de paysage au loin.
La seconde œuvre représente Clelia qui traverse le Tibre. Selon ce que nous transmet Tite-Live (Patavium, 59 a.C. - Patavium, 17 d.C) (II, 12, 6-11) dans son "Ab Urbe condita libri", qui raconte de l’histoire de Rome, Clélie était une jeune romaine qui démontra son courage au moment où Rome était assiégée par Porsenna, roi des Étrusques. [...]
Il existe une gravure tirée d’une fresque Polidoro Caldara, dite Polidoro da Caravaggio (Caravaggio, 1499/1500 environ - Messine, 1543 environ), exécutée entre 1525 et 26 un temps sur la façade de Santa Lucia della Chiavica (aujourd’hui dite du Gonfalone), à Rome, comme le rappelle Vasari. Sur le même thème, Polidoro réalisa une autre fresque, pour la voûte du Salon de la Villa Lante, aujourd’hui au Palais Zuccari siège de la Bibliotheca Hertziana, à Rome. De cette fresque dérive une autre gravure que De Wit attribua à tort à Bonasone, sur invention du Rosso Fiorentino, alors qu’elle est l’œuvre de Pierre Milan et René Boyvin.

Bien qu’il existe déjà des rapports évidents entre Polidoro et notre peinture, il existe une impression tirée d’une œuvre d’Andrea Procaccini (1671- 1734) tirée de Carlo Maratta (Camerano, 15 mai 1625 - Rome, 15 décembre 1713) qui montre l’inspiration première pour la rédaction finale de l’œuvre.
Comme vous pouvez l’observer dans la toile de l’artiste prend la liberté de l’invention, en apportant quelques modifications. Enfin, il existe encore une variante du même modèle que nous reportons à la connaissance.

Stylistiquement les deux toiles peuvent être retournées à la main du peintre Giovanni Felice Cervetti.
Le peintre turinois Giovanni Felice Cervetti (1718-1779) a bénéficié jusqu’à il y a quelques années de peu de considération critique et historique et encore aujourd’hui sa figure vit de peu de nouvelles tirées de sources du Xviiie siècle ou de références de citations génériques. Confondu dans la pléiade des adeptes du Beaumont qui, à Turin, furent pendant le cours du XVIIIe siècle en effet nombreux et qui, aujourd’hui encore, reposent pour la plupart indistinctes à l’intérieur de la commode boîte des beaumontiens, Cervetti, a été approfondi sur le plan documentaire et sur ses événements historiques et artistiques. La source principale et fondamentale est le contemporain Francesco Bartoli, qui publie à Venise en 1776 l’ouvrage "Notizia delle pitture, sculture, ed architettura che ornano le chiese, etc." dans laquelle apparaît une description détaillée des œuvres de Cervetti présentes dans les églises de Turin, rédigée à une époque où le peintre était encore vivant. Suivent ensuite les études d’Arabella Cifani et Franco Monetti qui reconstruisent avec ponctualité ce qui est connu jusqu’à présent.
Felice Cervetti Il naît à Turin le 16 octobre 1718. [...] En 1759, il est confrère de la Compagnie de saint Luc et entre 1763 et 1769 comme peintre pour la Tapisserie royale. Il meurt le 2 août 1779. Dans l’historiographie artistique, il apparaît comme un disciple de Claudio Francesco Beaumont, premier peintre de Charles-Emmanuel III, collaborateur de Franceschini. Il a travaillé dans plusieurs bureaux de Turin [...]. Il fut donc un artiste apprécié et très demandé, actif dans des zones circonscrites au territoire du Piémont. Dans d’autres œuvres connues, il s’est avéré qu’il était habituel de s’inspirer de gravures qui circulaient comme des modèles, une coutume pourtant affirmée même par les grands maîtres. Caractéristique de la technique de Cervetti est la veine coloristique, fortement marquée et riche en contrastes chromatiques.
Bien que, sinon à ses débuts, en tant qu’élève de Beaumont, Cervetti n’ait pas travaillé de manière continue dans l’entourage royal, il s’est montré à jour sur ce que la peinture proposait au temps et sur la capacité d’assimiler et de retravailler, avec une remarquable qualité technique, styles aussi très différents les uns des autres.

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