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Paire de fauteuils à coiffer pour les Menus plaisirs du roi, N.Blanchard vers 1770
Paire de fauteuils à coiffer pour les Menus plaisirs du roi, N.Blanchard vers 1770 - Sièges Style Louis XV Paire de fauteuils à coiffer pour les Menus plaisirs du roi, N.Blanchard vers 1770 - Antiquités Franck Baptiste Paire de fauteuils à coiffer pour les Menus plaisirs du roi, N.Blanchard vers 1770 - Louis XV Antiquités - Paire de fauteuils à coiffer pour les Menus plaisirs du roi, N.Blanchard vers 1770
Réf : 92565
23 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Jean-Nicolas Blanchard
Provenance :
Hôtel des Menus Plaisirs à Versailles
Materiaux :
Bois de hêtre laqué
Dimensions :
l. 63 cm X H. 82 cm X P. 52 cm
Sièges Fauteuil & Bergère - Paire de fauteuils à coiffer pour les Menus plaisirs du roi, N.Blanchard vers 1770 XVIIIe siècle - Paire de fauteuils à coiffer pour les Menus plaisirs du roi, N.Blanchard vers 1770 Louis XV - Paire de fauteuils à coiffer pour les Menus plaisirs du roi, N.Blanchard vers 1770 Antiquités - Paire de fauteuils à coiffer pour les Menus plaisirs du roi, N.Blanchard vers 1770
Antiquités Franck Baptiste
Antiquités Franck Baptiste

Mobilier régional et Parisien et objet d'art


+33 (0)6 45 88 53 58
Paire de fauteuils à coiffer pour les Menus plaisirs du roi, N.Blanchard vers 1770

Rarissime paire de fauteuils cabriolets « à coiffer » en bois de hêtre laqué crème.
Les dossiers violonnés et galbés présentent de larges échancrures centrales, ils sont rattachés par des agrafes à la partie basse.
Les accoudoirs sont nerveusement traités « en coup de fouet » ; les traverses délicatement chantournées et moulurées reposent sur quatre pieds cambrés terminés par des volutes en partie basse et par des éventails stylisés en partie haute.

Les deux fauteuils estampillés «  N.BLANCHARD »* sous les traverses avant et « MP » sous les traverses latérales.

Parfait état de conservation, laque d’origine.

Travail parisien d’époque Louis XV vers 1770 par Jean-Nicolas Blanchard, probablement commandé par le garde meuble de la couronne pour l’hôtel des Menus Plaisirs du roi* à Versailles.

Dimensions :

Hauteur : 82 cm ; Largeur : 63 cm ; Profondeur : 52 cm


Notre avis :

La marque « MP » fût utilisée pour ...

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... marquer les pièces de l’hôtel des Menus plaisir du roi situé à Versailles, on la retrouve sur de rares pièces, comme par exemple sur un plat de service ou une casserole en cuivre conservés au château (Inv V2013.7).
Notre estampille MP au fer, avec sa matrice rectangulaire autour, est donc une discrète marque de propriété.
L’usage de nos fauteuils correspond parfaitement à cette destination ; les échancrures des dossiers permettaient d’ajuster les coiffes et les perruques des comédiens et musiciens , l’institution étant en charge des troupes du roi et de l’organisation des spectacles.
L’estampille du célèbre fournisseur de la famille royale « Blanchard le jeune », confirme aussi cette hypothèse.
Si au premier regard, nos sièges peuvent paraitre « lambda » pour un néophyte, l’oeil du connaisseur reconnaitra de suite la nervosité et la profondeur des moulurations qui constituent les éléments essentiels d’un siège de trés grande facture.
La rareté des formes, la provenance , le parfait état de conservation et l’estampille de Blanchard sont autant d’éléments qui nous permettent d’affirmer que cette paire de siège est tout simplement muséable.
Réalisée à l’apogée du siècle des lumières, elle constitue à nos yeux la quintessence des arts décoratifs sous l’ancien régime, celle ou les arts et la mode vont placer Versailles au centre du monde.



*Jean-Nicolas Blanchard dit "le jeune », fut reçu à sa maîtrise en 1771 et reprit l'atelier de son frère Sylvain, à la mort de celui-ci, atelier situé rue de Cléry sous l'enseigne du "Chat blanc". Il devint l'un des fournisseur du Château de Versailles et acquiert trés vite une trés grande réputation. Il a produit aussi bien de larges fauteuils de style Louis XV, que des sièges Transition et des fauteuils Louis XVI, plus classiques mais le tout toujours de belle qualité, aux lignes nobles et au fini parfait. Il ornait ses oeuvres de sculptures de roses, de feuillages, de guirlandes fleuries, de nœuds de rubans et d'acanthes, sculptures d'une extrême finesse sans jamais la moindre surcharge. Il travaillait également pour de nombreux tapissiers de grand renom comme les frères Presle. Il cessa ses activités quelques temps avant la Révolution mais il est encore mentionné sous le Directoire.

Musées :
Duchesse brisée Louis XV - Musée Carnavalet
Bergère Louis XV à la reine - Musée du Louvre
Fauteuil Transition - Musée Lambinet - Versailles
Très grand canapé à confidents Louis XVI - Calouste Gulbenkian - Lisbonne

Bibliographie :
Le Mobilier Français du XVIIIème Siècle - Pierre Kjellberg - Les Editions de l'Amateur - 2008
Les ébénistes du XVIIIe siècle - Comte François de Salverte - Les éditions d'Art et d'Histoire - 1934


*Les Menus plaisirs du roi

*Les Menus-Plaisirs, qu’on appelait communément « les Menus », formaient une branche importante de l’administration de la maison du roi.
En pratique, elle comprenait la préparation des cérémonies, fêtes, et spectacles de la cour. Les Menus-Plaisirs furent placés sous la direction d’abord d’un trésorier, et plus tard d’un intendant. Il y avait « des intendants des menus plaisirs et affaires de la chambre du roi ». Déjà, sous Henri III, cette administration absorbait annuellement, à elle seule, une somme de 70 millions de livres tournois.
La direction des spectacles de la cour devint par la suite une des charges les plus importantes de l’intendant des Menus, et, par ce fait, s’enchevêtrait quelque peu avec celle de l’Opéra car, sous Louis XIV, qui habitait généralement Versailles ou Saint-Germain, les premières représentations d’ouvrages nouveaux étaient presque toujours données dans l’une de ces deux villes, de même que sous Louis XV elles étaient souvent données à Fontainebleau, où le roi se rendait chaque année. Comme certains décors et costumes faisaient retour à l’Opéra après avoir servi à la cour, il résultait de cette situation un contact incessant entre les deux administrations, de sorte que les menus plaisirs étaient une sorte de petite direction des beaux-arts.
En 1750, les « bâtiments des Menus-Plaisirs » furent construits pour y placer les ateliers et magasins des menus plaisirs du roi, c’est-à-dire des jeux (paume, raquette, etc.), des concerts et des spectacles. C’était une sorte de garde-meuble où on emmagasinait le matériel des fêtes de la Cour. Bachaumont rapporte qu’il y avait aussi un « théâtre aux Menus-Plaisirs » : une des pièces du bâtiment était disposée en salle de théâtre et servait à répéter les spectacles que l’on devait donner à Versailles. En 1787 et 1788, les deux assemblées des notables se tinrent dans une salle de l'hôtel des Menus-Plaisirs, à Versailles, ainsi que l’ouverture des États généraux. Plus tard, durant la Révolution, cette salle servit encore, à cause de sa grandeur, de salle de séance au tiers état.

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Fauteuil & Bergère Louis XV

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