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Paire d'encoignures provenant du chateau de Chanteloup, époque Louis XV
Paire d'encoignures provenant du chateau de Chanteloup, époque Louis XV - Mobilier Style Louis XV Paire d'encoignures provenant du chateau de Chanteloup, époque Louis XV - Galerie Gilles Linossier Paire d'encoignures provenant du chateau de Chanteloup, époque Louis XV - Louis XV Antiquités - Paire d'encoignures provenant du chateau de Chanteloup, époque Louis XV
Réf : 73925
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Dimensions :
l. 34 cm X H. 83.5 cm X P. 32 cm
Mobilier Encoignure - Paire d'encoignures provenant du chateau de Chanteloup, époque Louis XV XVIIIe siècle - Paire d'encoignures provenant du chateau de Chanteloup, époque Louis XV Louis XV - Paire d'encoignures provenant du chateau de Chanteloup, époque Louis XV Antiquités - Paire d'encoignures provenant du chateau de Chanteloup, époque Louis XV
Galerie Gilles Linossier
Galerie Gilles Linossier

Mobilier & Objet d'art du XVIIIe siècle


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Paire d'encoignures provenant du chateau de Chanteloup, époque Louis XV

Paire d’encoignures en satiné, les côtés incurvés et moulurés à pilastre à décrochement dans le bas réunis par un tablier mouvementé, dessus de marbre blanc surmontant un tiroir, l’une ouvrant à droite, avec la marque au feu CP couronné avec une ancre au centre et les numéros inscrits à l’encre : DU N°14 /I/G sur le dessus, dans le tiroir et au revers du marbre ; l’autre ouvrant à gauche, avec la marque au feu CP couronné avec une ancre au centre et les numéros : DU 19/I/G sur le dessus et au revers du marbre, avec également l’estampille de Roger Vandercruse Lacroix (ébéniste reçu maître en 1755) et JME (en dessous, sur la tranche du panneau postérieur gauche).

Attribuées à Simon Oeben.

Époque Louis XV, vers 1765-1770.

Dimensions

83,5 cm H x 34 cm L x 32,5 cm P

Provenance :

Le duc de Choiseul-Stainville (1719-1785) au château de Chanteloup jusqu’en 1785,

son épouse Louise Honorine Crozat du Châtel, duchesse de Choiseul-Stainville (1734-1801) jusqu’en 1786,

le duc de Penthièvre (1725-1793) au château de Chanteloup.

Vente Paris, étude Audap et Solanet, le 26 mars 1995, lot 125.

Deux arguments principaux plaident pour une attribution à l’ébéniste Simon Oeben : le premier réside dans le style de ces meubles, en placage de satiné ou acajou satiné (appelé bois des Indes dans les inventaires de Chanteloup pour le distinguer de l’acajou), sobre en bronzes et finalement très proche de son frère Jean-François dans son usage du néoclassicisme encore naissant des années 1765-1770 ; le second de nature historique puisque l’on sait parfaitement que l’ameublement du château de Chanteloup lui fut en grande partie confié, pour ce qui est de l’ébénisterie bien entendu.

Evacuons d’emblée également la question de la présence de l’estampille de RVLC dont on se souvient qu’il était un sous-traitant sinon de Simon, du moins de Jean-François Oeben ; RVLC étant par ailleurs bien incapable de faire face à une commande d’une telle ampleur (une cinquantaine de petites pièces d’ébénisterie en 1769), Simon Oeben également aussi, sans doute, puisqu’il fit appel à lui.

Rappelons que la marque au feu de Chanteloup (CP couronné) que l’on retrouve sur nos deux meubles est postérieure à l’achat du château par le duc de Penthièvre en 1786 mais que les meubles en eux-mêmes correspondent bien à l’ameublement du duc de Choiseul vers 1770. Les numéros peints à l’encre désignent les appartements 14 et 19 tels que décrits dans les différents inventaires. Ils nous indiquent que les deux encoignures bien qu’identiques, ne figuraient pas ensemble dans une même pièce ; leur usage plus adapté à l’époque à un cabinet de toilette nous le laissait déjà entrevoir. Il est donc probable que leur mariage ait été scellé à l’occasion de la vente aux enchères des meubles du château en 1794. L’encoignure de l’appartement n°19, l’une des belles suites de pièces du château de Chanteloup, est décrite dans l’inventaire après décès du duc de Choiseul en 1785 dans la garde-robe : « une encoignure avec sa tablette de marbre blanc ». L’encoignure de l’appartement n°14 est quant à elle mentionnée dans l’inventaire réalisé à la demande du duc de Penthièvre en 1787, dans la garde robe de l’appartement : « une encoignure en bois satiné à dessus de marbre blanc » puis en 1794 dans l’inventaire des meubles qui appartenaient à la duchesse d’Orléans, fille du duc de Penthièvre : « une encoignure de bois satiné et son dessus de marbre blanc » (Chanteloup. Un moment de grâce autour du duc de Choiseul, op. cit.).

Bibliographie et exposition :

« Chanteloup. Un moment de grâce autour du duc de Choiseul », cat. exp., Paris, 2007, p. 245-247.

On retiendra parmi les nombreuses réalisations de Simon Oeben pour le Duc de Choiseul.

-Bureau-cartonnier du duc de Choiseul (vers 1770)
Saisie révolutionnaire, château de Chanteloup, 1794

SIMON OEBEN (1722 – Paris, 4 avril 1786)

Il est le frère de Jean-François Oeben, Simon, était également ébéniste (maître en 1769), il eut une plus longue carrière et épousa, comme Jean-François, une des sœurs de Roger Vandercruse, Marie-Marguerite. Le duc de Choiseul en fit son ébéniste favori.

Marie-Catherine Oeben, sœur de Jean-François, épousa l’ébéniste Martin Carlin.

Par sa fille Victoire, Jean-François Oeben est le grand-père du peintre Eugène Delacroix

Simon Oeben, né à Heinsberg en 1722 est le frère du célèbre Jean-François Oeben. Il pratique comme lui, l’ébénisterie et comme lui, épouse en 1756 une des sœurs de Roger Vandercruse (RVLC). Lorsqu’en 1754, Jean-François succède à Charles Joseph Boulle comme ébéniste du Roi, Simon travaille plus tard, après le départ de son frère pour l’Arsenal. Il reçoit à son tour le titre de premier ébéniste du Roi et ouvre un important magasin pour écouler sa production.

En 1764 il accède a la maitrise. Les lettres de maitrise de Simon Oeben sont enregistrée en 1769. Précisons qu’en tant qu’ébéniste travaillant pour le Roi, il pouvait estampiller ses œuvres avant même cette formalité. Sans doute ne l’a-t-il fait que rarement car les meubles marqués de son nom restent peu nombreux.

Ses meubles, d’une grande qualité de fabrication s’apparentent, par leurs formes et leur décor, à ceux de Jean-François. Transition ou début Louis XVI, « à la grecque », ils sont revêtus de placages en feuilles ou marquetés de motifs géométriques, notamment de cubes. En revanche, Simon Oeben n’a pas cherché à imiter les éblouissantes marqueteries de fleurs de son frère.
La commode Transition à double ressaut, en satiné ou en acajou plaqué à fil horizontal, constitue l’un des meubles préférés de l’ébéniste. D’une sobriété extrême, elle ne tire sa séduction que des chaudes tonalités du bois et d’une discrète mouluration. D’une exécution très raffinée, elle comporte généralement des montants en pan coupé à double décrochement. Les bronzes se limitent aux anneaux de tirage. Simon Oeben n’a certes pas eu l’exclusivité de ce modèle, et l’on en connaît des exemplaires estampillés de Jean-François Oeben ou de Roger Vandercruse (RVLC) ; il est vrai que les trois hommes avaient des liens de parenté fort étroits.

Musées

Paris, Arts Décoratifs
Bidet Louis XV en placage de satiné, pour le duc de Penthièvre au Château de Chanteloup.

Londres, Victoria and Albert Museum
Table à écrire Louis XVI en placage de bois de rose marqueté d’entrelacs, pieds gaines à chutes de feuillages en bronze, L 124 cm

Galerie Gilles Linossier

XVIIIe siècle
Petite table chiffonnière estampillée Cosson
Petite table chiffonnière estampillée Cosson

Prix : Sur demande

XVIIIe siècle
Table à partitions estampillée J.Dautriche
Table à partitions estampillée J.Dautriche

Prix : Sur demande

Encoignure Louis XV

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