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Paire d'appliques attribuée à Ravrio - Fin XVIIIe siècle
Paire d'appliques attribuée à Ravrio - Fin XVIIIe siècle - Luminaires Style Paire d'appliques attribuée à Ravrio - Fin XVIIIe siècle - Philippe Delpierre Paire d'appliques attribuée à Ravrio - Fin XVIIIe siècle -
Réf : 92060
58 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze doré
Dimensions :
l. 35 cm X H. 73 cm X P. 27 cm
Luminaires Appliques - Paire d'appliques attribuée à Ravrio - Fin XVIIIe siècle XVIIIe siècle - Paire d'appliques attribuée à Ravrio - Fin XVIIIe siècle
Philippe Delpierre
Philippe Delpierre

Mobilier et Objets dart des XVIIe, XVIIIe et début XIXe siècle


+33(0)1 47 03 32 25
Paire d'appliques attribuée à Ravrio - Fin XVIIIe siècle

Ces appliques sont composées d'un carquois à cannelures torses rempli de flèches surmonté d'un nœud de rubans et terminé par un culot à motif de feuilles d'acanthe et une graine. Du carquois partent trois bras liés par une chute de fleurs.

Ce modèle a été exécuté vers 1785, livré par Ravrio en 1805 pour la salle à manger du Petit Trianon
occupé par Pauline Borghèse avant d'être envoyé à Fontainebleau pour orner la salle à manger de l'Impératrice

Bibliographie: Samoyault, pendules et bronzes d'ameublement entrés sous le 1er Empire, 1989

André-Antoine Ravrio, l'un des plus grands bronziers français de la période de la fin du XVIIIe siècle et du début du XIXe siècle
En plus de son œuvre en bronze, il a écrit et publié deux volumes de poésie et a fait jouer trois de ses pièces au Théâtre du Vaudeville, à Paris. Il venait d'un milieu très intéressant et bien connecté qui a dû s'avérer utile au cours de sa carrière. Son grand-père ...

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... maternel était l'éminent ébéniste François Vandercruse dont le fils (l'oncle de Ravrio) était Roger Vandercruse, dit Lacroix. De plus, la mère de Ravrio était la belle-sœur de l'ébéniste royal, Jean-Henri Riesener. Après avoir fréquenté une bonne école, Ravrio rejoint l'Académie. Il suit ensuite une formation de fondeur auprès de son père André, dont la famille est fondeur depuis 1661. En 1774, le grand bronzier Pierre-Philippe Thomire recommande personnellement Ravrio au comte d'Artois. Trois ans plus tard, il est reçu maître-fondeur et rejoint ensuite Jean Baptiste Disnematin-Dorat, un doreur-argenteur parisien. En 1790, Ravrio épousa la fille de Disnematin-Dorat ; son beau-père lui a alors vendu son stock, que Ravrio a rapidement agrandi. Comme Claude Galle, Ravrio vend d'autres bronzes que les siens et fournit à son tour les plus grands ébénistes, notamment Georges Jacob, son oncle, Riesener et Guillaume Beneman.

Bien que Ravrio ait connu le succès pendant le règne de Louis XVI, comme Thomire, il a acquis une renommée bien plus grande sous Napoléon Bonaparte. Il participe à la première Exposition de l'Industrie à Paris en 1803, puis y remporte une médaille d'argent en 1806. La même année, il fournit de nombreux meubles en bronze pour les appartements de l'Impératrice Joséphine aux Tuileries et en 1810 est nommé bronzier à l'Empereur.

En tant que tel, il a fourni certaines des plus belles pièces de bronze de l'Empire, notamment de fines caisses d'horloge sculptées, des girandoles et des candélabres à de nombreuses résidences impériales des Tuileries, Fontainebleau, Saint-Cloud, Versailles, Compiègne et Rambouillet. Ravrio a également travaillé pour le Quirinal de Rome, Monte-Cavallo, pour Stupinigi près de Turin, le roi Louis de Hollande et de nombreuses autres personnalités et lieux notables.

Afin de répondre à la demande, Ravrio emploie plus d'une centaine d'artisans. Il vivait dans un grand luxe, dans une grande maison pleine d'œuvres d'art et de meubles ainsi qu'une grande bibliothèque de littérature classique (à laquelle il faisait souvent référence lorsqu'il cherchait une inspiration artistique.

Un portrait de lui par son cousin, Henri-François Riesener (1812; Musée du Louvre, Paris) montre un homme prospère et bien éduqué, assis avec des livres, des bronzes et un carnet de croquis ouvert. Malheureusement, aucun de ses trois enfants n'a survécu, bien qu'il ait eu un fils adoptif, Louis-Stanislas Lenoir-Ravrio (1784-1846) qui est devenu son associé en 1811 et a continué l'entreprise après sa mort. On suppose qu'il est mort d'empoisonnement au mercure d'autant plus qu'il a légué 3 000 francs à quiconque pourrait protéger les artisans des effets de la dorure au mercure. Le prix est remporté trois ans plus tard par le fondeur et chimiste Darcet. Les bronzes de Ravrio sont considérés comme parmi les plus beaux de leur genre. Des exemples peuvent être vus parmi les plus belles collections, y compris les palais mentionnés ci-dessus ainsi que le Stedelijk Museum Lakenhal, le Upper Belvedere Vienna, le Musée Massena Nice et la Residenz, Munich.

Philippe Delpierre

Appliques