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Paire de candélabres à cinq lumières en marbre rouge griotte et bronze doré
Paire de candélabres à cinq lumières en marbre rouge griotte et bronze doré - Luminaires Style Louis XVI Paire de candélabres à cinq lumières en marbre rouge griotte et bronze doré - La Pendulerie Paire de candélabres à cinq lumières en marbre rouge griotte et bronze doré - Louis XVI
Réf : 82329
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze doré, bronze patiné, marbre
Dimensions :
H. 115 cm
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La Pendulerie
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Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Paire de candélabres à cinq lumières en marbre rouge griotte et bronze doré

Attribuée à François Rémond
Et probablement réalisée sous la direction de Dominique Daguerre

Importante paire de candélabres à cinq lumières en marbre rouge griotte et bronze finement ciselé, patiné « à l’antique » ou doré à l’or mat et à l’or bruni

Paris, fin de l’époque Louis XVI, vers 1785-1790.
Hauteur 115cm ; largeur des bouquets 38,5cm ; base : 18,5cm x 18,5cm.

Chaque candélabre présente un fût formé d’une superbe figure féminine en bronze patiné « à l’antique », les cheveux coiffés en chignon et drapée dans une longue robe aux plissés qui laissent entrevoir les formes sensuelles de la jeune nymphe ; elle supporte un bouquet à cinq lumières émergeant d’une corne d’abondance à feuillages, cannelures torses et enfilage de perles ; les bras « en arabesques » sont soulignés de feuilles d’acanthe et de tiges à graines et rosaces, celui de face se termine en terme d’enfant ailé. Les bras supportent des bassins, ...

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... binets et bobèches, très finement ciselés de frises perlées, feuillages ou bandeaux à canaux ; au centre de chaque bouquet, est une tige en forme de torche enflammée. L’ensemble est supporté par une plinthe tronconique en marbre rouge griotte d’Italie soulignée d’enfilage de perles ou tore moleté, elle-même reposant sur une base quadrangulaire à réserves brunies se détachant dans des encadrements à l’or mat.

La composition originale de cette rare paire de candélabres s’inspire plus ou moins directement de l’œuvre du sculpteur Etienne-Maurice Falconet (1716-1791), notamment d’un modèle qui fut esquissé en marge du livret du Salon de 1761 par Saint-Aubin (voir H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Band I, Munich, 1986, p.254, fig.4.7.1) ; ainsi que d’un modèle de torchère exécuté par le sculpteur pour le château de Versailles (reproduit dans Le Dix-huitième siècle français, Collection Connaissance des Arts, Paris, 1956, p.150). Leur qualité de ciselure et de dorure nous permet de les attribuer à l’œuvre de l’un des plus importants artisans parisiens de l’époque : François Rémond, qui travaillait essentiellement à cette époque pour Dominique Daguerre, le plus important marchand-mercier du temps. Parmi les candélabres répertoriés présentant des figures féminines identiques, citons particulièrement : une première paire conservée à la Wallace Collection à Londres attribuée à François Rémond par Christian Baulez (voir « Les bronziers Gouthière, Thomire et Rémond », dans Versailles, deux siècles d’histoire de l’art, Etudes et chroniques de Christian Baulez, 2007, p.416) ; ainsi qu’une seconde paire qui est exposée dans la Bibliothèque de Louis XVI au Musée national du Château de Versailles (illustrée dans M. et Y. Gay, « Horlogerie royale au Château de Versailles », dans Bulletin de l’Association nationale des collectionneurs et amateurs d’Horlogerie ancienne et d’Art, printemps 1997, n°78, p.19).

François Rémond (circa 1747-1812)
Along with Pierre Gouthière, he was one of the most important Parisian chaser-gilders of the last third of the 18th century. He began his apprenticeship in 1763 and became a master chaser-gilder in 1774. His great talent quickly won him a wealthy clientele, including certain members of the Court. Through the marchand-mercier Dominique Daguerre, François Rémond was involved in furnishing the homes of most of the important collectors of the late 18th century, supplying them with exceptional clock cases, firedogs, and candelabra. These elegant and innovative pieces greatly contributed to his fame.

Dominique Daguerre
Is the most important marchand-mercier – i.e. merchant of luxury objects – of the last quarter of the 18th century. Little is known about the early years of his career; he appears to have begun to exercise his profession around 1772, the year he went into partnership with Philippe-Simon Poirier (1720-1785), the famous marchand-mercier who began using porcelain plaques from the Manufacture royale de Sèvres to adorn pieces of furniture. When Poirier retired around 1777-1778, Daguerre took over the shop in the rue du Faubourg Saint-Honoré, keeping the name “La Couronne d’Or”. He retained his predecessor’s clientele, and significantly increased the shop’s activity within just a few years. He played an important role in the renewal of the Parisian decorative arts, working with the finest cabinetmakers of the day, including Adam Weisweiler, Martin Carlin and Claude-Charles Saunier, cabinetmaker of the Garde-Meuble de la Couronne, Georges Jacob, the bronziers and chaser-gilders Pierre-Philippe Thomire and François Rémond, and the clockmaker Renacle-Nicolas Sotiau. A visionary merchant who brought the level of French luxury goods to its highest point, Daguerre settled in England in the early 1780’s, having gone into partnership with Martin-Eloi Lignereux, who remained in charge of the Paris shop. In London, where he enjoyed the patronage of the Prince Regent (the future King George IV), Daguerre actively participated in the furnishing and decoration of Carlton House and the Brighton Pavilion. Taking advantage of his extensive network of Parisian artisans, he imported most of the furniture, chairs, mantelpieces, bronze furnishings, and art objects from France, billing over 14500£, just for 1787. Impressed by Daguerre’s talent, several British aristocrats, called on his services as well. Count Spencer engaged him for the decoration of Althorp, where Daguerre worked alongside architect Henry Holland (1745-1806). In Paris, Daguerre and his partner Lignereux continued to supply influential connoisseurs and to deliver magnificent pieces of furniture to the Garde-Meuble de la Couronne, which were placed in the apartments of Louis XVI and Marie-Antoinette. Daguerre retired in 1793, no doubt deeply affected by the French Revolution and the loss of many of his most important clients.

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