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Ottomar Elliger II (1666-1732) - Énée présentant Ascagne à Didon
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Réf : 89987
14 500 €
Époque :
XVIIIe siècle
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 107 cm X H. 90 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIIe siècle - Ottomar Elliger II (1666-1732) - Énée présentant Ascagne à Didon XVIIIe siècle - Ottomar Elliger II (1666-1732) - Énée présentant Ascagne à Didon  - Ottomar Elliger II (1666-1732) - Énée présentant Ascagne à Didon
White Rose Fine Art
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Peintures et dessins anciens


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Ottomar Elliger II (1666-1732) - Énée présentant Ascagne à Didon

Ottomar Elliger le Jeune (Hambourg 1666 - 1732 Amsterdam)

Énée présentant Ascagne à Didon

Huile sur toile, 90 x 107 cm (35,4 x 42,1 pouces) ; contenue dans un cadre rococo sculpté et doré

Provenance
Collection privée, Italie


Ottomar Elliger est né à Hambourg en 1666. Il est le fils du peintre de fleurs d'origine danoise Ottomar Elliger l'Ancien (1633-1679), qui avait épousé en 1660 Teuntje van Walscapelle à Amsterdam, la demi-sœur du peintre de natures mortes Jakob van Walscapelle.1 Ottomar l'Ancien fut nommé peintre de la cour du prince Friedrich Wilhelm von Brandenburg à Berlin, où le jeune Ottomar passa ses années de jeunesse, et où il reçut de son père sa première éducation dans l'art de la peinture. À la mort précoce de ce dernier en 1679, la famille s'installe à Amsterdam et Ottomar devient l'apprenti de Michiel van Musscher. À partir de 1686, il collabore avec Gerard de Lairesse, le principal peintre amstellodamois de l'époque, dont le ...

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... style raffiné et classique a exercé une grande influence sur Elliger. De Lairesse se spécialise dans les sujets tirés de la mythologie classique et de l'histoire ancienne, qui sont également adoptés par Elliger - ces sujets sont les thèmes les plus prisés de l'époque, réservés aux meilleurs artistes, qui illustrent ainsi leurs prouesses intellectuelles et leur capacité à concevoir des compositions complexes.

Bien qu'elles aient été influencées par celles de De Lairesse, les peintures d'Ottomar Elliger ont un caractère tout à fait personnel, plus doux et plus coloré que celles de Lairesse. Les figures et les visages d'Elliger sont très caractéristiques, et manient le pinceau de manière libre et spontanée, plus que le classicisme épuré de Lairesse. Le style raffiné et élégant d'Elliger s'avère très populaire. En 1716, Lothar Franz von Schönborn, archevêque-électeur de Mayence et l'un des principaux princes des États allemands, l'engage comme peintre de sa cour. Les peintres néerlandais étaient particulièrement appréciés dans les cours princières d'Allemagne, car ils étaient considérés comme les meilleurs peintres du monde.

Le sujet de notre tableau bien conservé est tiré du poème épique L'Énéide, de l'auteur romain Virgile. Le héros troyen Énée, fils de la déesse Vénus et fondateur mythique de Rome, est ici présenté à la cour de la reine carthaginoise Didon, sur la côte nord-africaine. Afin de surveiller de près les événements, Vénus a envoyé son autre fils Cupidon, déguisé en Ascagne, le fils d'Énée, qui a ensuite fait tomber Didon et Énée amoureux. Elliger est connu pour avoir représenté des scènes de l'Énéide à plusieurs autres occasions.

On trouve des tableaux d'Elliger dans certains des plus grands musées du monde, notamment en Allemagne, dont le Germanisches Nationalmuseum de Nuremberg, le Bayerische Gemäldesammlungen de Munich et le Schloss Gottorf (Kulturstiftung des Landes Schleswig-Holstein) dans le Schleswig. Notre œuvre peut par exemple être comparée à Antiochus et Stratonice d'Elliger, vers 1717, dans la collection du Hessisches Landesmuseum à Darmstadt (fig.).2

1. Pour l'artiste, voir : P. Knolle, 'Duitse schilders in de Hollandsche school. Hun komst, verblijf en reputatie 1680-1820', De achttiende eeuw 40 (2008), no. 1, pp. 31-49 et Saur Allgemeines Künstlerlexikon : die bildenden Künstler aller Zeiten und Völker, Munich 1992-, vol. 33 (2002), p. 305.
2. Huile sur toile, 53 x 64,5 cm, inv. no. GK 326 ; Ludwig Heidrun et Adelheid Wiesmann-Emmerling, Die Gemälde des 18. Jahrhunderts im Hessischen Landesmuseunm Darmstadt : Bestandskatalog, Eurasburg 1997, pp. 49-52, réédité en 1997. On pense que cette œuvre a été peinte pour Lothar Franz von Schönborn.

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Tableaux XVIIIe siècle