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Nicolas Edward GABE (1814–1865) - La mort du général Négrier place de la Bastille
Nicolas Edward GABE (1814–1865) - La mort du général Négrier place de la Bastille - Tableaux et dessins Style Louis-Philippe
Réf : 85085
15 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Nicolas Edward GABE (Paris, 1814 – Paris, 1865)
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 101 cm X H. 82 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - Nicolas Edward GABE (1814–1865) - La mort du général Négrier place de la Bastille
Galerie de Lardemelle
Galerie de Lardemelle

Peintures et dessins du XIXe siècle


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Nicolas Edward GABE (1814–1865) - La mort du général Négrier place de la Bastille

Nicolas Edward GABE
(Paris, 1814 – Paris, 1865)

La mort du général Négrier place de la Bastille le 25 juin 1848

Huile sur toile
Signée et datée en bas à droite
82 x 101 cm
1849

Nicolas Edward Gabé est un artiste du XIXème siècle encore peu étudié à ce jour et qui semble pourtant avoir joui, d’après la presse artistique de l’époque, d’une certaine notoriété, en particulier pour ses marines.
Les quelques éléments bibliographiques que nous possédons sont issus des livrets du Salon et nous indiquent que l’artiste est né à Paris en 1814 donc peu avant la fin de l’Empire.

Aucuns éléments sur sa formation artistique ne sont mentionnés aux livrets, nous savons juste que Gabé exposa au Salon de Paris de 1835 à 1864 ou il pratiqua d’abord la miniature puis ensuite aborda la peinture de chevalet se risquant aussi bien dans la nature-morte que les marines, le paysage, le portrait ou encore la cynégétique.
Il aurait, d’après des ...

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... articles de presse, participé également à diverses expositions en province à l’exemple de Boulogne-sur-Mer ou Marseille.

Chose notable, Gabé n’exposa pas au Salon ses grandes toiles historiques sur la révolution de 1848 qui sont aujourd’hui d’un intérêt documentaire et iconographique évident ; probablement pour des raisons politiques qui nous sont facilement compréhensibles aujourd’hui au regard des évènements historiques d’alors.

Gabé mourut à Paris à l’âge de 51 ans le 4 janvier 1865 avec pour mention dans l’édition du 7 janvier 1865 de L’Union des Arts : « On annonce la mort de M. Gabé, artiste peintre, fort connu dans le commerce d’exportation des tableaux ainsi qu’à l’hôtel des commissaires-priseurs, dont il alimentait les ventes par ses nombreuses marines. »


« Le 25 juin 1848, devant les barricades élevées à la Bastille par les insurgés de la République rouge, le général Négrier tombait frappé à mort, au moment où il proférait des paroles d’ordre et de conciliation ». Voici les premières lignes de l’hommage rendu par le colonel Borgarelli d’Ison, ami du général Négrier.
Le général Négrier appartenait à une famille du Maine, que le maréchal Lannes ramena d’émigration. Né au Mans le 27 avril 1788, François Marie Casimir de Négrier entra, à peine âgé de 18 ans, comme volontaire dans le 2ème régiment d’infanterie légère. Il débuta, en 1806, par les campagnes de Prusse et de Pologne, pendant lesquelles il mérita, par sa bravoure, le grade de sergent et la décoration de la Légion d’honneur. Il fit les campagnes suivantes en Espagne et en Portugal, et n’en sortit, avec son régiment, que pour la campagne de France, en 1814, après s’être élevé successivement, par des actions d’éclat et par une blessure grave, aux grades de chef de bataillon et d’officier de la Légion d’honneur, dont il était pourvu dès le mois d’octobre 1813. La Restauration lui conserva son grade dans son régiment. Après avoir combattu et de blessé une seconde fois grièvement à Waterloo, Négrier fut rappelé en 1816 sous la seconde Restauration. Il fut nommé, en 1825, lieutenant-colonel, puis colonel en 1830, général de brigade en 1836, et de division en 1841. Il participa à partir de mars 1837 à la conquête de l’Algérie.

La Révolution de 1848 a trouvé Négrier en possession de l’important commandement de la 16e division militaire, à Lille. Questeur de l’Assemblée en ces temps qui s’annonçaient troublés, Négrier passa en revue place de la Concorde le 23 juin vers midi différents bataillons de garde mobile. Il prit ensuite la tête de 2 000 hommes fournis par les 10e et 11e légions de la garde nationale et bivouaqua sur la place du Palais jusqu’au lendemain 24. Le dimanche 25 à neuf heures, la division Négrier reprend le combat vers le faubourg Saint-Antoine. La troupe remporte de continuels avantages. Vers deux heures environ la colonne de Négrier s’était emparée du pont Marie : elle avait enlevé les barricades du quai Saint-Paul, de la rue de l’Etoile, de la rue des Barres et de la rue du petit-Musc ; elle avait délogé les insurgés des greniers d’abondance. Elle occupait le pont d’Austerlitz, elle touchait à l’entrée de la gare de l’Arsenal. Là le général Négrier partage sa colonne. Il prend alors à droite, par le boulevard Contrescarpe et s’avance ainsi jusqu’à l’angle de la place de la Bastille. La place est alors en ébullition. Des barricades en barrent tous les accès et le drapeau rouge flotte sur la colonne de juillet. Les balles sillonnent la place et le général Négrier s’avance suivi de quelques hommes vers le centre de la place. C’est alors qu’un coup de feu l’atteint et le général chancelle. Il expira quelques instants plus tard dans les bras d’un sous-officier du 69e.

Un décret relatif aux funérailles du général Négrier est pris par l’Assemblée Nationale le 29 juin 1848 et décide, entre autres, que son cœur sera déposé aux Invalides et son corps remis à la Ville de Lille, qui le réclame. Le 2 juillet, le général Négrier est inhumé au cimetière de l’Est en présence du Préfet qui lui rend hommage. Deux jours plus tard, la rue Française de Lille est rebaptisée rue Négrier.

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Tableaux XIXe siècle Louis-Philippe

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