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Meiffren Conte (1630-1705) - Nature morte à l'orfèvrerie
Réf : 80619
48 000 €
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 123.5 cm X H. 102 cm
Sylvie Lhermite-King
Sylvie Lhermite-King

Objets d’arts, orfèvrerie, verrerie et mobilier du XVIe au XVIIIe siècle


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Meiffren Conte (1630-1705) - Nature morte à l'orfèvrerie

Bibliogrpahie:
- Michèle Bimbenet-Privat. Les Orfèvres et l’orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle. Paris 2002, p.132.
- Franco Boggero & Farida Simonetti. “Silversmiths and their work in Genoa and Flanders” in Silver for Sir Anthony (dir. Anne-Marie Claessens-Pere?). Anvers 1999, fig. 120/2.
- Franco Boggero & Farida Simonetti. Argenti genovesi da parata tra cinque e seicento. Turin 1991, fig. 18.

Les armoiries sur le bouclier portées par la figure au bas du bassin appartiennent à la Maison des Grimaldi de Monaco dont le prince Louis I Grimaldi a été nommé Duc de Valentinois par le roi Louis XIII, en 1642.
L'aiguière et le bassin ont probablement été réalisés pour les collections royales françaises d'après des dessins de Charles Lebrun, par l’orfèvre Giovanni Aelbosca Belga, un Flamand qui travaillait à Gênes, d’où étaient originaires les Grimaldi de Monaco. Ces pièces peuvent être comparés à une magnifique aiguière et son bassin du même ...

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... orfèvre conservés au Victoria & Albert Museum et qui dépeignent également un épisode historique impliquant la famille Grimaldi (Victoria & Albert Museum inv. N ° M.11 & A-1974).

En effet l'argenterie représentée sur le tableau illustre deux événements historiques importants. L'aiguière debout montre ainsi Henri IV, le fondateur de la dynastie des Bourbons, lors de son voyage à Paris en 1595, où il fut enfin accepté comme roi par les parisiens, tandis que le bassin décrit l'entrée triomphale de son fils, Louis XIII, à Suse en 1629, après qu’il ait imité la traversée des Alpes d’Hannibal.
Les rois de France se considéraient comme les héritiers des empereurs romains. Ainsi, l’ajout dans la composition d’un ouvrage de Suétone sur la vie des césars, nous permet d'interprétée ce tableau comme une vanité de puissance et de gloire terrestres.

Sylvie Lhermite-King

Tableaux XVIIe siècle