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Marcantonio Raimondi (c.1470/80–1534) - Étude d'une figure allégorique
Marcantonio Raimondi (c.1470/80–1534) - Étude d'une figure allégorique - Tableaux et dessins Style Marcantonio Raimondi (c.1470/80–1534) - Étude d'une figure allégorique - White Rose Fine Art Marcantonio Raimondi (c.1470/80–1534) - Étude d'une figure allégorique -
Réf : 92347
VENDU
Époque :
<= XVIe siècle
Signature :
Marcantonio Raimondi (Arguis, vers 1470/80 - 1534
Provenance :
Italie
Materiaux :
Plume et encre brune, lavis brun
Dimensions :
l. 6 cm X H. 7.3 cm
Tableaux et dessins Dessin, Aquarelle & Pastel - Marcantonio Raimondi (c.1470/80–1534) - Étude d'une figure allégorique XVIe siècle et avant - Marcantonio Raimondi (c.1470/80–1534) - Étude d'une figure allégorique
White Rose Fine Art
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Peintures et dessins anciens


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Marcantonio Raimondi (c.1470/80–1534) - Étude d'une figure allégorique

Marcantonio Raimondi (Arguis, vers 1470/80 - 1534 Bologne)

Étude d'une figure allégorique

Exécuté vers 1505

Plume et encre brune, lavis brun, lignes d'encadrement en graphite, 73 x 60 mm (2,9 x 2,4 pouces)

Provenance
- Capitano Carlo Prayer (1826-1900), Milan (Lugt 2044)
- Giancarlo Baroni ; sa vente, Sotheby's, New York, 29 janvier 2013, lot 76, repr.
- Collection privée, Paris


Marcantonio Raimondi est le graveur le plus important de la Renaissance italienne.1 Pionnier de la reproduction d'œuvres d'art par la gravure, il est considéré comme le fondateur de l'estampe reproductive. Son corpus de plus de trois cents gravures est basé sur les dessins d'autres artistes, dont Michel-Ange et surtout Raphaël (1483-1520), dont la renommée repose en partie sur les gravures de Marcantonio. Après avoir étudié avec un peintre bolonais, Raimondi se trouve à Venise en 1506. Il y devient le copiste le plus prolifique d'Albrecht Dürer - mais pas par consentement. ...

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... Dürer engage avec succès des poursuites judiciaires contre Raimondi, mais le trait varié de Dürer continue à inspirer Raimondi pour la vie.

Installé à Rome en 1510, Raimondi a créé une entreprise florissante sur le plan financier et artistique, en fondant une école de graveurs capables de reproduire fidèlement les œuvres d'art. Son style a évolué vers un système de hachures et de surlignages, se concentrant sur les zones d'ombre essentielles qui articulent clairement les formes. En 1513, Raimondi se concentre sur la gravure des œuvres de Raphaël, tandis que les assistants de ce dernier s'occupent de l'impression et de la commercialisation. Après la mort de Raphaël en 1520, Raimondi continue de graver les œuvres de ses élèves et assistants, notamment Giulio Romano. Vers 1524, Raimondi est brièvement emprisonné par le pape Clément VII pour avoir réalisé une série de gravures érotiques d'après les dessins de Giulio, I Modi. À la suite de cette disgrâce, Raimondi est contraint de se rançonner auprès des Espagnols lors du sac de Rome en 1527. Il quitta la ville en mendiant et ne laissa plus aucune trace.

Cette étude très caractéristique à la plume et à l'encre de Marcantonio Raimondi est stylistiquement proche de plusieurs autres évoquées par Konrad Oberhuber dans son article sur les premières œuvres de l'artiste2. Elle est particulièrement proche de la figure de Didon, aujourd'hui conservée au Staatliche Kunstsammlungen de Dresde (voir fig.), qu'Oberhuber associe stylistiquement à la princesse en fuite de la gravure de Raimondi intitulée Saint Georges et le dragon, datable vers 1505.3 Les figures partagent la même fluidité dans l'utilisation de la plume et les hachures rapprochées, ainsi qu'une élégance générale dans la représentation des drapés. Cette feuille et d'autres mentionnées dans l'article d'Oberhuber proviennent de la collection du capitaine Carlo Prayer, qui a collectionné à Milan dans la seconde moitié du XIXe siècle, et elles portent toutes sa marque de collection. Ils faisaient autrefois partie d'un carnet de croquis démembré et certains ont été vendus chez Christie's lors de deux ventes à la fin des années 1980.4 Notre dessin, qui peut éventuellement être identifié comme étant Tyche (ou Fortuna), la déesse de la chance, peut également être comparé au Putto endormi de Raimondi à la Morgan Library de New York, provenant également de la collection de Prayer (voir fig.).5

1. Pour l'artiste, voir : K. Oberhuber, The works of Marcantonio Raimondi and of his school, The Illustrated Bartsch, New York 1978 et L. Pon, Raphael, Dürer and Marcantonio Raimondi : Copying and the Italian Renaissance Print, New Haven 2004.

2. K. Oberhuber, 'Marcantonio Raimondi : gli inizi a Bologna ed il primo periodo romano', Bologna e L'Umanesimo 1490-1510, exhib cat, Bologna, Pinacoteca Nazionale, 1988, pp. 76-78.

3. Op. cit. p. 76, fig. 37 (Didon).

4. Christie's, Londres, 5 juillet 1988, lots 1-7 et Christie's, Londres, 6 décembre 1988, lots 1, 2. Tous proviennent de la collection de Juan et Felix Bernasconi.

5. Plume et encre brune, 73 x 81 mm, inv. no. 1992.149 ; K. Oberhuber et D. Walker, Sixteenth Century Italian Drawings from the Collection of János Scholz, exh. cat. Washington, D.C. (National Gallery of Art) et New York (Pierpont Morgan Library) 1973, no. 44, repr.

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