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Lévy-Dhurmer, Lucien (1865-1953) - Deux enfants
Réf : 67839
9 800 €
Époque :
XXe siècle
Signature :
Lévy-Dhurmer, Lucien (1865-1953)
Provenance :
France
Materiaux :
Pastel sur papier
Dimensions :
L. 86 cm X H. 69 cm
Galerie Arnaud Tellier
Galerie Arnaud Tellier

Peintures, dessins, miniatures et sculptures des XVIIIe, XIXe et XXe siècles


+ 41 79 747 20 20
Lévy-Dhurmer, Lucien (1865-1953) - Deux enfants

Lévy-Dhurmer, Lucien
Alger, 30 septembre 1865 – Le Vésinet, Yvelines, 24 septembre 1953

Deux enfants, 1904
Pastel sur papier
Signé et daté en bas à gauche « Lévy-Dhurmer / 1904 »
H. 69 cm / L. 86 cm (à vue ; cintré en partie supérieure)

L’œuvre est présentée dans son cadre d’origine en bois sculpté à la main, doré à l’or fin et patiné

Cette œuvre est peut-être présentée par l’artiste en avril 1904 lors de la 23e Exposition annuelle de la Société des Pastellistes, à la Galerie Georges Petit, Paris.

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Lévy-Dhurmer, Lucien
Alger, 30 septembre 1865 – Le Vésinet, Yvelines, 24 septembre 1953

Peintre, sculpteur et céramiste symboliste français.

Lucien Lévy est le fils de Salomon Lévy et de Pauline-Amélie Goldhurmer. Il entre le 21 octobre 1879, à l’âge de 14 ans, à l’Ecole communale supérieure de dessin et de sculpture du 11e arrondissement de Paris. Il suit les enseignements d’Albert-Charles Wallet (1852-1918) et de Raphaël Collin (1850-1916), tous deux élèves d’Alexandre Cabanel (1823-1889), ainsi que d’Alexandre Vion, directeur de l’Ecole communale. Il débute au Salon des artistes français en envoyant une copie de « La Naissance de Vénus » d’après Cabanel. Lucien Lévy est un élève brillant comme le stipule la lettre de recommandation d’Alexandre Vion, datée du 27 juillet 1887, détaillant les diverses récompenses qu’il a reçues au cours de son apprentissage à l’Ecole communale de dessin.

Pour des raisons pécuniaires, il travaille dans un premier temps comme lithographe, puis de 1887 à 1895, comme céramiste à la manufacture de faïences d’art de Clément Massier (1844-1917) à Golfe-Juan (Alpes-Maritimes). Collectionnant des céramiques d’inspiration hispano-mauresque, il effectue des recherches sur les reflets métalliques sur faïences, dont quelques pièces issues de ces essais feront l’objet d’envois au Salon des artistes français. Il y devient en 1892 directeur des travaux d’art, date à partir de laquelle il signe les pièces de la manufacture conjointement avec Clément Massier.

Pendant son activité à la manufacture de Golfe-Juan, Lucien Lévy poursuit la pratique de la peinture à l’huile et du pastel, et participe à l’exposition collective des « Peintres de l’âme » en 1896. Elle est organisée par la revue « L’Art et la Vie », dans le hall du théâtre d’Application de la Bodinière à Paris. Ainsi il expose aux côtés d’Edmond Aman-Jean (1858-1936), Emile-René Ménard (1862-1930), Alphonse Osbert (1857-1939), Carlos Schwabe (1866-1926), Emile Gallé (1846-1904), Alexandre Séon (1855-1917), etc.

Il retourne vivre à Paris en 1895. Durant cette année, il rencontre le poète Georges Rodenbach (1855-1898) dont il fait le portrait. C’est par l’entremise de ce dernier qu’il signe sa première exposition monographique en 1896, sous le nom de Lucien Lévy-Dhurmer, ajoutant à son patronyme une partie de celui de sa mère. Il y présente un ensemble de 24 œuvres, dont 16 pastels, deux sanguines et cinq peintures. Certaines font aujourd’hui partie de ses réalisations les plus connues, tels : « Bourrasque », « Le Silence », « Portrait de Georges Rodenbach », « Ève », « Mystère ».

Cette présence à la galerie Georges Petit lui apporte une notoriété immédiate ; institution qui a pour habitude d’organiser des présentations d’artistes déjà reconnus, ainsi que des expositions internationales très sélectives. Au cours de cette manifestation, Lévy-Dhurmer se rapproche dans ses œuvres de l’esthétique symboliste, et reçoit une certaine adhésion du Sar Mérodack Joseph Péladan (1858-1918) : « Vous savez certainement, Monsieur, quel est le caractère esthétique de la Rose-Croix ; vous n’aurez donc qu’à m’écrire en février et j’irai inviter vos œuvres chez vous. Cordialités. Sar Péladan ».

L’artiste n’a cependant jamais exposé au Salon de la Rose-Croix alors que son iconographie se rapproche principalement de cette esthétique, représentant des sujets comme « Le Silence », personnage voilé posant deux doigts sur sa bouche, œuvre inspirée d’une sculpture d’Auguste Préault (1809-1879), repris également par Odilon Redon (1840-1916), ou les portraits symbolistes de Rodenbach et Pierre Loti (1850-1923) dans lesquels apparaît l’univers de leurs écrits en arrière-plan (c’est par l’intermédiaire de Rodenbach qu’il fait la connaissance de Loti ; se liant d’amitié avec ces deux écrivains, il s’inspire de leurs écrits, principalement « Bruges-La-Morte » et « Au Maroc »).

Pierre Loti qui est particulièrement satisfait de son portrait le remercie dans une lettre : « Je me suis reproché tant de fois de ne pas vous avoir assez remercié d’avoir fait de moi la seule image qui restera ».

Il s’attire également la sympathie d’artistes comme Emile Bernard (1868-1941) ou Gustave Moreau (1826-1898).

Il participe ensuite à quelques expositions collectives, plusieurs Salons et huit expositions personnelles. Il réalise également dans son atelier de Paris de nombreux portraits pour des commandes privées, plus éloignés de ses premières aspirations artistiques symbolistes et de qualité variable.

Après 1900, il expérimente une technique de modelé diffus aux coloris restreints et souvent bleutés, qu’il gardera jusqu’à sa mort alors que le symbolisme est oublié depuis longtemps.

Il se marie le 6 janvier 1914 avec Emmy Fournier, surnommée « Perla » par l’artiste ; elle est alors rédactrice en chef pour le journal féministe « La Fronde ».

Il entreprend, à partir de 1897, de nombreux voyages principalement en Europe et au Proche-Orient (Italie, Espagne, Hollande, Afrique du Nord, Turquie, etc.), desquels il rapporte des scènes et des paysages idéalisés qui font l’objet de plusieurs expositions personnelles. Commençant la série de ces voyages par l’Italie, il perpétue la tradition du Grand Tour. Son esthétique se rapproche alors des grands maîtres de la Renaissance. Cette dernière se modifie au fur et à mesure qu’il se rapproche des régions méditerranéennes, vers un pointillisme diffus dans certaines de ces toiles et un éclaircissement de sa palette. L’artiste remplit lors de ses voyages des carnets de croquis, qu’il réutilise par la suite dans des compositions au pastel ou à l’huile.

La musique trouve sa place dans l’œuvre de Lévy-Dhurmer. Ami de Claude Debussy (1862-1918), l’artiste s’inspire des créations de celui-ci pour créer des œuvres aux atmosphères similaires, ainsi que de celles d’autres artistes tels Gabriel Fauré (1845-1924) ou Ludwig van Beethoven (1870-1927).

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Galerie Arnaud Tellier

Dessin, Aquarelle & Pastel Art nouveau

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