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Le port de Lorient d’après Nicolas Ozanne vers 1780
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Réf : 87251
12 500 €
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 71 cm X H. 55 cm
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Antiquités Franck Baptiste
Antiquités Franck Baptiste

Mobilier régional et Parisien et objet d'art


+33 (0)6 45 88 53 58
Le port de Lorient d’après Nicolas Ozanne vers 1780

Trés belle huile sur toile représentant le port de Lorient* vu du quai de la machine à mâter d’après le dessin de l’ingénieur de la marine Nicolas-Marie Ozanne*, réalisé en 1776 pour terminer la série « des vues des ports de France » commandée par le roi Louis XV au peintre Joseph Vernet (1714-1789) et terminée sur ordre du roi Louis XVI.
L’oeuvre de Nicolas Ozanne sera gravée par Yves-Marie Le Gouaz (1742-1816) la même année.
Notre toile représente une trés belle vue du port au soleil couchant, avec au premier plan un quai surveillé par un garde royal en arme et une foule de badauds en habits de cours observant les opérations du chantier naval.
Sur une mer calme et légèrement ridée, on peut apercevoir plusieurs gros navires au mouillage dans la rade, ils sont peints avec minutie et de nombreux détails sont observables, comme le nombre de ponts (deux ou trois) , de mâts, de bouches à canons ou de voiles…
Des émanations de fumée et la rougeur ...

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... du feu attirent la curiosité des spectateurs sur les opérations de calfatage d’un gros navire au loin et d’une chaloupe située au bord du quai.
Au deuxième plan, un vaisseau battant pavillon français est en fin de construction, une petite machine à mâter est entrain de poser le mât de misaine ou d’artimon tandis que d’ici quelques jours la grande machine présente en bout de quai entrera en action pour poser le grand mât.
A l’arrière plan on peut apprécier l’immensité des entrepôts et des magasins de la compagnie des Indes orientales qui sont dominés par la grande tour de la découverte.
Erigée en 1734 sur la colline de Faouëdic, cet édifice de 36 mètres, servait de tour de guet et non de phare et permettait aux veilleurs de scruter la mer de Belle-île jusqu’aux Glénan, surveillant ainsi les éventuelles incursions anglaises et tout acte de piraterie sur les bateaux de la Compagnie.
Détruite par la foudre à plusieurs reprises, elle sera un des premiers monuments d’Europe à être équipé du paratonnerre de Benjamin Franklin.


Huile sur toile (rentoilée), cadre en bois doré Italie 19 ème.

Trés bel état de conservation.

Ecole française vers 1780.

Dimensions :

Cadre : Hauteur : 55 cm ; Largeur : 71 cm
Toile : Hauteur : 43,5 cm ; Largeur : 59 cm



* Lorient : La ville de Lorient, dans le Morbihan, doit son nom à la Compagnie des Indes orientales qui a fondé la ville en 1666.
Créée en 1664 par Colbert, cette compagnie marchande doit concurrencer les Pays-Bas dans leur commerce avec les Indes.?Afin d’être plus proche du point de départ de ses bateaux, elle installe son siège à Port-Louis au sud de la Bretagne.?C’est face à cette ville et sa citadelle que sont fondés les chantiers navals de la société, sur un lieu-dit du nom de Faouédic (signifiant petit bois de hêtre en breton).
Le premier navire bâti par la compagnie en ces lieux est impressionnant pour les habitants de la région avec sa capacité de mille tonneaux. Initialement baptisé Soleil d’Orient, ils n'en gardent que le diminutif : L’Orient, qui donne son nom au chantier et la ville naissante qui l’entoure. La ville de Lorient est née.

NICOLAS-MARIE OZANNE (BREST, 1728 – PARIS, 1811)
Fils d’aubergiste, ancien cuisinier du Capitaine de Roquefeuil, Nicolas Ozanne fut remarqué dès son plus jeune âge pour ses qualités de dessinateur et son sens de l’observation technique et scientifique. Entré à dix ans au service de Roblin, maître à dessiner à l’école des Gardes de la Marine de Brest, il en devint le suppléant en 1743 et le remplaça en 1750, se chargeant notamment de la formation de son plus jeune frère, Pierre, qui allait lui aussi devenir un dessinateur de la marine et ingénieur. Nicolas Ozanne n’avait que vingt-quatre ans lorsqu’il fut associé aux travaux de l’Académie de Marine qui venait d’être créée à Brest.
La grande réputation de ses travaux lui valut les faveurs du Ministre de la Marine, Antoine-Louis Rouillé, et le soutien de Henri-Louis Duhamel Du Monceau, alors Inspecteur Général de la Marine. Les commandes que le dessinateur reçut allaient du dessin des vaisseaux et des vues du Havre commémorant la visite de Louis XV en 1749, aux vues de combat et aux illustrations des traités. En 1755, il obtint un congé avec frais afin d’accompagner Joseph Vernet dans sa tournée des Ports de France. Vingt ans plus tard, c’est à Ozanne qu’incomba de créer une nouvelle série de soixante vues de ports du royaume.
Nommé dessinateur de la Marine à Versailles en 1757, puis chargé de travaux au bureau des ingénieurs géographes de la guerre, Ozanne se vit confier la très importante mission d’éduquer dans le domaine maritime, de la construction et de la navigation, d’abord le duc de Bourgogne, puis le Dauphin (le futur Louis XVI) et de ses deux frères, comtes de Provence et d’Artois (futurs Louis XVIII et Charles X). La construction de la flottille de Versailles et de la corvette l’Aurore pour la mission scientifique du Marquis de Courtanvaux vint couronner sa carrière d’ingénieur naval.?Définitivement établi à Paris dès 1765, l’artiste s’occupa à faire éditer ses œuvres, gravées pour la plupart par ses sœurs Jeanne-Françoise et Marie-Jeanne. Il prit sa retraite en 1791 après quarante-sept ans de service, mais ne cessa jamais de dessiner jusqu’à sa mort en 1811. Son œuvre, exclusivement graphique, a trait tout entier au domaine maritime dont il affirme la connaissance subtile et consciencieuse. Chacune de ses feuilles est l’expression fidèle d’une chose vue et vécue, tracée d’une main sûre avec un sens didactique d’un maître à dessiner. Généralement au lavis, légers, précis, lumineux et élégants, ses dessins sont destinés pour la plupart à être reproduits en gravure. On y trouve peu de navires isolés, mais beaucoup de vues plus décoratives, peuplées de personnages dont l’agréable animation venait des leçons prises par Ozanne auprès de Natoire et de Boucher.

Bibliographie:

Charles AUFFRET, Une famille d’artistes brestois au XVIIIe siècle. Les Ozanne, Rennes, 1891.

Jacques VICHOT, « L’œuvre des Ozanne : essai d’inventaire illustré »

Notre avis :

L’oeuvre que nous présentons est une trés belle vue de port réalisée dans le plus pur style Français, elle est probablement issue des ateliers des peintres de la marine.
Influencée comme la majorité des marines de la deuxième partie du 18 ème siècle par Joseph Vernet, notre toile arbore tout les ingrédients à succès du grand maître : parfaite maitrise de la lumière du soleil, minutie de détails dans les gréements, nombreux personnages de tout âges grouillant sur les quais et perspective architecturale pour les fonds.
Outre la qualité picturale et l’effet décoratif procuré, notre oeuvre est aussi un trés beau document historique qui nous permet d’imaginer la grandeur du port de Lorient à son apogée, c’est à dire à l’époque de la compagnie des Indes Orientales.

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