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Le Jugement de Pâris – Ecole anversoise, milieu du XVIIe siècle
Le Jugement de Pâris – Ecole anversoise, milieu du XVIIe siècle - Tableaux et dessins Style
Réf : 97282
6 900 €
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
Flandres
Materiaux :
Huile sur panneau
Dimensions :
l. 44.5 cm X H. 50.5 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIe siècle - Le Jugement de Pâris – Ecole anversoise, milieu du XVIIe siècle
Art & Antiquities Investment
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Tableaux anciens, dessins, sculptures, objets religieux


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Le Jugement de Pâris – Ecole anversoise, milieu du XVIIe siècle

Huile sur panneau.
Au coucher du soleil, à l’orée d’un bois se joue une scène mythologique dont l’issue provoquera la guerre de Troie. Assis à gauche non loin de son troupeau, son bâton de berger à la main, Pâris est choisi par Mercure pour désigner qui de Junon, Minerve ou Vénus est la plus belle des déesses. Pour s’assurer ses faveurs, chacune d’elle lui promet une récompense : Junon de lui offrir la puissance, Minerve de lui conférer la sagesse et Vénus de lui octroyer Hélène en épouse. C’est à cette dernière, située ici au centre, son fils Cupidon à ses pieds, que Pâris remet la Pomme de Discorde. A la gauche de Vénus, Junon l’orgueilleuse paraît s’emporter contre Pâris qu’elle désigne d’un geste de la main. Minerve, demeurée stoïque, ne montre rien du mépris qu’elle voue à son juge. Sans le savoir, Pâris a précipité le destin de la cité de Troie dont il ignore qu’il est le prince et que nous voyons esquissée dans le fond ...

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... de la composition.
A une époque tiraillée entre l’iconoclasme protestant et les prescriptions du Concile de Trente, la mythologie est une échappatoire offrant aux artistes l’opportunité de personnifier les caractères moraux des humains par le truchement des dieux anciens. Si l’iconographie du Jugement de Pâris doit énormément aux gravures qu’exécuta Marc-Antoine Raimondi au XVIe siècle d’après un dessin de Raphaël, notre artiste est résolument un nordique. En effet, le nombre des figures réduit au strict minimum est réminiscent de l’apport des artistes germaniques tel Cranach l’Ancien et Albrecht Dürer. Au XVIIe siècle, les Anversois Pierre Paul Rubens et Jan Brueghel II s’inscrivent dans ce schéma minimaliste ; le premier y déploie son talent pour le dessin des corps et évince Mercure de ses compositions, le second y emploie toute sa virtuosité de paysagiste. Ainsi notre peintre s’inscrit-il dans le sillage de ces grands maîtres. D’une part, il exécute des figures aux corps voluptueux et ronds, enveloppés dans des drapés libérés au vent, à la manière de Rubens. D’autre part, il accorde un soin particulier à la végétation, qu’il traite feuille par feuille au moyen de délicates nuances de vert réhaussées de lumière, à la manière des paysagistes flamands. Riche iconographiquement sans être étouffante, cette œuvre baroque est le reflet de la passion occidentale pour les symboles trinitaires : les Trois Grâces, les Trois Portes du songe de Poliphile et, en l’espèce, les trois déesses incarnant chacune trois vertus.

Nous avons choisi de vous présenter ce célèbre épisode mythologique dans un cadre ancien en bois sculpté doré et noirci dit « Salvator Rosa » .
Dimensions : 36 x 30 cm – 50,5 x 44,5 cm avec le cadre

Bibliographie :
- BOSQUE (de), Andrée, Mythologie et Maniérisme aux Pays-Bas : 1570-1630 Peintures & Dessins, Anvers, Fonds Mercator, 1985.
- DAMISCH, Hubert, Le jugement de Pâris : Iconologie analytique, Paris, Flammarion, 1992.
- VLIEGHE, Hans, Flemish Art and Architecture, 1585-1700, New Haven, Yale University Press, 1998.

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