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Le grand Dauphin à la bataille de Philippsbourg, 18e siècle
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Réf : 91166
VENDU
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France, Paris
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 130 cm X H. 142 cm
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Antiquités Franck Baptiste
Antiquités Franck Baptiste

Mobilier régional et Parisien et objet d'art


+33 (0)6 45 88 53 58
Le grand Dauphin à la bataille de Philippsbourg, 18e siècle

Important portrait en buste de Louis de France (1661-1711) dit « Monseigneur » ou le « Grand Dauphin ».
Le fils du roi Louis XIV est représenté en buste, coiffé d’une abondante perruque bouclée terminée par une natte, il pose fièrement, dans sa précieuse armure constellée de fleurs de Lys.
Par dessus cette dernière, il arbore un jabot de dentelle, l’écharpe bleu de l’ordre du St Esprit qui barre son plastron et une cape de satin brodée d’or nouée à la ceinture.
Sa main gauche est posée sur son heaume tandis que de sa main droite il brandit le bâton de commandement*, exhortant ses troupes à le suivre malgré la bataille* qui fait rage.
En arrière plan, on aperçoit des cavaliers au galop faisant feux avec leurs mousquets.
Malgré ce vacarme, le visage de notre prince reste impassible, il traduit l’absence de peur et la bravoure de celui qui est le numéro un dans l’ordre de succession à la couronne.

Au revers :

Ex-libris de provenance ...

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... collé sur la toile aux armoiries Comtales de la famille de la Rivière pré d’Auge.*
Inscription à l’encre « Cesse de Trogoff, né de Clacy N° 413 » *


Trés bel état de conservation; toile et cadre d’origine.

Ecole Française du début du 18 ème siècle, probablement réalisée par l’atelier de copistes du Cabinet des tableaux de la surintendance des Bâtiments du roi à Versailles*, d’après la composition peinte par Hyacinthe Rigaud en 1697 et aujourd’hui disparue.*

Dimensions :

Cadre : Hauteur : 142 cm ; Largeur: 130 cm

Toile : Hauteur : 125 cm ; Largeur : 110 cm


* Le bâton de commandement ne porte pas de fleurs de lys car il ne s’agit pas d’un bâton de maréchal, le fils du roi de France, prince du sang, étant au-dessus du maréchalat.
De tels bâtons sans fleurs de lys se retrouvent sur les portraits des autres princes du sang, par exemple monsieur frère du roi ou le prince de Conti, son cousin, ou encore des Ducs qui eux aussi étaient au dessus.

* La bataille en arrière plan représente la glorieuse prise de Philippsbourg en 1688 par le Grand Dauphin.
Le drapeau rouge barré d’une bande blanche étant celui des troupes autrichiennes commandées par le Comte Maximilien Von Starhemberg.

*L’ex-libris représente les armes d’alliance de François Charles Alexandre de la Rivière, Comte de Pré d’Auge (1739-1794) et de son épouse Anne Charlotte Rose de Fresnel.
En mars 1766, François de la Rivière, mousquetaire du roi, devient le premier comte de la Rivière Pré-d'Auge. 
"Par lettres patentes du mois de mars 1766, le Roy Louis XV accorda la réunion des terres du Pré-d'Auge et de l'Épée, en une seule Seigneurie qu'il érigea en Comté, sous la dénomination de "La Rivière Pré-d'Auge", en considération des services du titulaire, François, Charles, Alexandre de la Rivière, et de ceux de ses ancêtres ainsi que de l'antiquité de sa noblesse qui ne s'était jamais mésalliée."
Notre tableau fût peut être donné par le roi à cette occasion ou antérieurement pour fait d’armes, à un des ancêtres de cette illustre famille.
Il était probablement exposé dans le château familial qui fut pillé à la révolution.

*L’inscription à l’encre renvoie au N°413 de la vente du 10 Avril 1851 de la Comtesse de Trogoff, née Marguerite-Joséphine Parat de Clacy.
Cette dernière, propriétaire d’un chateau en Bretagne et d’un hotel Particulier à Paris, achète probablement notre tableau durant la restauration.


*Le cabinet des tableaux de la surintendance des bâtiments du roi, situé à Versailles fut créé en 1670 par le roi Louis XIV pour conserver les tableaux les plus précieux, les restaurer et faire des copies des effigies royales dont il détient l’exclusivité.
Jusqu’à sept copistes font travailler pour satisfaire la demande qui est colossale, le délai avant livraison frôle même les dix ans à certains moments, tant la possession d’un portrait royal est un véritable enjeu pour la noblesse.
Bon nombre des portraits de princes qui nous sont parvenus et qui sont attribués aux ateliers des grands peintres, sont probablement issus de cet atelier officiel qui pouvait faire preuve d’une grande habileté.
Certains peintres de l’officine, comme Jean-Martial Fredou atteindront même une renommée importante.
Notre hypothèse est renforcée par la présence attestée du tableau original dans le cabinet en 1784, sur le mur sud de la sixième pièce, ou le tableau est exposé au coté d’un autre portrait par Rigaud, celui du Duc de Bourgogne.

*Le portrait original fût réalisé en 1697 et facturé 2000 livres par le grand maitre Hyacinthe Rigaud, la bataille du fond était de la main de Parrocel.
Ce portrait de Rigaud connu donc un trés grand succès et lance le début des commandes royales pour l’artiste qui réalisera le portrait du roi Louis XIV en pied.
La pose en armure, avec le bâton de commandement et une bataille en arrière plan, restera à la mode non seulement chez le maitre mais elle sera reprise par de nombreux peintres tout au long du 18 ème, étant considérée comme le symbole même du noble chevalier servant son royaume.
L’effigie du grand Dauphin était trés demandée car il était le fils du roi Louis XIV, emmené à monter sur le trône, mais aussi le père du nouveau roi d’Espagne Philippe V .
Entre 1700 et 1721 l’atelier de Rigaud ( Parrocel, Ranc, Leprieur, Delaunay,Viénot) réalisera plus d’une vingtaine de copies qui sont aujourd’hui exposées au château de Versailles, au palais royal de Madrid ou à la pinacothèque de Munich.
L’original, non exposé et conservé au cabinet des tableaux disparaitra à la révolution, il est aujourd’hui non localisé.

Notre avis :

L’absence du portrait original ne nous permet pas de savoir si le cadrage originel était resserré à la ceinture comme sur notre modèle et celui de Versailles, qui présentent un format presque au carré, ou au contraire, s’il était plus allongé, à mi-cuisse comme l’exemplaire du palais royal de Madrid.
Mis à part le cadrage, la majorité des exemplaires connus reprennent la même composition, que ce soit au niveau de la pose, de l’armure, ou du visage du Dauphin, qui est représenté assez jeune, à l’âge de 36 ans.
Notre exemplaire reprend cette composition mais avec quelques variantes, dans l’armure avec des fleurs de Lys visibles, dans le casque ou le fond avec une bataille visible seulement sur le coté droit de l’oeuvre, mais surtout, il présente le Dauphin dans un âge plus avancé, vers la cinquantaine, soit quelques temps avant sa mort en 1711, ce qui est unique.
Les traits particulièrement fins du visage sont trés proches de ceux du vieux roi Louis XIV, ils furent peut être réalisés d’après nature, car ils n’apparaissent sur aucun autre exemplaire connu, ce qui fait de notre oeuvre un original et non une simple copie d’atelier.
Notre portrait est de trés belle facture, il est présenté dans un bel état de conservation, avec une provenance prestigieuse et symbolise parfaitement la puissance de la monarchie française sous l’ancien régime.

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Tableaux XVIIIe siècle Louis XIV

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