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Diodore RAHOULT (1819-1874) - La rentrée de la Cour au Palais de Justice de Grenoble le 3 novembre 1865
Réf : 68715
25 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Diodore RAHOULT (Grenoble 1819 - Grenoble 1874)
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 59.5 cm X l. 73 cm
Galerie Vaujany
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Diodore RAHOULT (1819-1874) - La rentrée de la Cour au Palais de Justice de Grenoble le 3 novembre 1865

Huile sur toile chantournée par le haut, signée en bas à gauche. 73 x 59,5 cm

Réalisé dans le courant de l’année 1867, ce tableau apparaît pour la première fois au salon de Paris en mai 1868. La scène représente un événement, dont le
peintre, postérieurement, se fait le témoin. Diodore Rahoult qui a grandi à deux pas de la place Saint-André a sans doute maintes fois assisté, en observant avec intérêt, à cet immuable cérémonial de la rentrée annuelle de la Cour. Nous sommes le 3 novembre 1865. Par une savante disposition, Rahoult nous montre, dans un ordre hiérarchique, les magistrats de la Cour impériale, s’avancer en procession vers les portes du Palais de Justice de Grenoble où ils vont assister à l’audience solennelle de rentrée. Le premier président Bonafous et le procureur général Chevalier, représentés de dos, ont déjà franchi le seuil du Palais. Le personnage principal, auquel le peintre rend hommage, de trois-quarts tourné vers lui, est André-Louis-Joseph Marion de Faverges (1796-1867), doyen de la Cour, président de chambre et ancien député de l’Isère de 1839 à 1849. Ce jour du 3 novembre de l’année 1865 est celui de sa dernière participation à une audience de rentrée. En effet, il met fin à sa longue carrière de magistrat le 20 juin 1866 et décède à Grenoble le 1er février 1867. À sa droite, sans doute le premier avocat général Louis Gautier, qui, ce jour-là, prononcera le traditionnel discours de rentrée. De dos, le personnage à qui s’adresse directement le président Marion, est à reconnaître parmi les trois autres présidents de chambre : Petit, Charmeil ou Nicollet. Il reste à identifier les magistrats qui forment la suite du cortège. Etaient présents ce 3 novembre (entre parenthèses leur âge au 3-11-1865) : Avocats généraux : Hector de Rochefontaine (47), Béranger (35) ; Substituts du procureur général : Lion (40), Berger (44) ; Conseillers : Paganon (67), Rolland (64), Imbert-Desgranges (65), Fiereck (59), Charavel (69), Villars (69), Piollet (60), Burdet (59), Mongin de Montrol (53), Sestier (52), Bigillon (60), Pagès (49) ,Masse (65), Vincendon (51), de Gloss (44), Gentil (59), Michel (63), Laurans (62), Collomb (44), Michoud (53), Audidier (51), Craponne de Villard (64), Rivier (51), Boucher (47), Orsat (48).

« La rentrée de la Cour au Palais de Justice à Grenoble parut à Paris au Salon de 1868. Il fut loué par les critiques. Cette forte peinture se distingue par une savante disposition des personnages, qui ne sont point des portraits. Un écueil était à éviter dans l’aspect uniforme des costumes, les couleurs rouge et noire dominant l’ensemble de la composition.
Une échappée sur le mur du Palais de Justice, près de la porte d’entrée, laissant voir quelques affiches jaunes et bleues, vient rompre cette monotomie de tons, et donner une note heureuse à cette scène empreinte de gravité. On aperçoit, en partie, la belle façade du palais Delphinal, du style de la Renaissance, se détachant sur le fond gris du ciel assombri par les brouillard de novembre. M. Schlesinger, négociant, est possesseur de ce tableau.» (Auguste Petit 1874).

Voici de quelle manière M. Charles Clément, critique d’art au journal des Débats, appréciait ce tableau dans son compte-rendu du Salon de 1868 à Paris :
« Le tableau de M. Rahoult ‘’la Rentrée de la Cour ‘’ est un des bons ouvrages de l’exposition. Le peintre s’est tiré avec talent de la difficulté que présentaient ces costumes rouges de même ton. La belle architecture du Palais et la rue qui y conduit forment un fond des plus heureux pour cette scène très vive et bien disposée. Les types de têtes, qui sont sans doute des portraits, et les expressions des physionomies, ont une variété, une finesse, un caractère individuel que l’on ne saurait trop louer. L’exécution est franche, habile, soutenue, et, malgré la vivacité de la coloration, l’ensemble a de l’harmonie.»

Expositions
• Salon de Paris, mai 1868, n°2085, La rentrée de la Cour au Palais de Justice de Grenoble
• Salon de Lyon, décembre 1868 - janvier 1869, n°690, Souvenir du 3 novembre, rentrée de la Cour au Palais de Justice de Grenoble. Tableau reproduit dans l’album de la Société des Amis des Arts de Lyon avec la mention : Schlesinger (tombola).
Le nom de M. Schlesinger est inscrit au crayon au dos sur le châssis et à l’encre au dos du cadre. Mr Schlesinger est devenu le propriétaire du tableau à l’issue du tirage de la tombola. Les Sociétés des Amis des Arts, composées de notables associés et actionnaires, achètent aux artistes certaines oeuvres exposées au Salon annuel et, au détour d’une tombola, les répartissent entre les sociétaires et les visiteurs, acheteurs d’un billet d’entrée incluant la participation au tirage au sort.
• Musée de Grenoble, Diodore Rahoult, 25 avril 1874, n°83 du catalogue
• Musée de l’Ancien Évêché, Grenoble, Diodore Rahoult, paroles de palette, 15 nov. 2013 - 1er avr. 2014, n° 171, reproduit p. 131.

Bibliographie
• Auguste Petit, Diodore Rahoult et son oeuvre, Librairie Prud’homme, Grenoble 1874, p.31
• Catalogue de l’exposition des oeuvres de Diodore Rahoult, musée de Peinture de Grenoble 25 avril 1874, Editions Allier, Grenoble 1874
• Catalogue de l’exposition au musée de l’Ancien Évêché, Grenoble, Diodore Rahoult, paroles de palette, 15 nov. 2013 - 1 avr. 2014 p.131. Diodore RAHOULT Grenoble 1819 - Grenoble 1874

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