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La Leçon d'escrime - Alcide-Théophile Robaudi (1850-1928)
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Réf : 76524
70 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Alcide-Théophile Robaudi (1850-1928)
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 108 cm X H. 174 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - La Leçon d'escrime - Alcide-Théophile Robaudi (1850-1928) XIXe siècle - La Leçon d'escrime - Alcide-Théophile Robaudi (1850-1928) Art nouveau - La Leçon d'escrime - Alcide-Théophile Robaudi (1850-1928) Antiquités - La Leçon d'escrime - Alcide-Théophile Robaudi (1850-1928)
Marc Segoura
Marc Segoura

Tableaux, Mobilier et Objets dart des 17e, 18e et début 19e siècle


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La Leçon d'escrime - Alcide-Théophile Robaudi (1850-1928)

Elève du sculpteur Gustave Bonardel et de Félix Malard à l’école de dessin de Nice, Alcide Théophile Robaudi poursuit sa formation à l’Ecole des beaux-arts de Paris dans l’atelier de Jean-Léon Gérôme en 1865.
Inspiré par l'histoire et par les romans historiques, Robaudi expose au Salon de Paris à partir de 1874, principalement des sujets inspirés de l'histoire de France.
Il est aujourd'hui connu en tant qu'illustrateur d'Alexandre Dumas bien-sûr, mais aussi de George Sand et d'Honoré de Balzac.

Fiche signalétique


Alcide-Théophile Robaudi (Nice, 1850 - Paris, 1928), La leçon d’escrime, 1887, huile sur toile dans son cadre d’origine, 223 x 157 cm.


Provenance :
Acquis par les grands-parents des propriétaires actuels à la fin des années 1940.


Inscriptions :
Huile sur toile signée et datée en bas à gauche « A Robaudi. 87 »



Exposition : Salon des Artistes Français, Paris, 1887, n° 2045.


Bibliographie :


Salon des ...

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... Artistes Français, Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture, gravure et lithographie des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Elysées le 1er mai 1887, Paris, Paul Dupont, n° 2045, p. 169.
Exposition des Beaux-Arts, Catalogue illustré, peinture & sculpture, Paris, Ludovic Baschet, 1887, p. 154 (reproduction).

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Notice d’œuvre



Cet élégant portrait d’un jeune escrimeur est l’occasion de redécouvrir la carrière du peintre Alcide-Théodore Robaudi (1850 - 1928), tombée dans l’oubli. Mieux connu pour ses talents d’illustrateur auprès des grandes maisons d’édition Conquet, Hachette, Calmann-Lévy et Lemerre, Alcide-Théophile Robaudi est également l’auteur de grands formats exposés aux Salons parisiens et achetés par l’État pour orner les musées de France sous la IIIe République.


Notre tableau représente un jeune garçon à sa leçon d’escrime. L’œuvre frappe par sa sobriété et par sa grande qualité d’exécution. Au centre de la toile, l’enfant à l’arrêt défie du regard le spectateur. Le jeune modèle est isolé sur un fond de couleur foncée dont les variations lumineuses témoignent de la grande subtilité de la peinture d’Alcide-Théodore Robaudi. La virtuosité du peintre transparait dans le temps passé à traiter les détails. Le cadrage serré sur son modèle, l’artiste porte ainsi une attention toute particulière à la description des matières et des coloris. Les pans de la chemise de coton blanc, traités de manière quasi-abstraite, tranchent avec le délicat rendu de la culotte de velours noir. Les bas vert foncé rappellent la couleur des yeux du jeune garçon. Un casque de protection au sol délimite la surface de l’estrade où l’escrimeur se tient.


La pose statique, le traitement en contre-plongée de la figure et la composition réduite à l’essentiel sont à rapprocher des portraits d’enfants du peintre académique de la IIIe République Carolus-Duran. Tous deux ont en commun de puiser leur inspiration du côté de la peinture espagnole et notamment des tableaux de Diego Vélasquez. La touche vibrante et onctueuse de ce dernier offre une incarnation psychologique particulière à ses portraits que Robaudi cherche à reproduire à travers un dessin parfait et une riche harmonie chromatique en vert et en brun. Le triomphe de la manière espagnole - sur l’héritage italien de Raphaël en France - transparaissait déjà une vingtaine d’années plus tôt dans les œuvres d’Édouard Manet avec L’enfant à l’épée (1861, MET) et Le fifre (1866, Musée d’Orsay) dont notre peintre s’inspire pour sa composition.


En présentant son œuvre au Salon des Artistes Français de 1887, Alcide-Théodore Robaudi fait preuve d’originalité. Il choisit un sujet rarement traité. L’art des armes est plus souvent évoqué à travers la représentation historique du duel, en témoigne la leçon d’escrime du peintre américain Walter Gay présentée au Salon des Beaux-Arts de 1879. L’escrime comme sport de combat fait donc depuis peu son entrée sur la scène artistique du Salon. Toutefois les artistes portraiturent en particulier des escrimeurs confirmés tel le maître d’armes Arsène Vigeant par le sculpteur Jean Antoine Injalbert au Salon des Artistes Français de 1886 ou l’escrimeur du peintre américain Gari Melchers présenté en 1906 au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts. Aucuns n’ont le charme de la figure juvénile de Robaudi.

La leçon d’escrime est le cinquième envoi de notre peintre au Salon des Artistes Français. Robaudi est sélectionné pour la première fois en 1883 par l’exigeant jury. Il y expose en tout vingt-trois fois, jusqu’en 1923. Contrôlée par l’État français, l’exposition au Salon permet aux artistes de se distinguer parmi leurs pairs, de profiter d’un lieu pour présenter leurs œuvres aux futurs acquéreurs et de la couverture médiatique de l’événement par une presse spécialisée. Les œuvres de Robaudi sont remarquées à plusieurs reprises. L’État lui achète deux tableaux en 1876 et en 1880. Le Pilori (Notre-Dame de Paris), qui représente dans une vaste scénographie Quasimodo au pilori secouru par Esméralda, est envoyé par l’État au musée des Beaux-Arts de Nice. Le Meurtre des enfants de Clodomir très remarqué au Salon de 1880 est acquis par le gouvernement pour la mairie de Pézenas. La présence des toiles d’Alcide-Théodore Robaudi au sein des collections publiques françaises à Grandville et Nice ne se limite pas à ses envois pour les Salons mais sont également le résultat de donations. De nos jours, ses œuvres sont autant appréciées à l’international où elles figurent dans les catalogues des grandes maisons de ventes aux enchères publiques.


L’ambitieuse carrière d’Alcide-Théodore Robaudi mérite un éclairage nouveau en dehors du cercle des bibliophiles. La leçon d’escrime synthétise par son sujet, sa composition et son traitement, l’attrait puissant de sa p

DIMENSIONS:

68 1/2 by 42 13/28 in.

EXPOSITION:

Salon des artistes français, Paris, 1887, n° 2045, illustré au catalogue p.154.

MUSEE:
Le Musée de Nice conserve de lui « Quasimodo au pilori secouru par la Esmeralda.

Marc Segoura

XIXe siècle
Bureau plat en laque Européen
Bureau plat en laque Européen

120 000 €

Tableaux XIXe siècle Art nouveau

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