EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
La Fête de Bacchus, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632)
La Fête de Bacchus, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632) - Tableaux et dessins Style Louis XIII La Fête de Bacchus, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632) - Baptiste & Lenté La Fête de Bacchus, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632) - Louis XIII Antiquités - La Fête de Bacchus, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632)
Réf : 83975
28 000 €
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
Flandres
Materiaux :
Huile sur panneau de chêne
Dimensions :
l. 90 cm X H. 75 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIe siècle - La Fête de Bacchus, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632) XVIIe siècle - La Fête de Bacchus, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632) Louis XIII - La Fête de Bacchus, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632) Antiquités - La Fête de Bacchus, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632)
Baptiste & Lenté
Baptiste & Lenté

Mobilier et objets d'art du 16e au 19e siècle


+33 (0)6 45 88 53 58
+33 (0) 6 64 42 84 66
La Fête de Bacchus, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632)

La Fête de Bacchus ou l’allégorie de l’automne, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632)
Huile sur panneau de chêne parqueté.
Dimensions : h. 50 cm, l. 64 cm.
Cadre en placage d’écaille rouge et bois noirci, époque XIXeme siècle
Dimensions avec cadre : h. 75 cm, l. 90 cm
Notre œuvre attribuée au peintre anversois, H. Van Balen s’inscrit parfaitement dans la production de cet artiste et de son important atelier, connu essentiellement pour ses nombreux tableaux représentant les festins des dieux, les diverses aventures des divinités ainsi que pour ses sujets allégoriques.
Notre tableau présente la fête de Bacchus ou la fête des vendanges, qui est associée à l’allégorie de l’automne dont Bacchus est la figure représentative.
La conception est caractéristique des œuvres de Van Balen et réunit plusieurs genres sur plusieurs niveaux : la nature morte et les personnages secondaires occupant le premier plan, les principales figures mythologiques ...

Lire la suite

... au centre du deuxième plan et l’ouverture sur un paysage lointain et végétation au dernier plan.
La riche composition de la scène est obtenue grâce a la présence des nombreux personnages constituant les groupes distincts : les puttis dans l’air, le cercle des invités, les serviteurs et les puttis au premier plan.
Dans une clairière au cœur d’une foret les divinités se sont réunies pour célébrer les vendanges.
D’en haut les puttis rependent des fleurs et planant dans les airs s’unissent a la célébration.
Le Bacchus en maitre des lieux, reconnaissable à sa couronne de lierre, entouré de petits faunes, lève comme de coutume sa grande coupe dorée. Ses convives installés dans un petit cercle sont Venus, Cérès et Flore.
Venus à sa gauche, assise sur un entablement en pierre, cache pudiquement son sein, tout en serrant tendrement son fils Amour, muni de son carquois remplis de fléchettes et de son arc.
Cérès, portant une couronne d’épis, expose au spectateur son dos nu, ses étoffes couvrant seulement ses cuisses. La gestuelle alanguie, influencée par le maniérisme, son bras se lève en direction de Flore qui à demi-vêtue, tient gracieusement sur ses genoux un grand bouquet de fleurs.
Un satyre derrière elle, porte sur sa tête une corbeille remplie de grappes de raisin, et retient dans son bras de lourds pampres de vignes.
Un faune agenouillé manipule un grand récipient en terre cuite.
A gauche une corbeille remplie de raisins et les pièces d’orfèvrerie et de la faïence sont exposées en désordre artistique au premier plan, symbole de la richesse et de l’abondance. Les bols en faïence, une tazza et des coupes en or, la variété de ses objets minutieusement exécutés affichant les brillances du métal, l’éclat de la faïence. Tandis qu’à droite au premier plan parmi les fruits et légumes jonchés par terre, les puttis joyaux s’occupent de remplir la corne d’abondance avec la récolte de l’automne.
La masse d’arbres en arrière-plan est dominée par un sous-bois aux couleurs sombres et aux tons bruns, dont seulement quelques feuilles captent la lumière et ainsi donnent des contours et des formes aux arbres. Tandis que sur la partie dégagée de la foret, le soleil éclaire le feuillage aux couleurs vertes et turquoises, et crée des petites zones argentées dans les branches.
Les déesses dénudées sont enveloppées à la manière antique dans de larges étoffes de soies brillantes, le tissu savamment disposé aux plus sculpturaux attire l’œil du spectateur par ses nombreux reliefs et ses froissements artistiquement arrangés. Les figures de notre tableau sont typiques des œuvres de Van Balen, les déesses assises vues du dos et enveloppées dans un tissu semblent son domaine de prédilection.
Nous retrouvons les nombreuses figures de notre composition sur un « Banquet des Dieux », peint en collaboration avec Jan Brueghel vers 1617 et probablement la première version, celle de la Galerie Nationale de Danemark. La composition a du connaitre un tel succès que des nombreuses variantes et dérivées ont été exécutées par la suite par la main et l’atelier de Hendrick van Balen. Sur notre tableau les groupes des puttis, les dieux et le satyre agenouillé sont directement inspirés par le « Banquet des Dieux ». Néanmoins, dans notre œuvre ayant pour sujet l’allégorie de l’automne, l’agencement des figures et nature morte diffèrent. Malgré une recherche approfondie, nous n’avons pas retrouvé d’œuvre identique à la nôtre, ce qui permet de présumer qu’il s’agit d’une œuvre unique provenant de l’atelier de Hendrick Van Balen et probablement bénéficiant de son intervention pour les figures.
Les sujets allégoriques personnifiées par des divinités festoyant dans un cadre bucolique ont connu un véritable succès dans les années 1620 a Anvers, mais leur production s’étendant sur une vingtaine d’années s’éteint rapidement, ce maniérisme antiquisant remplacé par des sujets baroques à plus forte cadence émotionnelle et de plus grande envergure sous l’influence de Rubens. Il s’agit des œuvres raffinées qui du fait de la durée courte de leur production sont très rares aujourd’hui sur le marché de l’art.
L’association de plusieurs genres, une représentation allégorique de la nature reflètent parfaitement les principaux thèmes chères aux amateurs d’art anversois, tels que la contemplation de la nature, l’engouement pour des fleurs, mais aussi la fête et la quête des objets précieux.
Hendrick Van Balen, (Anvers 1575 – id. 1632).
Hendrick van Balen aurait commencé son apprentissage auprès de Martin de Vos avant de partir pour l'Italie, où il s'arrêta à Rome et à Venise où il fréquenta notamment Hans Rottenhammer qui l'influença durablement. A son retour, il ouvrit un atelier qui fut, à côté de celui de Rubens, l'un des plus prospères d'Anvers. Spécialisé dans les tableaux de cabinet aux sujets allégoriques savants, il a souvent recours à d'autres mains pour peindre les paysages de ses œuvres ainsi il s'entoure des pinceaux raffinés de Brueghel de Velours, de Jan Brueghel le Jeune mais aussi de Joos de Momper et de Gaspar de Wit. Au sein de cet atelier également voué à l'art de la gravure, va se développer un répertoire de figures que l'on retrouve habilement déclinées au sein de leur production.

Baptiste & Lenté

Tableaux XVIIe siècle Louis XIII

Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « La Fête de Bacchus, attribué à Hendrick Van Balen (1575-1632) » présenté par Baptiste & Lenté, antiquaire à Paris dans la catégorie Tableaux XVIIe siècle Louis XIII, Tableaux et dessins.