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La danseuse de Canova Statue en marbre 1ére moitié du XIXe siècle
La danseuse de Canova Statue en marbre 1ére moitié du XIXe siècle - Sculpture Style Restauration - Charles X La danseuse de Canova Statue en marbre 1ére moitié du XIXe siècle - Arnaud Huppé-Chambon
Réf : 84126
Prix sur demande
Époque :
XIXe siècle
Provenance :
Italie
Materiaux :
Marbre
Dimensions :
H. 173 cm
Sculpture Sculpture en Marbre - La danseuse de Canova Statue en marbre 1ére moitié du XIXe siècle
Arnaud Huppé-Chambon
Arnaud Huppé-Chambon

Art de l'Inde, objets de curiosité, mobilier italien du XVIIè et XVIIIè siècle


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La danseuse de Canova Statue en marbre 1ére moitié du XIXe siècle

Figure en marbre representant la danseuse, d’apres un modele d’Antonio Canova (1757-1822) attribuée a Adamo Tadolini (1788-1868), première moitié du XIX siècle.

Hauteur : 173 cm.

Provenance : Bellmans Auctioneers, succession Mrs. Carole Lawson of Stilemans, Surrey, 18-20 juin 2019, lot 1800.
I- STILEMANS
A- Gertrude Jekyll
La résidence Stilemans, à Munstead, près de Godalming est construite par Edward Arnold en 1909. Gertrude Jekyll a pris en charge la conception des jardins sur les vingt années suivantes, possédant la propriété de Munstead attenante. Néanmoins, les différents propriétaires qui se succèdent ensuite ne conservent pas l’esprit de ce jardin et ont fait couper la plupart des arbres composant la forêt alentour. Geoffrey et Carole Lawson rachètent la propriété en 1982 et y créent un nouveau jardin. La reconstruction à l’identique de l’ouvrage de Jekyll était impossible, faute de sources, mais le nouveau jardin a été conçu dans le ...

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... respect le plus proche possible de l’esprit de cette paysagiste, en intégrant les quelques parties qui en restaient.

La question reste de savoir si la sculpture de la Danseuse a été intégrée dès l’origine dans le jardin de la propriété par Jekyll. C’est une hypothèse tout à fait plausible car dans sa conception des jardins il était très important d’y mettre des sculptures, en témoignent les articles qu’elle a écrits à ce sujet (G. Jekyll and C. Hussey, loc. cit., pp.115-140). Les photographies qu’elle inclut pour illustrer sa pensée montrent comme références des sculptures classiques ou inspirées de l’antique, en marbre ou en pierre, grandeur nature, si bien que notre Danseuse pourrait aisément y trouver sa place.
Gertrude Jekyll (1843-1932) est l’une des plus grandes paysagistes de son temps et son influence sur l’art des jardins reste importante. Selon elle « the first purpose of a garden is to be a place of quiet beauty such as will give delight to the eye and repose and refreshment to the mind ». Elle y parvient :
- en insérant des espaces de gazon vides de toute plantation,
- en groupant simplement des types nobles de végétaux, en mettant la bonne chose à la bonne
place – ce qui implique à la fois de grandes connaissances techniques et un sens artistique,
- en utilisant les nombres et les proportions pour utiliser juste ce qu’il faut au bon moment, en groupant les plantes selon des séquences de couleurs qui prennent en compte les saisons de
floraisons et la beauté de leur feuillage,
- enfin, en voyant comment lier la maison au jardin et le jardin à la campagne alentour.
Les éléments de décors, bancs, fontaines, vases, urnes ou sculptures faisaient partie intégrante de sa vision totale de l’art des jardins.

B- Dudley Poplak
Carole Lawson était la seconde fille de Lord et Lady Samuel of Wych
Cross. Son père était un important collectionneur de peintures
flamandes et hollandaises, qu’il légua à Mansion House après sa
mort. Il est également possible que la sculpture de la Danseuse ait fait
partie de la collection des Wych Cross, qui l’auraient léguée à leur
fille. Carole et Geoffrey constituèrent aussi une belle collection de
mobilier, et ils peuvent avoir eux-mêmes fait l’acquisition de la
Danseuse. Par ailleurs, en même temps qu’ils faisaient restaurer les
jardins de Stilemans, ils firent appel à Dudley Poplak pour concevoir
la décoration intérieure de la maison. Poplak a réalisé à la fin des
années 1960 puis, de nouveau entre 1983-89, la décoration de
Winfield House, la résidence de l’ambassadeur américain à Regent’s
Park. La plus grosse commande de sa carrière fut sans aucun doute le
chantier d’Highgrove House pour le Prince et la Princesse du Pays de
Galles. Poplak était connu pour son goût assuré, son empathie et sa discrétion. Ses amitiés avec les plus grands marchands de Londres lui permettaient de trouver les meilleures pièces pour ses clients dans tous ses projets. Il est alors tout à fait possible qu’il ait trouvé cette belle sculpture de la Danseuse pour le jardin de Stilemans.
II- ATTRIBUTION
A- La danseuse de Canova
Le modèle original de la danseuse a été réalisé par Antonio Canova (1757-1822) en 1812. Elle semble sur le point de descendre de son socle et de reprendre le pas complexe d’une danse du XIXe siècle. Installé à Rome en 1779, Canova réalise des œuvres de grande échelle représentant soit des réinterprétations de sujets de la mythologique classique soit des figures importantes de l’époque, parmi lesquels la famille Bonaparte. Les collectionneurs admirent sa remarquable capacité à sculpter le marbre, mais encore plus son habileté à faire revivre la sculpture grecque et romaine de l’antiquité, voire à la surpasser. La danse est l’un des thèmes préférés du maitre. Il était fasciné par les effets sculpturaux de ses figures en mouvement, qu’il retranscrivit dans ses dessins, dans ses reliefs ou ses rondes bosses. Il créa ainsi trois statues de danseuses dans des poses variées, la plus connue étant celle de l’Ermitage.
Canova est connu pour produire de multiples versions de ses sculptures préférées et La danseuse ne fait pas exception. La première (aujourd’hui conservée au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg) est réalisée pour l’impératrice Joséphine, femme de Napoléon Bonaparte, et exposée au Salon de Paris en 1812. Un critique écrit : « « La nouveauté de la pensée et de l’action dans cette figure, le charme de la vie et l’illusion du mouvement, dans la plus naïve des compositions, fit courir tout Paris comme à une sorte de représentation dramatique nouvelle. Je doute que jamais au théâtre la plus célèbre danseuse ait réuni un tel concours d’admirateurs, et reçu autant d’applaudissements. ». Il réalise une seconde version vers 1818-1822 aujourd’hui conservée au musée des beaux-arts du Canada à Ottawa.

Ermitage Ottawa
La Danseuse était un tel sujet de prédilection que de nombreuses reproductions en ont été faites au XIXe siècle. On peut cependant attribuer notre sculpture à l’un des élèves les plus talentueux de Canova, Adomo Tadolini. Il a en effet su rendre la transparence de la robe de la danseuse et la légèreté des boucles de cheveux retenues par une couronne de fleurs, avec une habileté proche de celle de son maître.
B- Adamo Tadolini (1788-1868)
La famille Tadolini compte parmi les dynasties de sculpteurs les plus importantes depuis le début du XIXe siècle. Quatre générations de sculpteurs sur pierre et bronze ont travaillé dans le même atelier sur la Via del Babuino à Rome pendant 150 ans. Le premier de cette dynastie était Adamo, élève et protégé de Canova. Adamo hérita ainsi de l’atelier de son maître qui devint l’atelier de toute la dynastie Tadolini, aujourd’hui préservé au sein de Musée Canova-Tadolini.
On sait que Canova donna certains de ses modèles originaux en plâtre à Tadolini avec autorisation d’en faire autant de copies qu’il voulait. Le plâtre de la Danseuse aux cymbales

Nota bene: bras et tête recollés, accroc à l’oreille droite, patine d’usage.

Arnaud Huppé-Chambon

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