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Karl Edvard Diriks (1855-1930) - La côte rocheuse
Karl Edvard Diriks (1855-1930) - La côte rocheuse - Tableaux et dessins Style Karl Edvard Diriks (1855-1930) - La côte rocheuse - Philippe Delpierre Karl Edvard Diriks (1855-1930) - La côte rocheuse -
Réf : 85641
18 000 €
Époque :
XXe siècle
Signature :
Karl Edvard Diriks (1855-1930)
Provenance :
Norvège
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 125 cm X H. 79 cm
Tableaux et dessins Tableaux du XXe siècle - Karl Edvard Diriks (1855-1930) - La côte rocheuse XXe siècle - Karl Edvard Diriks (1855-1930) - La côte rocheuse
Philippe Delpierre
Philippe Delpierre

Mobilier et Objets dart des XVIIe, XVIIIe et début XIXe siècle


+33(0)1 47 03 32 25
Karl Edvard Diriks (1855-1930) - La côte rocheuse

Ce tableau représentant très probablement la Pointe du Percho près de Pont Aven est une ode à la couleur.
Probablement réalisé entre 1912 et 1921, neuf années qu'il passe en France et principalement en Bretagne, ce tableau fait partie du courant post-impressionniste dont un des représentants les plus proches de Diriks est Henri Moret. Membre éminent de l'école de Pont Aven, Moret a pu rencontrer Diriks sans que cela soit attesté.
Fasciné par la mer, le peintre a utilisé des couleurs profondes, des coups de pinceaux énergiques pour capturer la puissance de la mer. A partir d'une composition simple, les couleurs captivantes aux tons acidulés traduisent l'instabilité de la lumière.
Karl Edvard Diriks, né à Oslo (Norvège) est le fils de Bénédicte Henriette Munch, ce qui fait de lui le cousin d'Edvard Munch auteur du célèbre tableau "le cri".
Il commença par faire des études d'architecte à Karlsruhe de 1874 à 1875, puis à Berlin, mais la peinture prend ...

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... très vite le dessus. A Berlin il rencontre Frits Thaulow et Max Klinger ce qui l'influença sans nul doute.
En 1879 il s'installe dans un faubourg de Copenhague, Christiania, et se consacre principalement à la peinture de paysage. Avec son ami Fritz Thaulow il parcourt la Norvège , va jusqu'en Finlande et même à Mourmansk.
Il semble que son premier voyage à Paris en 1882-1883 précède celui de son cousin E. Munch en 1885. Il y fait la connaissance avec l'impressionnisme et participe même au Salon de 1883. Monet, Sisley vont considérablement l'influencer lorsqu'il rentre en 1883 à Oslo. Sa manière de peindre va changer dans les années 1890: des touches beaucoup plus larges et surtout une couleur omniprésente.
La Norvège ne lui suffit plus, en 1894, il part pour Bergen et de là va commencer un périple qui le mène en Espagne, en Italie, en Allemagne et Autriche avant de se fixer à Paris en 1899 à la demande du publiciste Julien Leclercq. Il fréquente tout ce que la scène artistique française compte, Octave Mirbeau, Paul Fort, Emile Verhaeren, mais aussi Picasso et Modigliani.
En 1901, il expose à Anvers, exposition qui aura un grand retentissement et lui vaudra un article du célèbre journaliste et critique d'art Marius-Ary Leblond ayant pour titre "le vent du peintre".
Il expose régulièrement au Salon des Indépendants, au Salon d'Automne où certaines de ses toiles sont achetées par le gouvernement français en 1905, 1908 et 1909.
En 1909, il expose à Paris avec une série de 23 tableaux de paysages qui ont tous de la profondeur et de l'espace mais dans lesquels l'accent est mis sur les conditions atmosphériques, surtout dans ses paysages de Bretagne. Le grand poète Gunnar Reiss-Andersen qui fit la préface d'un catalogue en 1930 décrit parfaitement se qui fit la base du succès de Diriks en France: " Il y a quelque chose de continu dans ses images, des événements étranges dans le ciel, des scènes violentes entre les mers et les vents, il y a des dialogues ravissants entre l'air et la terre, un grand maelstrom de nuages dans la lueur de l'océan noir rouge, les longs trains puissants de peupliers à travers la plaine, où les ombres et la campagne se peuplent de vêtements légers".
Pendant la première guerre mondiale Edvard Diriks reste en France, mais part en province, c'est ainsi qu'en 1917 il peint à Cancale, puis en Normandie, en 1918 il est à Collioure. Il retourne en 1921 pour la première fois depuis neuf années en Norvège.
Il peint les paysages norvégiens et tout particulièrement la mer.
Faisant partie de différentes sociétés il expose régulièrement dans les salons et expositions.
tableau peint entre 1912 et 1921
cadre doré
certaines de ses oeuvres sont conservées au musée des Beaux-Arts de Bordeaux et au musée d'Orsay

Philippe Delpierre

XVIIIe siècle
Paire de chenets d'époque Louis XVI
Paire de chenets d'époque Louis XVI

7 800 €

Tableaux du XXe siècle