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Jean PEZOUS (1815 –1885) - Le Jeu du Tonneau, 1859
Jean PEZOUS (1815 –1885) - Le Jeu du Tonneau, 1859 - Tableaux et dessins Style Jean PEZOUS (1815 –1885) - Le Jeu du Tonneau, 1859 - Laurence & Ernesto Ballesteros Jean PEZOUS (1815 –1885) - Le Jeu du Tonneau, 1859 - Antiquités - Jean PEZOUS (1815 –1885) - Le Jeu du Tonneau, 1859
Réf : 70057
6 500 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Jean PEZOUS (Toulon, 1815 – Paris 1885)
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur panneau
Dimensions :
l. 41 cm X H. 26 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - Jean PEZOUS (1815 –1885) - Le Jeu du Tonneau, 1859 XIXe siècle - Jean PEZOUS (1815 –1885) - Le Jeu du Tonneau, 1859  - Jean PEZOUS (1815 –1885) - Le Jeu du Tonneau, 1859
Laurence & Ernesto Ballesteros
Laurence & Ernesto Ballesteros

Peinture des 19e et 20e siècle


+33 (0)6 60 96 39 29
Jean PEZOUS (1815 –1885) - Le Jeu du Tonneau, 1859

Le Jeu du Tonneau, 1859
 
Huile sur panneau d’acajou. Dimensions de 26 x 41 cm, avec cadre 46,5 x 61 cm.
Signée et dédicacée « à monsieur Salasc » en bas à droite.
 
Si l’on connaît des peintres grandiloquents, qui favorisent les sujets d’histoire, de chasse et de mythes, Jean Pezous, quant à lui, est un peintre de la tranquillité bourgeoise et de la vie de campagne. Il a peint des sujets populaires (comme le thème d’Arlequin et des bals de musette…), Le Jeu de Tonneau en fait parti. La scène se tient à l’extérieur d’une auberge. Quelques personnes sont attablées, une serveuse s’affaire sur le pas de la porte, une enfant joue. De jeunes gens sont rassemblés dans l’atmosphère conviviale du jeu. Ils s’amusent au « jeu du tonneau », dit aussi « jeu de la grenouille ». Le but du jeu est de marquer le maximum de points, en lançant huit palets (ou pierre), dans les différents trous du plateau de jeu, chacun correspond à un casier avec un nombre de points. Le caractère sensible du peintre transparait dans cette scène, placée sous le signe de l’amical et du plaisant. Coloriste, l’artiste nuance les tons, sa palette est raffinée. Il suggère la lumière par des touches spontanées .
Né à Toulon, Jean Pezous entre à quinze ans dans l’atelier de la Marine dirigé par Sénéquier, et reçoit l’enseignement de Courdouan auprès duquel il réalise ses premiers paysages. Il arrive à Paris dès 1933 grâce à son protecteur, monsieur Dupont, notable de la marine et ami des arts toulonnais, et étudie aux Beaux-Arts de Paris sous la direction d’Orsel. L’année suivante, Dupont rappelle le peintre à sa ville natale pour qu’il exécute deux tableaux. Après sa courte parenthèse toulonnaise, il repart pour Paris la même année, en 1934. Fils unique, il perd ses parents à vingt ans et ne retourne plus dans le midi après leur décès. Le peintre s’installe en Sologne après 1848. Son caractère contemplatif l’amène à peindre des paysages dans l’esprit de Corot (1796-1875) dont il reçoit l’enseignement entre 1870 et 1874. Porté sur le sentiment de la peinture plutôt que sur la valeur marchande de l’art, l’artiste, comparé au célèbre Meissonier (1915-1898) de son vivant, est à la recherche de la poésie. Quelques anecdotes racontent que son esprit libre et désintéressé l’a empêché de donner un prix à son tableau que le directeur d’un Salon convoitait.

Bibliographie :
. Lydia Harambourg, Dictionnaire des peintres paysagistes français du XIXème siècle, Neuchâtel, éd. Ides et Calendes, 1985, p. 282
. Gérard Schurr, Pierre Cabane, Dictionnaire des petits maîtres de la peinture, 1820-1920, t. II, Paris, Les Editions de l’amateur, 1996, p. 288-289.
 
Musées :
. Portrait du mime Debureau, n.d.,, musée Carnavalet , Paris
. Exposé au musée de Toulon et au musée des Augustins de Toulouse.

. Décoration d’une chapelle de l’église Notre-Dame-de-Lorette, Paris.

Laurence & Ernesto Ballesteros

Tableaux XIXe siècle