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Jean-Louis Prévost, dit le Jeune (Nointel vers 1760 - après 1810)
Jean-Louis Prévost, dit le Jeune (Nointel vers 1760 - après 1810) - Tableaux et dessins Style Louis XVI Jean-Louis Prévost, dit le Jeune (Nointel vers 1760 - après 1810) - Galerie Barnabé
Réf : 89945
18 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Prevost le Jeune
Provenance :
France
Materiaux :
Gouache sur papier
Dimensions :
L. 26.2 cm X H. 18.5 cm
Tableaux et dessins Dessin, Aquarelle & Pastel - Jean-Louis Prévost, dit le Jeune (Nointel vers 1760 - après 1810) XVIIIe siècle - Jean-Louis Prévost, dit le Jeune (Nointel vers 1760 - après 1810)
Galerie Barnabé
Galerie Barnabé

Tableaux Anciens


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Jean-Louis Prévost, dit le Jeune (Nointel vers 1760 - après 1810)

Nature morte , sur une table un vase en albâtre sculpté, une corbeille de fleurs aux roses et tulipes, deux livres, deux coupes, un carton à dessin

Signée en bas à gauche "Prévost le jeune", gouache sur papier, 18,5 x 26,2 cm

PROVENANCE
- Versailles, Hôtel Rameau, 27 juin 1968, lot 446 ;
- Collection privée jusqu’en avril 2021.

L’ARTISTE
Le remarquable article de Gabriela Lamy, extrait du Bulletin de Centre de recherches du château de Versailles (Articles et études 2017), nous éclaire sur la fratrie des Prévost.
L’apprentissage du dessin de plantes à la manufacture royale de Sèvres de 1754 à 1762 a permis à trois Prévost – Jean-Jacques, Guillaume et Jean-Louis –, fils d’un vigneron de Nointel (Val-d’Oise), de se distinguer en ...

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... participant ensemble ou individuellement à d’importantes entreprises de la fin du XVIIIe siècle concernant l’art des jardins : illustration de la collection de plantes du jardin du château de La Celle-Saint-Cloud (recueil de plantes conservé à la Bibliothèque nationale de France) et de Trianon (dessins non retrouvés à ce jour), participation scientifique à l’expédition Lapérouse et carrière de peintre de fleurs reconnue. L’étude des parcours familiaux et professionnels des différents membres de cette fratrie permettra de découvrir tout un corpus de réalisations iconographiques. La diversité de ces productions réalisées en fonction des demandes des commanditaires (propriétaires de jardins, manufactures de porcelaine, brodeurs et peintres de fleurs en quête de nouveaux modèles) témoigne de l’existence de nouvelles plantes acclimatées dans les jardins des collectionneurs ou dessinées au cours d’expéditions scientifiques.

Peut-être grâce au soutien du prince Louis-François de Bourbon-Conti (1717-1776), propriétaire du château de L’Isle-Adam, ou de Pierre-François Bergeret (1683-1771), fermier général et propriétaire du château de Nointel depuis 1748, les jeunes garçons suivirent chacun leur tour les cours donnés à la manufacture royale de Sèvres par Jean-Jacques Bachelier (1724-1806).

Jean-Louis Prévost, dit « Prévost le Jeune » ou « Prévost, le cadet », était probablement déjà membre de l’Académie de Saint-Luc puisque en 1774 il présenta en même temps que son frère plusieurs tableaux de fleurs accompagnés de nids d’oiseaux. La récente exposition au château de Versailles 18e aux sources du design – Chefs-d’œuvre du mobilier, 1650-1790 a en outre présenté un chiffonnier à cinq tiroirs décoré d’un panneau peint vers 1770 dont la facture est attribuée à un « Prevot le jeune », avec un trépied sur lequel est posé un bouquet de roses et de lilas entouré d’une guirlande de jasmin. La qualité de son travail, tant peint que dessiné, était telle qu'il s'est rapidement imposé, aux côtés de Pierre Joseph Redouté, comme le principal artiste botaniste de sa génération en France.

Le peintre, qui travaille dans la seconde moitié du XVIIIeme siècle va apporter un peu de nouveauté dans la nature morte, son œuvre se situe à mi-chemin entre le travail d'Anne Vallayer-Coster, grande peintre de nature morte française contemporaine de Prévost et des peintres flamands tels que Jan van Huysmun. Prévost va peindre les fleuillages à la manière de ce dernier et utiliser des gammes chromatiques de verts proches de celles de l'artiste hollandais. Ses peintures exquises étaient très recherchées dans la seconde moitié du XVIIIe siècle. On trouve alors des exemples de ses œuvres dans les grandes collections de l'époque, notamment celles du prince de Conti, du marquis de Livois, de la marquise de Langeac et des financiers Nicolas Beaujon, Augustin Blondel de Gagny et Alexis Janvier La Live de la Briche. Le Cabinet des Estampes de la Bibliothèque nationale de Paris conserve un ensemble de plus de quarante gouaches de Prévost le jeune représentant les différents usages ornementaux des fleurs.

En 1776, l’expert Jean-Baptiste Le Brun écrivait à propos des Prévost dans l’Almanach historique et raisonné des peintres : "Les fleurs, les oiseaux et les fruits de Messieurs Prevost ont attiré tous les yeux et étaient précieusement peints. Encore un peu d’application et ils seront les Van-Huysum de France".

En 1805 la publication de la Collection des fleurs et des fruits, peints d’après nature par Jean-Louis Prévost, et tirés de son portefeuille.

Galerie Barnabé

Dessin, Aquarelle & Pastel Louis XVI

Retrouver le mobilier ou les objets d''art similaires à « Jean-Louis Prévost, dit le Jeune (Nointel vers 1760 - après 1810) » présenté par Galerie Barnabé, antiquaire à Paris dans la catégorie Dessin, Aquarelle & Pastel Louis XVI, Tableaux et dessins.