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Jean-Jacques de Boissieu (1736-1810) - Une porte adossée à une masure abandonnée
Réf : 75727
22 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Jean-Jacques De Boissieu
Provenance :
Lyon, collection particulière jusqu’en 2016.
Materiaux :
Plume et encre noire, lavis gris
Dimensions :
L. 43 cm X H. 32 cm
Galerie Michel Descours
Galerie Michel Descours

Peintures et dessins


04 78 37 34 54
Jean-Jacques de Boissieu (1736-1810) - Une porte adossée à une masure abandonnée

Issu de la petite noblesse lyonnaise, ce fils d’un docteur en médecine n’était pas destiné à la carrière d’artiste, mais à la magistrature. Il n’en cultive pas moins ses dons pour le dessin auprès de maîtres locaux, avant de se rendre à Paris pour se former à la gravure, de 1762 à 1764. C’est par l’intermédiaire de Johan Georg Wille, qui le conseille et l’introduit dans ses relations, que Boissieu rencontre son premier mécène, le jeune duc de La Rochefoucault. Comme tout aristocrate faisant le voyage initiatique du Grand Tour, celui-ci a besoin d’un artiste pour dialoguer sur les beautés de l’Italie ; Boissieu va tenir ce rôle en l’accompagnant dans la Péninsule en 1765-1766. L’artiste, qui a suivi jusqu’alors les modèles du paysage flamand et hollandais, découvre la force des valeurs lumineuses sous le ciel italien, tandis que l’étude des maîtres anciens donne de la solidité à son trait. À son retour à Lyon, il se construit un réseau assez solide pour que sa réputation de dessinateur et de graveur dépasse les frontières de la France et s’étende à l’Angleterre, à la Russie et, surtout, aux pays germaniques. Pourtant, hormis quelques déplacements à Paris, De Boissieu passe toute son existence à Lyon. Il grave plus de cent trente planches à l’eau-forte, principalement des paysages composés et des scènes de genre. L’originalité de l’artiste, dans tous les domaines – il pratiqua aussi la peinture à l’huile –, vient de l’association entre son sens de l’observation du réel et la forte influence des maîtres hollandais du XVIIe siècle qu’il eut à coeur de collectionner.
Amoureux de sa région natale, Boissieu s’est attaché dans toute son oeuvre à en exprimer le pittoresque pastoral. Dans ses nombreux dessins au lavis d’encre noire, l’artiste accorde une importance particulière à l’architecture vernaculaire, surtout lorsqu’elle se présente sous l’aspect de la ruine. Telle est la masure abandonnée représentée dans notre dessin. Elle est saisie dans le vigoureux clair-obscur diurne rendu au moyen d’une touche enlevée qui est la marque distinctive du style graphique de Boissieu. Mais c’est dans les figures qui animent le paysage que s’exprime son génie : la vieille femme, la petite fille et le chien émergeant d’un talus dans l’encadrement de la porte en même temps qu’une une volée

Galerie Michel Descours

XXe siècle
Raoul Ubac, Composition, 1946
Raoul Ubac, Composition, 1946

20 000 €

Dessin, Aquarelle & Pastel