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Importante pendule dite « L’Etude » en bronze ciselé, doré et patiné
Importante pendule dite « L’Etude » en bronze ciselé, doré et patiné - Horlogerie Style Directoire Importante pendule dite « L’Etude » en bronze ciselé, doré et patiné - La Pendulerie Importante pendule dite « L’Etude » en bronze ciselé, doré et patiné - Directoire
Réf : 82673
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Cardinaux
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze doré, marbre
Dimensions :
l. 69 cm X H. 52 cm X P. 15 cm
Horlogerie Pendule - Importante pendule dite « L’Etude » en bronze ciselé, doré et patiné XVIIIe siècle - Importante pendule dite « L’Etude » en bronze ciselé, doré et patiné Directoire - Importante pendule dite « L’Etude » en bronze ciselé, doré et patiné
La Pendulerie
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Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Importante pendule dite « L’Etude » en bronze ciselé, doré et patiné

Cardinaux à Paris
Le cadran par Joseph Coteau
Certainement réalisée sous la supervision de Dominique Daguerre
Les figures d’après les modèles du sculpteur Louis-Simon Boizot
La caisse attribuée au bronzier François Rémond

Importante pendule de cheminée, dite « L’Etude », en bronze très finement ciselé, doré et patiné, et marbre blanc de Carrare

Paris, époque Directoire, vers 1795.
Hauteur 52cm ; largeur 69cm ; profondeur 15cm.

Le cadran circulaire émaillé est signé « Cardinaux à Paris », et indique, par trois aiguilles en acier poli ou cuivre repercé, les heures en chiffres arabes, les minutes par tranches de quinze et les jours du mois. Le mouvement est renfermé dans une boite circulaire reposant sur une borne à bas-relief représentant des putti tentant d’allumer un feu et supportant un superbe aigle aux ailes déployées tenant des foudres dans ses serres ; de part et d’autre, sont assis deux personnages allégoriques en bronze ...

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... patiné « à l’antique » figurant un jeune homme écrivant avec un stylet sur une tablette et une jeune femme lisant un ouvrage. L’ensemble est ceinturé d’une frise de feuillages stylisés et repose sur une base quadrangulaire à côtés arrondis en marbre blanc statuaire richement agrémentée de motifs en bronze ciselé et doré tels que mascaron d’homme barbu encadré d’amours ailés dont les corps se prolongent en rinceaux feuillagés « en arabesque » et médaillons circulaires centrés de masques ; enfin, six pieds soulignés de frises d’oves supportent l’ensemble de l’horloge.

Souvent appelé à tort « Les Arts et les Lettres », « L’Etude et la Philosophie », « aux Maréchaux » ou « Les Liseuses », ce modèle de pendule apparaît uniquement sous le nom de « L’Etude » dans la correspondance commerciale entre le ciseleur-doreur François Rémond et le marchand-mercier Dominique Daguerre, le plus important marchand d’objets de luxe du règne de Louis XVI ; le dessin préparatoire de l’horloge, annoté de la main de Rémond, fut proposé aux enchères à Paris en février 1981 (reproduit dans H. Ottomeyer et P. Pröschel, Vergoldete Bronzen, Die Bronzearbeiten des Spätbarock und Klassizismus, Band I, Munich, 1986, p.295, fig.4.17.5). Réalisée à partir de 1784, la composition déclinait directement deux figures créées en 1776 par le sculpteur Louis-Simon Boizot (1743-1809) pour la Manufacture royale de Sèvres représentant une jeune fille lisant et un jeune homme écrivant sous les noms de « l’étude » et « la philosophie » ; voir un biscuit de Sèvres de ce modèle qui est conservé dans la collection Jones au Victoria & Albert Museum à Londres (illustré dans H. Ottomeyer et P. Pröschel, op.cit., Band I, Munich, 1986, p.294, fig.4.17.2). Ces figures furent exploitées par Daguerre qui chargea Rémond de les adosser à une borne supportant un mouvement d’horlogerie sommé d’un aigle, créant ainsi l’une des pendules néoclassiques les plus abouties des arts décoratifs parisiens de la fin du règne de Louis XVI qui rencontra immédiatement un immense succès auprès des grands amateurs de l’époque.

Dès la fin du XVIIIe siècle, certains documents mentionnent des pendules de ce modèle chez les grands collectionneurs du temps. Mentionnons particulièrement : « …une pendule de cheminée du nom de Sotiau à cadran d’émail marquant les heures et minutes dans sa boite garnie de guirlandes et surmontée d’un aigle en cuivre doré d’or moulu accompagnée de deux figures de cuivre bronzé assises sur un socle de marbre blanc garni de bas-reliefs, ornements à perles et pieds en cuivre doré d’or moulu 350 livres » décrite en janvier 1790 dans l’inventaire après décès d’Anne-Adélaïde de Mailly-Nesle femme de Louis-Marie prince d’Arenberg ; ainsi qu’« une pendule sur cheminée du nom de Sotiau à Paris et à quantièmes avec deux figures principales sujet de la Fable en bronze, le corps de la pendule sur un piédestal et surmonté d’un aigle, sur large socle de marbre blanc le tout doré en cuivre ciselé 2400 livres » inventoriée chez les princes de Salm en novembre 1790 ; enfin, relevons qu’une horloge de ce type était décrite en novembre 1787 au moment de la dispersion aux enchères de la collection de Joseph-Hyacinthe-François de-Paule de Rigaud comte de Vaudreuil : « N°382. Une pendule par Sotiau. Elle est composée d’un cylindre surmonté d’un aigle portant un foudre dans ses serres, et de deux supports représentant d’un côté, un jeune homme écrivant sur une tablette, et de l’autre, une femme qui étudie. Ce cartel est sur un piédestal carré, orné d’un bas-relief d’enfants, posé sur une plinthe de marbre blanc à panneaux renfoncés et frise composée de masques d’hommes et d’enfants qui se terminent en rinceaux d’ornements ; deux médaillons renfoncés offrent des têtes de Méduse. Cette pendule réunit à la beauté de la forme et du fini, la bonté du mouvement et ne laisse rien à désirer : la dorure au mat est exécutée avec le plus grand soin. Hauteur 20 pouces, largeur 26 ».

De nos jours, parmi les pendules de ce modèle, avec variantes, répertoriées dans les grandes collections publiques et privées internationales, citons notamment : un premier exemplaire, le cadran signé « Dubuc jeune », qui est exposé au Palais du Quirinal à Rome (paru dans A. Gonzales-Palacios, Il patrimonio artistico del Quirinale, Gli Arredi francesi, Milan, 1996, p.308, n°89) ; un deuxième est conservé dans le Salon des Aides de camp du Palais de l’Elysée (voir M. et Y. Gay, « Du Pont d’Iéna à l’Elysée », dans Bulletin de l’association nationale des collectionneurs et amateurs d’horlogerie ancienne (ANCAHA), été 1993, n°67, p.12) ; un troisième, le cadran de « Mercier à Paris », appartient aux collections de la Banque de France à Paris (illustré dans M. et Y. Gay, « L’ANCAHA à la Banque de France », dans Bulletin ANCAHA, été 1995, n°73, p.76) ; et un quatrième, provenant probablement des anciennes collections du roi Louis XVI, qui est reproduite dans C. Baulez, « Les bronziers Gouthière, Thomire et Rémond », dans le catalogue d’exposition Louis-Simon Boizot 1743-1809, Sculpteur du roi et directeur de l’atelier de sculpture à la Manufacture de Sèvres, Paris, 2001, p.287, fig.9. Enfin, relevons particulièrement que trois pendules de ce type appartiennent aux collections royales espagnoles (voir J. Ramon Colon de Carvajal, Catalogo de relojes del Patrimonio nacional, Madrid, 1987, p.62, 64 et 92), tandis que trois autres exemplaires figurent dans les collections royales anglaises (parus dans C. Jagger, Royal Clocks, The British Monarchy and its Timekeepers 1300-1900, Londres, 1983, p.211-212).

François Rémond (vers 1747-1812) est l’un des plus importants artisans ciseleurs-doreurs parisiens du dernier tiers du XVIIIe siècle. Il débute son apprentissage en 1763 et obtient ses lettres de maîtrise en 1774. Immédiatement son talent lui permet de se composer une riche clientèle parmi laquelle figuraient notamment certaines personnalités de la Cour.

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