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Important guéridon Empire « à l’antique » à piétement tripode
Important guéridon Empire « à l’antique » à piétement tripode - Mobilier Style Empire Important guéridon Empire « à l’antique » à piétement tripode - La Pendulerie
Réf : 82247
Prix sur demande
Époque :
XIXe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze doré, acajou
Dimensions :
H. 77 cm | Ø 92 cm
Mobilier Table & Guéridon - Important guéridon Empire « à l’antique » à piétement tripode
La Pendulerie
La Pendulerie

Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Important guéridon Empire « à l’antique » à piétement tripode

Attribué à Sébastien Youf

Important guéridon « à l’antique » à piétement tripode en acajou, placage d’acajou et bronze finement ciselé et doré

Paris, fin de l’époque Empire, vers 1815.
Hauteur 77cm ; diamètre 92cm.

Les bouleversements entrainés par la Révolution de 1789 modifièrent considérablement la société française et participèrent à l’émergence d’une nouvelle élite composée notamment de riches banquiers et d’aristocrates essentiellement issus de la noblesse impériale. La plupart d’entre eux étalait leur réussite, souvent fulgurante, en commandant aux meilleurs artisans de l’époque des meubles, dont certains sont considérés de nos jours comme des chefs-d’œuvre de l’ébénisterie française. Le guéridon que nous proposons fut réalisé dans ce contexte particulier. Il présente une composition sobre, héritée des modèles antiques, formée d’un plateau circulaire reposant sur un piétement tripode, qui est un ...

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... modèle emblématique de la grande ébénisterie patronnée par l’Empereur Napoléon. L’ébéniste à rigoureusement sélectionné les feuilles d’acajou pour leurs nuances particulièrement décoratives. Le plateau de marbre mouluré repose sur une ceinture supérieure en entablement agrémentée d’une frise de feuilles de vigne ponctuée de fleurs épanouies et supportée par trois pieds cambrés terminés en griffes de lion, chacun orné en façade d’une large feuille d’acanthe et, sur les faces latérales, de rosaces d’où s’échappent des tigettes fleuries et feuillagées. Ces trois montants sont réunis par une entretoise triangulaire à côtés rentrants portée par des roulettes en cuivre ou en laiton.

L’ensemble concourt à la puissance de la composition et illustre le caractère masculin de l’œuvre, que nous pouvons qualifier d’un Néoclassicisme sévère. Ainsi, nous pouvons affirmer que si le XVIIIe siècle a marqué l’apogée de l’ébénisterie « classique », tels que les commodes ou secrétaires, l’Empire a élevé le guéridon à un niveau esthétique inégalé qui parvient à son parfait aboutissement dans la composition du meuble présenté qui doit être rattaché à l’œuvre de l’ébéniste Sébastien Youf. En effet, il présente de fortes similitudes avec un guéridon de cet artisan, acheté 600 francs par le Garde-meuble de Napoléon III en mars 1863, qui fut installé le mois suivant dans l’appartement du Prince Jérôme au Château de Fontainebleau et appartient toujours au collection de ce palais (illustré dans D. Ledoux-Lebard, Le mobilier français du XIXe siècle, Paris, 2000, p.644 ; légende inversée avec un guéridon de la page précédente). Enfin, relevons particulièrement qu’un guéridon identique à l’exemplaire proposé, mais avec une variante dans le traitement de la frise en bronze, appartient aux collections du Musée national du Château de Compiègne (reproduit dans Ernest Dumonthier, Mobilier national de France, Le meuble-toilette, Toilettes-coiffeuses portatives, Miroir, Psychés, Morancé, 1923).

Sébastien Youf (1771-1850)
Figure parmi les plus importants artisans en meubles parisiens des premières décennies du XIXe siècle. La première partie de sa carrière se passe en Italie où Youf dirige une manufacture de meubles patronnée par la princesse Elisa, princesse de Lucques et de Piombino, sœur de Napoléon. Après la chute de l’Empire, il rentre à Paris et continue brillamment son activité en participant notamment aux principales Expositions des Produits de l’Industrie au cours desquelles il est maintes fois récompensé. Médaillé de bronze en 1827, il n’obtient pas le rappel de sa médaille en 1834, mais, Moléon, l’un des rapporteurs du jury, signalait alors que « …ce n’a pu être que l’effet d’une omission…car M. Youf la mérite d’autant plus…que son exhibition est marquante… ».

La Pendulerie

Table & Guéridon Empire

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