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Hugues Merle 1875 - Esther devant le roi Assuérus
Hugues Merle 1875 - Esther devant le roi Assuérus - Tableaux et dessins Style Hugues Merle 1875 - Esther devant le roi Assuérus - Galerie William Diximus Hugues Merle 1875 - Esther devant le roi Assuérus - Antiquités - Hugues Merle 1875 - Esther devant le roi Assuérus
Réf : 92794
95 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Hugues Merle (1823 - 1881)
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 167 cm X l. 118 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - Hugues Merle 1875 - Esther devant le roi Assuérus XIXe siècle - Hugues Merle 1875 - Esther devant le roi Assuérus  - Hugues Merle 1875 - Esther devant le roi Assuérus Antiquités - Hugues Merle 1875 - Esther devant le roi Assuérus
Galerie William Diximus
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Mobilier et objets d'art des XVIIIe et XIXe siècles


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Hugues Merle 1875 - Esther devant le roi Assuérus

Hugues Merle (1er mars 1823 - 16 mars 1881),
Esther devant le roi Assuérus, huile sur toile, signée et datée en bas à gauche
Hugues Merle 1875.

Dimensions hors cadre : Longueur : 145.5cm Largeur : 95.5cm
Dimensions avec cadre : Longueur: Largeur: 167cm Largeur: 118cm

Provenance
Collection William Schaus en 1877
Collection Percy A. Rockefeller jusqu’en 1938
Collection Hubert Faure (1919 - 2020) jusqu’en 2021

Œuvre en rapport
Hugues Merle, La reine Esther, 1875, huile sur toile, 79 x 68 cm, collection particulière

Bibliographie
« New Paintings at Schaus », The New York Times, 2 avril 1877, p. 4.
Barbizon paintings : including works by Corot, Harpignies, Diaz, Cazin, Courbet, Henner :
American historical paintings including a Winslow Homer and works by Stuart, Luks, Eakins,
Inness, Murphy ... portraits by Romney and Raeburn ... from the collection of the late Mr. and Mrs.
Percy A. Rockefeller, public sale, March 24 at 8:15 p.m., Parke-Bernet ...

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... Galleries, New York, The
Galleries, 1938, p. 19 (lot 25).
Michaël Vottero, « Hugues Merle (1822-1881) Peinture de genre et marché de l’art sous le Second
Empire », Bulletin de la société de l’histoire de l’art français, 2011, p. 205

Une récente restauration a permis de réattribuer ce tableau au célèbre peintre Hugues Merle et de confirmer la date de son exécution en 1875. Notre tableau représente le combat pour sauver son peuple d’une héroïne biblique d’une rare beauté. Il répond à un système de commande élaboré
entre le peintre et ses marchands américains correspondant aux attentes,outre-Atlantique, des nouveaux collectionneurs de la seconde moitié du XIXe siècle.
L’évanouissement d’Esther devant le roi Assuérus a été abonnement traité depuis la Renaissance par les plus grands artistes européens (Véronèse, Artemisia Gentileschi, Nicolas
Poussin, Jan Boeckhorst, Antoine Coypel, Jean-François de Troyes, Tiepolo). Le sujet offre aux peintres la possibilité d’inventer une architecture palatiale, de créer des somptueux costumes, et d’imaginer les personnages vivant sous le règne du roi de Perse Assuérus, au Ve siècle avant notre
ère. Le drame est rapporté dans la tradition catholique par l’Ancien Testament et dans la tradition juive au Chapitre XV du Livre d’Esther. Hugues Merle s’attache particulièrement à dépeindre la figure d’Esther réputée pour sa grande beauté. La jeune femme juive et orpheline est l’épouse
d’Assuérus auprès duquel elle tente d’intercéder pour le sort de son peuple condamné à mort par un proche conseiller royal. En se présentant sans invitation devant lui, elle risque également la mort.
De crainte, Esther s’évanouit à ses pieds. Le roi, ému devant ce spectacle, accordera sa grâce et sa clémence à tous les juifs de Perse.
L’art du peintre réside dans la composition resserrée sur Esther dont la mission est aussi difficile que son issue est dangereuse. Hugues Merle délaisse l’heureux dénouement de l’histoire
pour s’intéresser à la description de l’évanouissement ; peindre la beauté d’Esther figée quelques instants avant sa convulsion, avant sa perte d’équilibre. La détresse de la jeune femme est palpable.
Son regard est lointain. Elle cherche un instant à desserrer le voile transparent qui couvre sa tête et son cou. La richesse de ses vêtements ornés de pierreries et l’éclat de ses bijoux enveloppent d’un halo lumineux Esther tandis qu’à l’arrière-plan se détache la sombre silhouette du roi assis sur son trône.

Galerie William Diximus

Tableaux XIXe siècle