EUR

FR   EN   中文

CONNEXION
Herman Jean Joseph Richir (1866 - 1942) - La rose d’Ispahan
Herman Jean Joseph Richir (1866 - 1942) - La rose d’Ispahan - Tableaux et dessins Style Herman Jean Joseph Richir (1866 - 1942) - La rose d’Ispahan - Segoura Fine Art Herman Jean Joseph Richir (1866 - 1942) - La rose d’Ispahan - Antiquités - Herman Jean Joseph Richir (1866 - 1942) - La rose d’Ispahan
Réf : 83399
110 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Herman Richir 
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 140 cm X H. 165.5 cm
Tableaux et dessins Tableaux XIXe siècle - Herman Jean Joseph Richir (1866 - 1942) - La rose d’Ispahan XIXe siècle - Herman Jean Joseph Richir (1866 - 1942) - La rose d’Ispahan  - Herman Jean Joseph Richir (1866 - 1942) - La rose d’Ispahan Antiquités - Herman Jean Joseph Richir (1866 - 1942) - La rose d’Ispahan
Segoura Fine Art
Segoura Fine Art

Tableaux, Mobilier et Objets dart des 17e, 18e et début 19e siècle


+33 (0)6 71 62 45 95
+33 (0)9 67 11 96 56
Herman Jean Joseph Richir (1866 - 1942) - La rose d’Ispahan

C. 1925, huile sur toile, 185 x 58 cm, toile et cadre d’origine.

Fiche signalétique

Tableau signé en bas à gauche de la toile : « Herman Richir »

Inscription peinte au dos de la toile : « Rose d’Ispahan par Herman Richir »

Étiquette de la « Galerie Georges Giroux S.P.R.L / 347 / n°225 / Richir »

L : 158 cm X H: 185 cm avec cadre
L : 140 cm X H : 165,5 cm sans cadre

Provenance

Bruxelles, Galerie Georges Giroux à Bruxelles, 1957 :
Vente n°347 : « Catalogue de la vente ... qui aura lieu aux enchères publiques le samedi 16 mars 1957 ... et qui dispersera des tableaux modernes, sculptures et eaux-fortes », (Me F. de Coene, Georges Willems - Giroux (expert), M. Bytebier (photographe)), Bruxelles Galerie Georges Giroux S.P.R.L. 1957, lot 225.

Collection privée.


Expositions

Exposition Herman Richir, Cercle Artistique et Littéraire de Bruxelles, Waux-Hall Parc, du 8 au 18 décembre 1925, n° 20 Rose d’Ispahan.

Salon de la ...

Lire la suite

... Société Nationale des Beaux-Arts au Grand-Palais à Paris, du Ier mai au 30 juin 1926, n°1034 Rose d’Ispahan.

Exposition Herman Richir, Petite Galerie de Bruxelles, 17 avenue Louise, du 4 au 14 décembre 1926, n°14 Rose d’Ispahan.



Notice d’œuvre

La Rose d’Ispahan incarnée par l’envoutante figure féminine assise sur un divan composé de tissus orientaux bigarrés témoigne du talent de coloriste d’Herman Richir, portraitiste attitré de la bourgeoisie belge du XXe siècle. Notre tableau offre l’image d’un Orient recomposé à travers les traits d’une femme dont l’identité reste aussi mystérieuse que sa beauté éclatante.



Présenté à trois reprises - en décembre 1925 au très élitiste Cercle Artistique et Littéraire de Bruxelles, l’année suivante à Paris au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, et enfin à la Petite Galerie de Bruxelles - le tableau Rose d’Ispahan appartient à la période de maturité la plus prolixe de la carrière d’Herman Richir. Son ascension dans le monde de l’art est rapide. Âgé de vingt ans, il remporte le deuxième second prix du grand concours de peinture ex æquo avec Joseph Middeleer, préalablement formé auprès du graveur Gustave Biot enseignant à l’Académie de Saint-Josse, du peintre Charles Hermans, et de Jean-François Portaels à l’Académie de Bruxelles. En 1887, Herman Richir débute au Salon de la Société royale des Beaux-Arts. Deux portraits de sa main sont distingués par une mention honorable lors de l’Exposition universelle de 1889.
Il reçoit une médaille de troisième classe en 1890 pour ses envois au sélectif Salon des Artistes Français. Par la suite, Herman Richir préférera exposer ses œuvres, quasi-annuellement, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, plus moderne. A partir de 1903 et cela pendant plus de trente années, ses toiles sont accrochées sur les cimaises du Salon de la Société Nationale à laquelle il est élu sociétaire en 1906. Deux tableaux y feront particulièrement sensation : le portrait d’une fillette, En blanc, exposé en 1906 et aussitôt acheté par la Walker Art Gallery de Liverpool et Le châle rouge, en 1914, également présenté sous le titre The Red Shawl dans la section belge de l’exposition Panama-Pacific International Exposition de San Francisco en 1915. Au tournant du XXe siècle, la réputation d’Herman Richir ne cesse de croître et de s’étendre en Europe. Au-delà d’Anvers, de Gand et de Bruxelles, ses tableaux sont visibles à Barcelone, à Turin et à Paris.



Depuis ses débuts, c’est dans l’art du portrait que le peintre excelle. Le couple royal de Belgique pose devant Herman Richir qui présente ses œuvres à l’exposition Triennale des Beaux-Arts de Bruxelles en 1914 et après la guerre à Paris, au Salon de la Société Nationale des Beaux-Arts, en 1919. La figure humaine devient le motif central de sa peinture. L’artiste n’a-t-il pas coutume de dire : « Un portrait, un nu, ces deux toiles résument ma carrière ! ». Si le titre de notre tableau entretient le mystère entourant l’identité de la jeune femme, son ravissant visage est connu par une toile plus intimiste, passée en vente à Lokeren, le 27 octobre 2012 (Portrait d’une jeune dame, vente « Old Masters - Modern and Contemporary Art, Galerie De Vuyst, lot n° 225). Son charme ravageur provient de l’ovale parfait de son visage, de son regard espiègle, de ses lèvres rouges et de ses yeux bleus, mis en valeur par la pose mesurée choisi avec goût et élégance par le peintre. Rose d’Ispahan envoute le spectateur autant par sa luxueuse parure que par la flamme de son regard. Ici, Herman Richir fait un usage immodéré des accessoires exotiques : tapis, tissus recouvrant le divan, costume oriental, turban, perles, babouches…

Le titre porte une référence multiple à l’Orient mythique, littéraire et musicale. Qualifiée de reine des fleurs, la rose d’Ispahan est rare et réputée pour ses qualités odorantes depuis la fin du XVIe siècle. Elle a donné à Ispahan sa réputation de « cité des Roses » ou encore de « rose de l’Orient ». Le peintre s’amuse de la métaphore de la femme-fleur. Enrubannée, habillée de perles et de soieries éclatantes, cette dernière est présentée dans un écrin chatoyant. Il est bien question de la représentation d’un Orient capiteux, image occidentale composée par les artistes pour le plaisir de leurs contemporains. L’essence parfumée des Roses d’Ispahan a inspiré le poète Charles-Marie Leconte de Lisle, dont l’adaptation musicale pour une voix du compositeur Gabriel Fauré (Les roses d’Ispahan. Opus 39, n°4) marque les esprits depuis 1884.

Annexe (voir photos)

Segoura Fine Art

XIXe siècle
Paravent
Paravent

5 000 €

Tableaux XIXe siècle