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Giulio Benso (1592–1668) - Le tirage miraculeux du poisson
Giulio Benso (1592–1668) - Le tirage miraculeux du poisson - Tableaux et dessins Style Giulio Benso (1592–1668) - Le tirage miraculeux du poisson - White Rose Fine Art Giulio Benso (1592–1668) - Le tirage miraculeux du poisson -
Réf : 88107
2 500 €
Époque :
XVIIe siècle
Dimensions :
l. 10.1 cm X H. 13.5 cm
Tableaux et dessins  - Giulio Benso (1592–1668) - Le tirage miraculeux du poisson XVIIe siècle - Giulio Benso (1592–1668) - Le tirage miraculeux du poisson
White Rose Fine Art
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Peintures et dessins anciens


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Giulio Benso (1592–1668) - Le tirage miraculeux du poisson

Giulio Benso (Pieve di Teco 1592 - 1668 Pieve di Teco)

Le tirage miraculeux du poisson

Plume et encre brune, lignes d'encadrement à l'encre brune, écusson en filigrane partiel avec lion rampant, 135 x 101 mm (5,3 x 4 pouces) ; posé sur une feuille de papier de support avec lignes d'encadrement à la plume et à l'encre brune.

Provenance
- Santo Varni (1807-1885), Gênes (Lugt 3531), avec inscriptions associées "No. 133" et "Collez. S. Varni" (plume et encre brune).
- Vente Santo Varni, Boisgirard et Van Heeckeren, Paris, 14 décembre 1981, lot 2.
- Collection privée, Paris


Né à Pieve di Teco, près de San Remo, au début du XVIIe siècle, Giulio s'installe très jeune à Gênes vers 1605, où il cherche la protection de Gian Carlo Doria, chez qui il est hébergé.1 Sur la recommandation de Doria, Benso devient l'apprenti de Giovanni Battista Paggi (1554-c.1627), dont l'atelier est l'un des plus grands et des plus prospères de Gênes à l'époque.

Après la ...

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... mort de Paggi, Giulio se rendit à Weingarten en Allemagne, où il entama une longue collaboration avec le prêtre Gabriel Bucelin (1599-1691) pour redécorer l'abbaye bénédictine de la ville. Entre 1629 et 1667, Benso a envoyé plus de soixante tableaux à Bucelin, qui documentent bien l'évolution stylistique de l'artiste sur cette longue période. Sa période la plus productive est peut-être celle des années 1630 à Bologne ; en tant que l'un des principaux fournisseurs de fresques décoratives à grande échelle de la ville, il se trouve en concurrence ouverte avec Ansaldo (1584-1638).

Le traitement très particulier de la présente feuille, avec ses groupes de hachures légèrement diagonales et ses visages circulaires rapidement dessinés, peut être comparé à un dessin de Benso de l'Assomption de la Vierge qui se trouve dans le cabinet des estampes de la Staatsgalerie de Stuttgart (voir fig.).2 L'arrière-plan paysager dessiné de manière extrêmement lâche est également comparable au dessin de Stuttgart.

Le dessin appartenait au XIXe siècle au sculpteur, archéologue et collectionneur génois Santo Varni (1807-1885), élève de Giuseppe Gaggini et de Lorenzo Bartolini.3 Il a rassemblé une collection de quelque quatre mille dessins, dont beaucoup d'artistes génois. Grâce à ses efforts, le fonds d'atelier des familles De Ferrari et Piola ('casa Piola') a été sauvé pour la postérité. De nombreux dessins de Varni sont passés dans la collection de Giuseppe Vallardi (1784-1861) ; d'autres sont restés ensemble jusqu'à leur vente à Paris en 1981. Notre dessin a été inclus dans ce groupe.4


1. Pour l'artiste, voir par exemple N. Turner, From Michelangelo to Annibale Carracci. Un siècle de dessins italiens du Prado, Madrid 2008, p. 190.

2. Plume et encre brune, ovale, 250 x 201 mm, inv. no. 39/331 ; C. Thiem, Italienische Zeichnungen 1500-1800. Bestandskatalog der Graphischen Sammlung der Staatsgalerie Stuttgart, Stuttgart 1977 (réimpression 1992), pp. 24-25, cat. no. 7, réimp.

3. Pour le collectionneur, voir : C. Cavelli, 'Il " museo " dello scultore Santo Varni : vidence e vicissitudini testamentarie. Le opere acquistate dal Commune di Genova', Bolletino dei Musei Civici Genovesi, XI, 1989, nos. 32-34, pp. 55-75.

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