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Exceptionnelle commode à portes attribuée à Etienne Doirat vers 1720
Exceptionnelle commode à portes attribuée à Etienne Doirat vers 1720 - Mobilier Style Régence
Réf : 65072
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Provenance :
France
Materiaux :
Palissandre, amarante, bronze, marbre
Dimensions :
l. 163 cm X H. 84 cm X P. 69 cm
Mobilier  - Exceptionnelle commode à portes attribuée à Etienne Doirat vers 1720
Galerie Philippe Delpierre
Galerie Philippe Delpierre

Mobilier et Objets dart des XVIIe, XVIIIe et début XIXe siècle


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Exceptionnelle commode à portes attribuée à Etienne Doirat vers 1720

Cette commode à portes en marqueterie de palissandre et d'amarante à décor de quadrillages. Elle présente trois rangs de tiroirs, le rang supérieur étant composé de trois tiroirs dont un à secret, et ouvre par deux vantaux latéraux. Elle est ornée d’une très riche garniture de bronze doré et ciselé à motifs de cadres, masques féminins, poignées feuillagées, sphinges et dépouilles du lion de Némée.
Le plateau est en marbre sarancolin.

La commode
Les premières apparitions datables de commode sont deux commodes en noyer appelées "tables en bureaux" livrées au garde meuble en 1693, suivie d'une commode en marqueterie livrée par Gaudron en 1695. Appelé de façon hésitante tantôt "bureau", tantôt " table en bureau", ce nouveau meuble ne reçoit l'appellation de commode que vers 1717 – 1720. En mars 1718, la princesse Palatine se croit obligée d'expliquer ce qu'est une commode: " le présent que Mme de Berry a fait à ma fille est des plus galants. Elle lui a donné une commode; une commode c'est une grande table, avec de larges tiroirs, dont le dessus est très beau, couvert d'ornements dorés. Dans les tiroirs se trouvent toutes sortes de choses à la mode: des châles, des coiffures, etc…"
A partir des années 1720, la commode devient le meuble en vogue, et deviendra très rapidement un meuble d'apparat.

Commodes à portes
Si la plupart des commodes sont des "caisses" parallélépipédiques plus ou moins galbées et munies d'un nombre variable de tiroirs, certains ébénistes comme Cressent innovent avec des vantaux latéraux ouvrant. Nous retrouvons ce principe sur la moitié de ses commodes, et principalement sur les commodes les plus somptueuses. Cette caractéristique est valable pour tous les ébénistes de cette période.
Nous trouvons des commodes à portes dans l'œuvre des ébénistes suivants: Ch. Cressent,
P. Daneau, A.R Gaudreaus, G.Joubert.

Répertoire de bronzes
Les bronzes de cette commode font partie du répertoire de E.Doirat. Nous retrouvons les sphinges ornant les entrées de serrure sur d'autres commodes ainsi que le masque de la dépouille du lion de Némée.


Attribution
Cette commode de forme atypique peut être attribuée à E.Doirat. Cette attribution repose sur le côté novateur de l'ébéniste. Même si la période est propice à l'expérimentation de nouvelles formes, tous les ébénistes ne sont pas aussi réceptifs que Doirat, qui sera un des premiers à éliminer la traverse entre les tiroirs et à tirer partie de la surface entière de la façade.


Etienne Doirat (vers 1670 - 25 juin 1732)
Etienne Doirat est le fils Joseph Doirat, maçon, et de Michelle Ferlu, sœur d’un maître et marchand-ébéniste.
Marié le 3 juillet 174 avec Marguerite Borel, fille d’un menuisier, le couple aura sept enfants dont une fille, Marguerite, qui épousera l’ébéniste Louis-Simon Painsun. Le couple habite à l’enseigne de la Croix Rouge, grande rue du Faubourg Saint-Antoine, puis en 1726, Cour de la Contrescarpe-des-Fossés-de-la-Bastille. En 1731, il prend une boutique rue Saint-Honoré dont sa fille et son gendre prennent la direction.

Son atelier se compose de onze établis, et sa production semble avoir été très importante, puisqu’il y a environ deux cents meubles finis et non finis dans l’atelier à son décès. Presque tous les types de meubles ont été fabriqués dans des bois tout à fait typiques de cette époque. On note dans son inventaire après décès la présence de bois d’amarante, le palissandre, le bois violet, le citronnier, le bois de rose, l’ébène, mais aussi l’olivier, le poirier et le merisier. Les dessins de ses marqueteries sont sobres, le plus souvent en pointe de diamant.

Sans avoir des modèles exclusifs, Doirat a un répertoire bien à lui. Les bronziers travaillant pour lui nous sont connus, car présents comme créanciers lors de son décès : ce sont, Julien Boucher, Pierre Marchand, Jacques Guinand et Couteux.

Les meubles de Doirat appartiennent au style des années 1700-1710, et certains préfigurent le style Louis XV, en particulier sur les commodes à cartouche frontal sans traverse entre les tiroirs.

Certains meubles sont estampillés de Doirat, bien que l’estampille ne soit pas encore obligatoire à cette époque, et l’un d’entre eux porte la double estampille Doirat et L.S.P (Louis-Simon Painsun).

Le seul client connu est l’Electeur Charles-Albert de Bavière, et peut-être a-t-il fourni des meubles à la Cour par l’intermédiaire d’Antoine Gaudreaux pour lequel il a travaillé.

Œuvres :
Bamberg : Neue Residenz
Fulda : Château de la Fasanerie
U.S.A : The G.P.Getty Museum à Malibu
The Huntington Library à San Marino
Paris : Musée du Petit Palais, Musée Carnavalet

Galerie Philippe Delpierre

XVIIIe siècle
Bureau plat estampillé N.Petit
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12 000 €

XVIIIe siècle
Bureau plat, époque Louis XV
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Prix : Sur demande

XIXe siècle
Paire de demi-girandoles époque Napoléon III
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Prix : Sur demande

Mobilier