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Exceptionnel régulateur de bureau Louis XVI à "remontoir d’égalité", "Modèle royal"
Exceptionnel régulateur de bureau Louis XVI à "remontoir d’égalité", "Modèle royal" - Horlogerie Style Louis XVI Exceptionnel régulateur de bureau Louis XVI à "remontoir d’égalité", "Modèle royal" - La Pendulerie Exceptionnel régulateur de bureau Louis XVI à "remontoir d’égalité", "Modèle royal" - Louis XVI Antiquités - Exceptionnel régulateur de bureau Louis XVI à "remontoir d’égalité", "Modèle royal"
Réf : 88599
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Robin
Provenance :
France
Materiaux :
Bronze doré
Dimensions :
l. 21.7 cm X H. 38.2 cm X P. 17.1 cm
Horlogerie Pendule - Exceptionnel régulateur de bureau Louis XVI à "remontoir d’égalité", "Modèle royal" XVIIIe siècle - Exceptionnel régulateur de bureau Louis XVI à "remontoir d’égalité", "Modèle royal" Louis XVI - Exceptionnel régulateur de bureau Louis XVI à "remontoir d’égalité", "Modèle royal"
La Pendulerie
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Pendules et objets d'art d'exception XVIIe-XIXe siècle


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Exceptionnel régulateur de bureau Louis XVI à "remontoir d’égalité", "Modèle royal"

Robert Robin (1741-1799)
Joseph Coteau (1740-1812)
Dans une caisse attribuée à Pierre-Philippe Thomire
L’ensemble probablement réalisé sous la supervision de Dominique Daguerre
Exceptionnel régulateur de bureau à « remontoir d’égalité »
« Modèle royal »
Paris, époque Louis XVI, vers 1783.
Hauteur 38,2 cm ; largeur 21,7 cm ; profondeur 17,1 cm.


Cette exceptionnelle pendule, de type régulateur « de bureau » ou « de cheminée », figure parmi les réalisations horlogères parisiennes les plus luxueuses de la fin du règne de Louis XVI. Son mouvement à complications perfectionné, à échappement Graham et à remontoir d’égalité dit « à force constante », est actionné par un balancier à gril bimétallique oscillant et par deux poids-moteurs, dont le sens de remontage est indiqué à l’arrière de la porte de façade sur une platine inscrite : « Remonté à gauche ». L’ensemble est renfermé dans une superbe caisse architecturée en ...

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... forme de borne néoclassique « à l’antique » entièrement réalisée en bronze très finement ciselé, mouluré et doré à l’or mat pourvue sur l’ensemble de ses faces et sur son recouvrement de panneaux vitrés destinés à visualiser la complexité et la perfection du mouvement et son fonctionnement. Cette caisse, reposant sur quatre pieds quadrangulaires, est richement agrémentée de motifs à décor de cavets moulurés ceinturant le chapiteau et la base, d’une frise de dentelures rythmant la corniche légèrement débordante, d’enfilage de perles soulignant la lunette, d’écoinçons à feuilles d’acanthe et de laurier, d’encadrements en réserves alternées moulurées ou amaties et, suivant le dessin curviligne du cadran, d’une superbe draperie tombante agrémentée de franges et d’une guirlande feuillagée.

Le cadran, signé « Robin Hger du Roi », est un véritable chef-d’œuvre et porte également la signature du plus célèbre émailleur de l’époque : Joseph Coteau, ainsi que la date « 1783 ». Il indique les heures en chiffres romains, les minutes par tranches de cinq en chiffres arabes, les secondes, les quantièmes du mois, les mois de l’année, l’équation du temps, marquant la différence entre le Temps vrai et le Temps moyen, enfin, il indique sur sa bordure extérieure les douze signes du zodiaque représentés en polychromie dans des médaillons ovalisés inscrits dans une course de fins branchages entrelacés agrémentés de fleurettes et de cabochons « en arabesques ». Cinq aiguilles marquent les indications : deux en cuivre repercé ou doré et trois en acier poli-bleui, dont l’une est destinée à l’indication de l’Equation du Temps.

Cette pendule doit être considérée comme la quintessence de l’horlogerie parisienne de luxe du règne de Louis XVI qui se destinait à quelques grands amateurs, souvent des personnalités proches de la famille royale. Certains documents anciens nous permettent de mieux tenter de connaître le type de collectionneurs susceptibles de posséder de tels chefs-d’œuvre. C’est ainsi qu’une première pendule de ce type était brièvement prisée dans l’inventaire après décès de Denis-Pierre-Jean Papillon de la Ferté, directeur des Menus Plaisirs du Roi, puis figura dans la vente de sa collection en février 1797 : « 305. Une pendule de forme quarrée, avec panneaux de glace, mouvement à mi-seconde, à équation, à remontoire & a sonnerie, faite par Robin » ; tandis qu’une seconde était décrite quelques années auparavant, peu après la Révolution, dans un inventaire de la collection d’horlogerie de la reine Marie-Antoinette entretenue par Robin, dans lequel figurait un modèle quasiment identique à celui que nous présentons : « 28. Une pendule quarrée en ordre d’architecture à pannaux de glace, en cuivre doré en or mat, avec un pendul de compensation, mouvement à heures, minutes, seconde, à sonnerie, quantième du mois, jour de la semaine, les figures du zodiaque peintes en mignature sur le cadran, du nom de Robin » (voir P. Verlet, Les bronzes dorés français du XVIIIe siècle, Paris, 1999, p. 466).

Aujourd’hui seuls quelques régulateurs similaires sont connus, la plupart portent les signatures de l’horloger Robin et de l’émailleur Coteau qui collaborèrent sur le modèle probablement à la demande de l’un des grands marchands-merciers de l’époque, tels Simon-Philippe Poirier et son associé Dominique Daguerre, les deux plus grands pourvoyeurs parisiens d’objets de luxe. Parmi ces rares modèles répertoriés, citons notamment un premier exemplaire conservé dans une collection privée qui est reproduit dans D. Roberts, Precision Pendulum Clocks, 2004, p. 32 ; et mentionnons particulièrement les deux régulateurs de Robin, anciennement dans la collection Winthrop Kellogg Edey, qui appartiennent à la Frick Collection à New York et dont les caisses sont attribuées au célèbre bronzier Pierre-Philippe Thomire (Inv. 1999.5.150 et 1999.5.151) (respectivement illustrés dans Tardy, La pendule française, 2ème Partie : Du Louis XVI à nos jours, Paris, 1975, et dans C. Vignon, The Frick Collection Decorative Arts Handbook, New York, Scala, 2015).

Robert Robin (1741-1799)
Devenu maître horloger en novembre 1767, il est l’un des plus importants horlogers parisiens du dernier tiers du XVIIIe siècle. Honoré des titres de Valet de Chambre-Horloger Ordinaire du Roi et de la Reine en 1783 et 1786, il eut une carrière hors du commun et se distingua par sa contribution exceptionnelle à l’amélioration des instruments de la mesure du temps. En 1778, l’Académie des Sciences approuva deux de ses inventions, dont l’une mena à la construction d’une pendule astronomique représentant une méridienne tracée sur une pyramide qui fut acquise par les Menus Plaisirs pour Louis XVI cette même année ; Robin publia une Description historique et mécanique très détaillée de cette pendule. Il créa également des régulateurs de cheminée à indications astronomiques et à balancier compensé, dont le marquis de Courtanvaux, homme de science et grand connaisseur d’horlogerie de précision, fut l’un des premiers acquéreurs. Au cours des troubles révolutionnaires, il réalisa des montres et des pendules à heure décimale. On le retrouve successivement Grande rue du faubourg Saint-Honoré (1772), rue des Fossés-Saint-Germain l'Auxerrois (1775), rue Saint-Honoré à l'Hôtel d'Aligre (1778) et aux Galeries du Louvre en 1786. Pour ses régulateurs de bureau, Robin fit le choix de boîtes architecturées d’une grande sobriété, qui nous paraissent aujourd’hui d’une remarquable modernité. Il collabora toujours avec les meilleurs artisans de son temps, parmi lesquels les bronziers ou ciseleurs Robert et Jean Baptiste Osmond, Pierre Philippe Thomire, François Rémond et Claude Galle, les ébénistes Jean-Henri Riesener, Ferdinand Schwerdfeger et Adam Weisweiler, les émailleurs Barbezat, Dubuisson, Merlet et Coteau pour les cadrans, et les Richard et Montginot pour les ressorts. Les deux fils de Robert Robin, Nicolas Robert (1775-1812) et Jean-Joseph (1781-1856), étaient également d’excellents horlogers et poursuivirent brillamment l’activité de l’atelier.

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