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Ecole romaine du XVIIe siècle - Allégorie de la navigation d’après Pierre de Cortone
Ecole romaine du XVIIe siècle - Allégorie de la navigation d’après Pierre de Cortone - Tableaux et dessins Style Ecole romaine du XVIIe siècle - Allégorie de la navigation d’après Pierre de Cortone - Art & Antiquities Investment
Réf : 76739
11 000 €
Époque :
XVIIe siècle
Provenance :
Italie, Rome
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
l. 72 cm X H. 60 cm
Tableaux et dessins Tableaux XVIIe siècle - Ecole romaine du XVIIe siècle - Allégorie de la navigation d’après Pierre de Cortone XVIIe siècle - Ecole romaine du XVIIe siècle - Allégorie de la navigation d’après Pierre de Cortone
Art & Antiquities Investment
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Tableaux anciens, dessins, sculptures, objets religieux


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Ecole romaine du XVIIe siècle - Allégorie de la navigation d’après Pierre de Cortone

Huile sur toile.
La gravure de Charles Audran (1594 – 1674) d’après l’œuvre de Pierre de Cortone (1596 – 1669) donne de précieuses indications sur le tableau présenté par la galerie. Le British Muséum à Londres et la Biblioteca Casanatense de Rome en conservent un exemplaire. Si la datation de cette gravure est incertaine (entre 1623 et 1640), l’on sait qu’Audran est particulièrement actif à Rome entre 1630 et 1633. Quant à notre peintre, notons qu’il s’affranchit quelque peu de la peinture originale en supprimant les armes de la famille Barberini.
Cette composition qui revêt un caractère symbolique est rattachée à l’Accademia Parthenia créée pour le culte de la Vierge au sein du Collège romain des jésuites sous le patronage de la famille Barberini. Parmi les institutions de la Renaissance, les jésuites ont, dans un but pédagogique, fortement propagé la formule de l’Académie, lieu de rencontre, d’échanges des élites sur les Lettres ou ...

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... les thèmes scientifiques.

Au centre de la scène, vêtue d’une chatoyante étoffe jaune-orangé, une femme actionnant une boussole se tient agenouillée devant une carte maritime. A sa gauche, le personnage couronné de fleurs à la toge bleue lui tend un feuillage tressé. Dans le ciel, Jupiter indique une direction et ordonne à l’aigle. Le volatile tient entre ses serres une pierre magnétique appelée Arcadis Nodis (littéralement « nœud caché »). Ce puissant aimant attire vers lui les anneaux métalliques posés au sol sous la carte.
Sur la gauche, un navire accoste, un homme attache les voiles et une femme saute sur une barque. En arrière-plan, se dessinent les contours d’une ville portuaire aux monuments imposants et de nombreuses voiles viennent interrompre l’horizon.

Si les références mythologiques - Jupiter, la chèvre Amalthée, ses attributs le foudre et l’aigle - sont évidentes, la lecture de cette œuvre offre une interprétation d’une grande richesse qui ne saurait en rester là. Comment ne pas voir le vif intérêt de la période pour la science, la géographie, le magnétisme, les voyages de découvertes?
C’est, en effet, une pierre aimantée qui attire les anneaux de fer constituant une chaîne tenue par une force invisible et mystérieuse. Les anneaux suspendus et la pierre placée au sommet font allusion à la force magnétique et aux pôles. L’exploration géographique quant à elle, apparaît avec la carte, la boussole, la rose des vents. Et l’on connaît le rôle des missionnaires jésuites dans l’entreprise de colonisation du nouveau monde afin d’évangéliser les populations.

Dans cette allégorie, le mouvement tourbillonnant, la mobilité de la lumière, la vivacité de la palette, la précision des formes et l’harmonie de la composition, témoignent de l’originalité de Pierre de Cortone mais donnent aussi à voir une œuvre singulière aux qualités indéniables.

Nous avons choisi de vous présenter l’œuvre dans un cadre piémontais à profil renversé en bois sculpté et doré à la mecca du XVIIe siècle.

Dimensions : 41 x 53,5 cm la vue – 60 x 72 cm avec le cadre

Pietro Berrettini dit Pierre de Cortone (Cortone 1596 - Rome 16.05.1669)
Peintre et architecte, Pierre de Cortone, est l’élève du peintre Andrea Commodi avec lequel il se rend à Rome. Là, il complète sa formation en étudiant soigneusement Raphaël et la multitude d’œuvres de grands maîtres qu’offre la cité éternelle.
Ses tableaux religieux et mythologiques s’inscrivent parmi les premières expressions du style baroque. La gloire lui est acquise avec la grande décoration à fresque du palais Barberini (1633-1639), œuvre clé du baroque romain, où s’imposent la glorification de la famille Barberini et du pouvoir temporel de l’Eglise.
Il entreprend également la décoration du palais Pitti (1637-1641), les fresques de l’histoire d’Enée au palais Pamphili (1651-1654). L’oeuvre de Pierre de Cortone, inspirée des Carrache, de Rubens mais aussi du Titien et des maniéristes, offre un style original et permet d’exprimer le faste et la puissance des représentants du pouvoir civil et religieux. En réalisant l’église Saint-Luc et Sainte-Martine, les façades de Sainte-Marie-de-la-Paix, de Sainte-Marie-de-la-Voie-Lactée, il occupe une place de premier plan dans le développement de l’architecture baroque.

Références et bibliographie :
- Biblioteca Casanatense, Rome. Réf. RML 0348863
- Databas British Museum. 1917, 1208.761
- Pietro da Cortone. Giulio Briganti

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