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CONNEXION
Nestor PARRA D’ANDERT (1807-1878) - Diane et Endymion
Réf : 68734
8 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Nestor PARRA D’ANDERT (1807-1878)
Materiaux :
Huile sur toile
Dimensions :
L. 81 cm X l. 116 cm
Galerie Vaujany
Galerie Vaujany

Tableaux et meubles du Dauphiné


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Nestor PARRA D’ANDERT (1807-1878) - Diane et Endymion

Huile sur toile, signée et datée 1842 en bas à gauche
Nestor PARRA D’ANDERT (Andert-Condon (Ain) 1807 -Varces 1878)

Expositions
• Salon de Paris, 1842, avec le titre Les amours de Phoebe ; paysage, n°455
• Salon de Grenoble, 1850, Diane et Endymion, n°3.

Le mythe d’Endymion, riche de symboles, connaît une grande fortune littéraire et une grande variété d’interprétations. Il constitue une source d’inspiration prisée des peintres. Endymion selon la légende, est le plus beau des mortels. Diane (aussi nommée Phœbe, Luna, Séléné, Artémis...), l’une des douze divinités de l’Olympe, aux visages multiples, est assimilée dans notre tableau à la déesse de la Lune dont elle porte l’attribut, un croissant. Assise sur un nuage, armée de son arc, entourée de petits amours virevoltant, elle vient
de découvrir dans sa course nocturne quotidienne, un mortel d’une beauté irréelle et efféminée, le bel Endymion. Celui-ci se reposant un instant au cours d’une chasse, s’est endormi, à l’orée d’une forêt, dans un paysage italianisant, fluvial et montagneux, ses deux chiens et ses armes à ses côtés. Diane est captivée par sa beauté, la lumière d’un rayon lunaire se dépose sur le corps pâmé du bel endormi. Par la suite, selon la légende, ne pouvant supporter qu’il vieillirait, elle demandera à Jupiter de lui conférer l’immortalité et une éternelle jeunesse à condition qu’il reste éternellement endormi. Elle pourra ainsi, chaque nuit, venir le contempler et le caresser de sa pâle lumière.

Nestor PARRA D’ANDERT (Andert-Condon (Ain) 1807 - Varces 1878)
À ce jour nous ne disposons que de très partiels éléments biographiques concernant cet artiste. Né au château d’Andert-Condon dans l’Ain en 1807, Nestor d’Andert vend la terre d’Andert en 1829, ses parents étant décédés en 1814 et 1816. On retrouve sa trace en 1838, il demeure à Paris 5 rue d’Assas et expose cette année deux tableaux au Salon de Paris : Le portrait de Mme B. et Luther et Mélanchton. Son épouse offrira ce dernier tableau, après le décès de son mari en 1878, au musée de Grenoble. En 1839, 1841, 1842, il présente au Salon de Paris divers tableaux et déclare habiter à Paris 43 rue du Four-Saint-Germain. En 1846 il expose à Paris au Salon pour la dernière fois et dit habiter à Saint-Nazaire (les Eymes) près de Grenoble et donne aussi l’adresse de son
correspondant à Paris, le baron Chapuys-Montlaville (1800–1868) ; ce dernier est l’auteur d’une Histoire du Dauphiné publiée à Paris et Lyon en 1827–1828 ; il sera préfet de l’Isère du 2 décembre 1849 au 30 avril 1852. Au Salon de Lyon, d’Andert expose fin décembre 1845 Le Feuillage, idylle de Chénier et fin décembre 1846 Vue de Saint-Nazaire et de la Dent de Crolles, vallée du Grésivaudan. L’adresse donnée aux organisateurs est toujours celle de Saint-Nazaire. Le dernier tableau exposé est celui que nous présentons et qui figure
au Salon de Grenoble de 1850 (n° 3). Il est sans doute le même que celui montré au Salon de Paris en 1842 portant un autre titre : Les amours de Phoebé ; paysage (n°455). Il décède à Varces l’année 1878.

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Tableaux XIXe siècle