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Coq et Poule de Bresse avec son poussin, signés P. Comoléra
Coq et Poule de Bresse avec son poussin, signés P. Comoléra - Céramiques, Porcelaines Style Coq et Poule de Bresse avec son poussin, signés P. Comoléra - Galerie Vauclair
Réf : 75984
15 800 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Paul Comoléra
Provenance :
France
Materiaux :
Faïence émaillée
Céramiques, Porcelaines  - Coq et Poule de Bresse avec son poussin, signés P. Comoléra
Galerie Vauclair
Galerie Vauclair

Céramiques Artistiques et Mobilier du 19e siècle


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Coq et Poule de Bresse avec son poussin, signés P. Comoléra

Faïence émaillée, vers 1880.
Coq : H. 68 cm, P. env. 30 cm
Poule H. 63 cm, P. env. 35 cm.

Ce remarquable ensemble provient de la prestigieuse fabrique de Choisy-le-Roi qui devient sous le Second Empire un centre incontournable dans la diffusion des céramiques artistiques, rivalisant avec les célèbres manufactures de Minton et de Sarreguemines.

Plus grand que nature, il fascine par son sujet : un simple couple d’animaux, dans un traitement au réalisme naturaliste qui est pleinement dans l’esprit de son temps, et qui tranche avec les sujets Antiques et vertueux, de temps désormais dépassés. Une poule de Bresse et son poussin forment le pendant d’un coq non moins splendide. Les sujets sont saisis dans l’action.
Le coq est humanisé par le sculpteur. On le dirait orgueilleux et fier. Dressé sur ses pattes, l’animal gonfle le torse et dresse la queue (comme la crête), qui sont parés d’un brillant plumage au coloris profonds de bleu, de brun, de rouge et de ...

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... céladon.
La poule huppée est quant à elle plus maternelle. Également dans l’attitude de la marche, elle pose son regard sur son poussin qui bat des ailes pour retenir son attention. Il a faim et le fait savoir ! D’ailleurs la mère tient en son bec un ver qui lui est promis. Les teintes sont cette fois-ci plus claires. Le plumage majoritairement blanc répond à un vase vert d’eau et à un tertre plus clair que celui du coq appuyé sur un vase d’épis de blé ocre et debout sur un tertre vert bouteille.
Les animaux sont saisissants de réalismes, jusque dans le modelage du plumage, qui apparaît léger, doux et souple, alors que le matériau utilisé est tout à fait le contraire. C’est là encore une des grandes réussites du célèbre sculpteur animalier Paul Comoléra pour la manufacture de Choisy-le-Roi.

La manufacture de Choisy-le-Roi

Hippolyte Boulenger prend la direction de la manufacture de Choisy en 1863. Il provoque l’essor de la fabrique et se lance dans la réalisation de majoliques de grandes dimensions. Ce changement permet à la manufacture de participer avec succès aux différentes Expositions Universelles.
La fabrique attire plusieurs céramistes de renom comme Ernest Chaplet (1835-1909) et Albert Dammouse (1848-1926) qui travaillent en collaboration étroite avec Louis-Robert Carrier-Belleuse (1848-1913), directeur artistique de la manufacture jusqu’en 1890.Plusieurs artistes européens participent à la création des pièces dont le français Paul Comoléra.

Les céramiques artistiques issues de la manufacture de Choisy-le-Roi rivalisent avec les pièces de Minton. Si certaines s’inspirent des « rustiques figulines » de Bernard Palissy, d’autres touchent davantage à la sculpture. Choisy est réputée pour ses grandes pièces de barbotine d’inspiration animalière recouvertes de glaçures brillantes et colorées.

La manufacture bénéficie de plusieurs récompenses aux Expositions Universelles. Lors de l’exposition de 1878 à Paris, elle reçoit la médaille d’or.
Paul Comoléra, le sculpteur incontournable de Choisy-le-Roi

Paul Comoléra

C’est le sculpteur français Paul Comoléra (1818-1897) qui fournit la grande majorité des moules de la faïencerie de Choisy-le-Roi. Il crée un bestiaire réaliste, décoratif et brillant.

Comoléra est formé auprès de François Rude (auteur de l’un des quatre reliefs de l’Arc de Triomphe de l’Etoile) qui l’encourage vers une approche à la fois réaliste et romantique de la sculpture. Il expose au Salon dès 1847 et s’affirme très vite comme un des plus importants sculpteurs animaliers du XIXe siècle.

L’Exposition de Lyon constitue en quelque sorte l’apogée de ces rêveries en barbotine dont un rapporteur fait un inventaire à la Prévert :

« Coq fièrement dressé sur ses ergots, cygne épiant une grenouille imprudemment perchée au sommet d’un jonc, perroquet hérissant ses plumes et esquissant une grimace à la vue d’un coléoptère qui évolue sur un roseau, grue dédaigneuse et l’œil perdu dans une rêverie, etc. […] Toutes ces tentatives d’art subtil et compréhensif, si parfaitement réussies, sont d’une coloration très franche sous l’émail qui prend bien la lumière et ne paraît pas vitreux. Le succès des objets exposés par la faïencerie H. Boulenger est capable, assurément, de déterminer une tendance et un grand mouvement de l’art nouveau de la décoration et de l’ornementation. »

Galerie Vauclair

Céramiques, Porcelaines