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Console Louis XVI demi-lune à piétement tripode , estampillée G.Jacob
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Réf : 81890
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Georges Jacob
Provenance :
France
Materiaux :
Noyer
Dimensions :
l. 54 cm X H. 86 cm X P. 35 cm
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Antiquités Franck Baptiste
Antiquités Franck Baptiste

Mobilier régional et Parisien et objet d'art


+33 (0)6 45 88 53 58
Console Louis XVI demi-lune à piétement tripode , estampillée G.Jacob

Petite console demi-lune en bois de noyer laqué « gris Trianon » et doré.
Reposant sur des sabots de boucs, les trois montants cannelés sur leurs faces extérieures et ornés de feuilles d’acanthes coté intérieur sont terminés en enroulements.
Ces enroulements décreusées d’une rangée de perles encadrée de deux rangées de raies de coeur finement sculptées font office de consoles soutenant la ceinture.
Cette dernière est aussi finement décreusée de cannelures et de la même double rangées de raies de coeur ; elle supporte le marbre d’origine « brêche d’Alep » qui est ceinturé d’une moulure en cordon dessus et dessous.

Très bel état de conservation ; laque d’origine, dorure postérieure . (probablement entièrement laquée à l’origine)

Estampille G.JACOB sur le dessus de la traverse arrière.

Travail parisien d’époque Louis XVI vers 1775-1780 par Georges Jacob.*

Dimensions :

Hauteur : 86 cm ; Largeur : 54 cm ; profondeur : ...

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... 35 cm

*Georges Jacob (1739-1814) est un menuisier reçu maitre à Paris en 1765.
Il est tout simplement un des plus prolifiques menuisiers en sièges de la deuxième partie du 18 ème siècle.
Fournisseur de la reine Marie Antoinette il collabore avec les plus grands décorateurs de son époque : Hubert Robert par exemple pour les fauteuils de la laiterie de Rambouillet mais aussi Delafosse, Prieur ou Percier et Fontaine.
Il fournit les palais de Versailles, St Cloud, Les Tuileries, Fontainebleau...
Sa période d’activité est de 1765-1796.
Ensuite il cède l’entreprise à ses deux fils qui fonderont Jacob Frères.
Il meurt en 1814.

Notre avis :

Si de nombreux sièges estampillés par le grand maitre sont connus, ce n’est pas le cas des consoles qui furent fort rares, même du vivant de l’artiste.
Rappelons que la jurande des menuisiers ébénistes encadrait strictement les productions des artisans, un ébéniste ne pouvant pas faire de sièges et un menuisier ne pouvant pas produire de meubles, et ce jusqu’à la révolution qui signa la chute des corporations.
Toutefois les consoles qui étaient fixées au mur furent considérées comme des menuiseries au même titre que les volets, portes, sièges ou lit …
Georges Jacob produisit majoritairement des sièges, activité pour laquelle sa réputation dépassa les frontières, mais il réalisa aussi quelques consoles.
Un ensemble de cinq consoles au modèle passé en vente publique ou la console livrée à la princesse de Conti nous apprennent que ces pièces faisait partie à l’origine d’un projet de décoration global ; Georges Jacob oeuvrant sous la direction d’un architecte pour l’ensemble de la décoration d’une demeure, c’est à dire pour les boiseries, portes, consoles, sièges…
Il est évident que de tels projets avaient pour commanditaires une clientèle prestigieuse, avide de remettre son intérieur au gout du jour.
Comme à son habitude le maitre fera preuve d’un génie créatif nouveau, en complet décalage avec les productions de ses confrères.
En effet il est assez étonnant de constater qu’il livre une console avec les mêmes enroulements que notre modèle à la princesse de Conti dès 1776.
En tant que visionnaire, seulement deux ans après l’avénement du roi Louis XVI il réalise une console à l’architecture néo-classique particulièrement aboutie.
La petite console que nous présentons devait faire parti d’un ensemble similaire comprenant plusieurs consoles de tailles différentes réparties dans le grand salon d’un château.
Il est aussi amusant de noter que l’on retrouve la même moulure « en cordon » sur les autres consoles du maitre, ce qui est atypique et propre à sa production.
Comme toutes les oeuvres de Georges Jacob , cette console novatrice arbore des lignes fluides et légères ; elle reflète parfaitement le génie créatif de ce menuisier qui fut l’un des plus grands du 18 ème siècle.

Modèles très proches avec les enroulements caractéristiques :

-Une console en bois sculpté et rechampi blanc commandée à Georges Jacob en mai 1776 par la princesse de Conti pour le grand salon de son hôtel particulier de la rue Saint Dominique dont l'installation était due à l'architecte Pierre-Claude Convers (reproduite dans M. Beurdeley, Jacob et son temps, Paris, 2002, p.27).

-Une console finement sculptée supportée par six pieds, dont les deux de devant terminés en enroulements, le tout réuni par une entretoise ; estampillée par Georges Jacob, elle fut inventoriée dès 1782 dans un des salons du château de Karlsberg en Allemagne, puis passa dans les collections de la Résidence de Munich où elle est toujours conservée (B. Langer, Die Möbel der Residenz München, Die französischen Möbel des 18. Jahrhunderts, Prestel, Munich, 1995, p.222-223, catalogue n°57).

-Une console estampillée G.Jacob vente collection Lagerfeld Christies Monaco 29 Avril 2000 lot 8 (109 093 euros)

-Ensemble de cinq consoles attribuées à Georges Jacob, vente Thierry de Maigret Paris 29 Juin 2009 lot 360

Antiquités Franck Baptiste

XVIIIe siècle
Petite armoire en «Arte Povera» Uzès vers 1700
Petite armoire en «Arte Povera» Uzès vers 1700

Prix : Sur demande

Console Louis XVI

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