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Commode Régence en amarante estampillée FL pour François Lieutaud
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Réf : 70860
24 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
François Lieutaud
Provenance :
Paris, France
Materiaux :
Amarante
Dimensions :
l. 120 cm X H. 80 cm X P. 55 cm
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Antiquités Philippe Glédel
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Mobilier 18e, Meubles régionaux, Meubles de port


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Commode Régence en amarante estampillée FL pour François Lieutaud

Commode d'époque Régence ouvrant à trois tiroirs sur deux rangs séparés par des traverses foncées de cannelures de laiton et coiffée d'un marbre rouge de Belgique. Construite en placage d'amarante sur un bâti de sapin (celui des tiroirs de qualité -à encastrement toutes faces- en noyer et chêne), elle présente en façade un puissant galbe en arbalète, des montants à épaulements et des côtés galbés.
Le meuble est paré d'une ornementation de bronzes ciselés et dorés de grande qualité à décor végétal dont la souplesse fait écho aux lignes de la commode et dont le parti pris est à la fois de laisser croire la commode à deux tiroirs dans une parfaite symétrie ornementale à laquelle notre ébéniste reste attaché : un important cul-de-lampe à décor d'une coquille flanquée de feuilles d'acanthe nervurées et crispées - deux chutes d'angle à décor de rinceaux d'acanthe enrichis de cartouches d'oves, de palmettes, de fleurons, de fonds réticulés piqués de quartefeuilles - deux sabots enveloppants dit "en chausson" à décor de palmettes d'acanthe, fonds réticulés et feuilles godronnées typiques de la période Régence - quatre poignées de tirage à rosaces - deux larges entrées ciselées dans le style des chutes d'angle (une réellement en fonction - tiroir inférieur) et quatre plus petites entrées de serrure de forme losange (deux en fonction - tiroirs supérieurs).

Le placage d'amarante a été principalement utilisé par les grands ébénistes du temps de la Régence, tel Charles Cressent qui en pare alors nombre de ses commodes.

" Dans l'histoire du mobilier, le placage unique de bois d'amarante correspond à une période très courte du mobilier parisien. On situe la durée de cette mode à environ 5 ans, autour des années 1720.
Le bâti en résineux (essence composant notre bureau - visible en dessous) est caractéristique des fabrications des ébénistes parisiens de la période Régence, habitude de construction issue de la période Louis XIV. Quelques années après les bâtis seront en chêne.
L'utilisation de noyer pour la construction des tiroirs de notre bureau témoigne d'une part d'un travail bien parisien et d'autre part d'un travail soigné : meuble de commande. Sur des bureaux ordinaires, les tiroirs seront soit en chêne...Avec la pénurie du noyer consécutif au grand gèle de l'année 1709, le noyer sera remplacé par du chêne, dans les années suivantes. "
Propos de l'Etude Berger et Associés tirés du descriptif d'un bureau plat Régence en bois d'amarante donné pour "Travail parisien dans l'entourage de Noël Gérard" mais où une possible attribution à François Lieutaud est évoquée. Les experts observent la parfaite similitude de ses chutes de bronze ainsi que de ses "superbes sabots en chausson" avec ceux fabriqués par Lieutaud, pour notre part nous observons, outre celle des sabots, celle de ses larges entrées de serrure avec les modèles de notre commode tout en rappelant la collaboration connue de Lieutaud avec Gérard en tant que marchand mercier.
" Trois à quatre ébénistes parisiens de renons dans les années 1720, sont capables de réaliser ce type de bureau. André-Charles Boulle et Charles Cressent tous les deux sculpteurs fondeurs laisseront une empreinte majeure dans les ornements de bronze. Les chutes de notre bureau composées d'une tête de femme sont une variante des têtes de satyre innovées par Boulle et des chutes à têtes d'indiennes créées par Cressent et figurant souvent sur leurs bureaux. Noël Gérard est un ébéniste contemporain des deux maîtres précédents, moins connu, mais qui nous a laissé lui aussi des chefs d'oeuvre. Le bronze en tablier ornant notre bureau et figurant «La Justice» est un bronze très souvent utilisé par Noël Gérard. Des chutes à têtes de femmes proches sont aussi connues sur d'autres bureaux de Noël Gérard. Un autre maître ébéniste du nom de Lieutaud est également à citer, car ce dernier à souvent utilisé les superbes sabots en chausson à feuilles d'acanthe croisée que nous retrouvons aussi dans la production de Noël Gérard. Lieutaud a lui aussi orné des commodes et des bureaux avec des chutes à têtes de femmes. "
Images et descriptif complet du bureau (Estimation 25-30.000 - Vendu pour 62.000€) :
https://www.drouot.com/lots/6591641?actionParam=recherche&controllerParam=lot&fromId=

LIEUTAUD François (1665 - 1748), ébéniste d'origine marseillaise qui reçu ses lettres de maîtrise à Paris à la fin du XVIIe siècle et fut actif sous la Régence. Il est à l'origine d'une dynastie d'ébénistes puisque son fils Charles ainsi que son petit-fils Balthazar (célèbre pour ses régulateurs) exerceront le même métier. Il travaille dans l'enclos privilégié du cloître Saint-Jean de Latran et Louis XIV lui accordera le rare privilège de pouvoir créer et (faire) fabriquer les bronzes de ses meubles (à cette époque en effet la corporation des bronziers-fondeurs s'en arrogeait l'exclusivité). Nous savons aussi qu'il travailla en collaboration avec Noël Gérard (qui était également marchand mercier) mais aussi avec Charles Cressent et même André Charles Boulle (qui le désigna comme son expert personnel au cours d'un procès en 1719). Longtemps demeuré inconnu (du fait de son estampille aux initiales / rappelons que l'usage de l'estampille ne fut réglementé et répandu seulement que durant l'époque de Louis XV) il figure parmi les plus grands ébénistes de son temps.

Pour en savoir plus, à lire sur le site : https://www.anticstore.com/ebeniste/lieutaud-francois

Si l'on devait chercher au nom de Lieutaud dans le Nicolay ou le Kjellberg, on ne trouverait trace que de Balthazar, et pas un mot sur François. Notre inquiétude se devrait d'être toute relative, puisqu'il n'y est pas davantage par exemple fait mention d'une dynastie entière d'autres grands ébénistes parisiens, les Van Riesen Burgh qui signaient juste BVRB, comme François Lieutaud signait juste FL. Et pour ce qui est d'un autre auteur de splendides commode de la Régence, il nous est, en dépit de son talent, toujours inconnu du fait qu'il ne signait pas du tout, et nous devons nous contenter de le nommer de son surnom de Maître aux Pagodes. Quoiqu'il en soit il est visible, par le biais notamment des prix réalisés en ventes publiques pour des meubles estampillés de Lieutaud ou de certains autres non signés qui lui sont désormais attribués, que la renommée de cet ébéniste, dont la découverte est relativement récente, est appelée à s'accroître encore dans les années à venir.


La commode se présente dans un superbe état d'origine, avec ses bronzes d'époque et ses anciennes serrures en fer.

Ce meuble de grande qualité et d'un grand raffinement est représentatif des plus charmantes réalisations de la période Régence.

Estampillée (deux fois) F L pour François Lieutaud.

Travail parisien de la fin de l'époque Régence, vers 1720 -1725.

Conditions générales de livraison :

Pour tout objet ou meuble à partir de 5.000 euros, nous livrons nous même gratuitement partout en France (et parfois même au delà), il y a possibilité d'obtenir cette même prestation pour des pièces de moindre valeur suivant la destination et le délai.

Antiquités Philippe Glédel

XVIIIe siècle
Terrine en faïence de Sceaux
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Prix : Sur demande

Commode Régence

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