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Commode Régence, estampillée NB pour Nicolas Berthelmi
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Réf : 73203
Prix sur demande
Époque :
XVIIIe siècle
Signature :
Nicolas Berthelmi
Provenance :
France, Paris
Materiaux :
Placage de palissandre
Dimensions :
l. 128 cm X H. 84 cm X P. 58.5 cm
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Antiquités Franck Baptiste
Antiquités Franck Baptiste

Mobilier régional et Parisien et objet d'art


+33 (0)6 45 88 53 58
Commode Régence, estampillée NB pour Nicolas Berthelmi

Somptueuse commode d’apparat ouvrant par quatre tiroirs sur trois rangs.
Modèle en placage de bois de violette* en bois de fil et de bout, appliqués en frisage.
Galbée en façade et sur les cotés, elle arbore d’opulentes crosses « à la régence » sur les montants.
Les tiroirs présentent une rare découpe des cotés en « esse ».
Les traverses des tiroirs agrémentées de larges cannelures de cuivre doré.
Riche et importante ornementation de bronzes dorés au mercure dont : espagnolettes aux colliers de perles, entrées de serrures aux sphinges affrontés, poignées tombantes aux cornes d’abondance, pieds en feuillage d’acanthes et allégories de l’astronomie sur les cotés.

Dessus de marbre d’origine rance de Belgique mouluré d’un bec de corbin et surmonté d’un cavet.

Bâti en sapin, intérieur des tiroirs en noyer.

Rare état de conservation, sans restauration.

Estampille NB sur la traverse latérale haute, pour Nicolas Berthelmi, ébéniste reçu maitre en 1735.

Travail Parisien d’époque Régence attribuable à Etienne Doirat vers 1730. *

Hauteur : 84 cm ; Largeur: 128 cm ; Profondeur: 58,5 cm

La marque NB que l’on retrouve apposée sur de riches commodes régence fût dans un premier temps attribuée à l’ébéniste Nicolas Bernard.
Grace à la découverte de ce monogramme associé a l’inscription manuscrite «  Berthelmi » inscrite au crayon au revers du tiroir d’une commode tombeau, nous savons aujourd’hui qu’il s’agit de l’estampille de Nicolas Berthelmi, ébéniste parisien reçu maitre en 1735.

Pourtant notre commode est attribuable avec certitude au grand maitre Etienne Doirat et ce pour plusieurs raisons :

-L’ornementation de bronzes dorés de notre commode, notamment les espagnolettes aux colliers de perles et les entrées aux sphinges, est récurrente dans son oeuvre.
Nous retrouvons ces bronzes sur la commode conservée au musée du petit Palais à Paris (N°inv ODUT1757) ainsi que sur les deux modèles similaires anciennement dans notre collection.
Les poignées et les pieds se retrouvent par exemple sur une commode à la régence estampillée Doirat (Lot 56 Sothebys Paris 16 Avril 2013-39900 euros)
Nous pourrions énumérer des dizaines d’autres cas similaires.
Or nous savons que Doirat conservait la propriété de ses modèles de bronzes.
Son inventaire après décès en 1732 nous le précise :
Dans une armoire de noyer prévue à cet effet sont conservés : des modèles de plomb imparfaits servant de garnitures de commodes et autres.

_ Stylistiquement notre commode est légèrement antérieure à la date d’obtention de la maîtrise de Nicolas Berthelmi. (1735)

_La forme de notre commode, qui pourrait paraitre standard à un oeil non averti, est de la plus grande rareté, le galbe proposé sur les cotés et la découpe des tiroirs étant inédits à notre connaissance sur une commode régence.
Nous savons qu’ Etienne Doirat fit preuve d’un trés grand génie créatif tout au long de sa carrière.
Continuellement à la recherche de la forme parfaite il est un des grands inventeurs des formes rocailles, avec de nombreux essais et des modèles sans cesse renouvelés.
Si son inventaire après décès comporte une trentaine de commodes, en tombeau,à la régence ou en esse, il a conçu des dizaines de variantes pour chacune de ces trois appellations.
Longtemps incomprise par les historiens de l’art, nous sommes probablement en présence d’une commode en « esse » , lettre simulée par la découpe des cotés de tiroirs.
Il nous semble évident que notre commode n’est pas le modèle standard d’un jeune ébéniste mais plutôt le prototype d’un maitre en pleine maturité.

_Enfin et c’est le pus important argument de notre hypothèse, nous retrouvons Nicolas Berthelmi comme débiteur dans l’inventaire après décès d’Etienne Doirat en 1732 et ce pour une somme importante.
Il ne pouvait pas être un ouvrier du maitre sinon il serait apparu comme créancier.
Si le grand maitre avait de nombreux fournisseurs de matières premières et pouvait devoir de l’argent à des employés, trés peu de professionnels sont ses débiteurs.
Doirat, en commerçant averti, avait un important réseau de revente en France et à l’étranger.
Apparaissent comme débiteurs les marchands « Bottard et fils de Dijon, Lavaigne de Bordeaux ou Marchand en Avignon qui commercialisaient les meubles du grand maître tout comme le miroitier Granier qui chargé des achats de l’électeur Charles Albert de bavière a probablement acheté l’ensemble de mobilier conservé à Bamberg pour son client.
Au niveau des ébénistes débiteurs, nous trouvons son gendre Louis Simon Painsun dont nous savons qu’il tenait boutique et revendait les meubles de son beau père.
Vient ensuite Antoine Gaudreaus, ébéniste du roi chargé des achats du garde meuble de la couronne, ce qui prouve que Doirat à probablement fournit la cour sous la régence et au début du règne de Louis XV.
Reste Nicolas Berthelmi, qui pourrait lui aussi être un ébéniste chargé des différents achats d’un important commanditaire.
Mais au vue da la dizaine de meubles portant sa marque et attribuables au grand maitre nous penchons plutôt pour un ancien apprenti ayant racheté une partie du stock considérable de son maitre.
Le fait que les deux ébénistes furent voisins au Faubourg St Antoine renforce encore cette hypothèse.

Notre avis:

Parée d’un luxueux placage de bois violet aux tonalités encore trés fraiches et présentée dans un état de conservation parfait, notre opulente commode à la riche ornementation de bronzes dorés au mercure arbore des formes complexes qui raviront les collectionneurs les plus exigeants.

Bibliographie:

Etienne Doirat, menuisier en ébène, Jean Dominique Augarde, Journal Getty Muséum vol 13, 1985

* Le palissandre est un bois exotique issue de la famille des Dalbergia.
On retrouve différentes espèces à Madagascar mais la majorité des bois de placage utilisés au 18 ème siècle proviennent d’Inde.
La variété la plus recherchée, utilisée pour les plus beaux ouvrages est le Dalbergia Cearensis qui provient du Brésil, elle est dénommé dans les inventaires anciens bois violet, ou bois de violette.
Alors qu'il vire au violet lorsqu'il est fraichement coupé ce bois laisse apparaitre un grain serré orné de trés belles nervures sombres lorsqu'il est sec.

Antiquités Franck Baptiste

XVIIIe siècle
Miroir aux chimères à parcloses, époque Régence
Miroir aux chimères à parcloses, époque Régence

Prix : Sur demande

Commode Régence

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