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Commode parisienne Louis XIV - Début XVIIIe siècle
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Réf : 91197
18 000 €
Époque :
XVIIIe siècle
Dimensions :
l. 131 cm X H. 83 cm X P. 68 cm
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Antiquités Philippe Glédel
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Mobilier 18e, Meubles régionaux, Meubles de port


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Commode parisienne Louis XIV - Début XVIIIe siècle

Commode parisienne d'époque Louis XIV en bois de placage de palissandre du Brésil marqueté en frisages et filets, la façade bombée ouvrant par trois larges tiroirs sur trois rangs, le plateau, cerclé d'une lingotière de bronze, à décor géométrique de cercles et demi cercles à frisage en diamant encadrant un large motif central polylobé, les montants et traverses intermédiaires foncés de cannelures en laiton poli.

Le meuble est paré d'une ornementation de bronzes ciselés et dorés de grande qualité : rares entrées de serrure aux chimères, poignées de tirage à palmettes, mascarons de vieillards barbus et chutes feuillagées ajourées, chutes d'angle à coquilles et palmettes, important cul-de-lampe à mascaron féminin (masque de Céres) flanqué d'acanthes crispées au tablier.

Cette commode est d'une grande élégance, tant par sa garniture de bronze et la qualité de son placage que par son rapport hauteur (modèle bas) - largeur (de plus de 130 ...

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... cm).

Paris, vers 1710 - 1715.

Dimensions : 0,83 m de haut x 1,31 m de large x 0,68 m de profondeur.

État : Meuble parfaitement restauré par notre ébéniste, vernis au tampon, se présentant dans son intégrité de bâti et de placage, ses bronzes d'origine ainsi que ses serrures (avec une clé en fer et deux autres en bronze).

Notes : Nous mettrons en évidence le plateau marqueté cerné de sa lingotière qui est l'apanage des véritables commodes Louis XIV, ce sont évidemment les plus rares car, outre qu'il les désigne comme les plus anciennes, c'est ce même plateau qui leur confère une élégance supérieure à celles à dessus de marbre qui viendront par la suite, commodes dites Régence, et fabriquées sur le même schéma de bâti jusque pendant la période Louis XV.
C'est aussi l'un de ces meubles (et c'est assez rare pour être souligné) qui peut se prévaloir de ravir l'amateur par sa classe très pure et pas du tout tapageuse, tout en ne passant jamais inaperçu, pas même aux yeux du profane.
Il serait bien inutile de chercher une estampille sur une commode Louis XIV, fabriquée donc bien avant qu'elle ne fut en usage. Cependant nous notons que ses entrées de serrure aux sphinges adossées et sa marqueterie de losange à frisage en diamant (sur le plateau et les côtés) sont typiques des productions de Doirat.

Étienne Doirat (1665-1732) travailla toute sa vie durant dans le quartier du Faubourg Saint-Antoine pour une riche clientèle française et étrangère nous dit Pierre Kjellberg. Si on connaît encore assez mal la production de Doirat antérieure à la Régence, puisqu'il n'a marqué ses oeuvres qu'à partir de cette période et durant les dernières années de sa carrière, les travaux de Jean-Dominique Augarde (Etienne Doirat Menuisier en ébène) ont cependant mis en avant que cet ébéniste avait l'exclusivité de certains modèles de bronzes dont de semblables entrées de serrure aux chimères ou sphinges ainsi décrites par Anne Forray-Carlier (Le Mobilier du Musée Carnavalet) : "sphinges dos à dos, encadrant l'entrée de serrure formée de deux crossettes adossées et surmontées d'un motif rayonnant avec perles". L'utilisation de ce modèle semble se circonscrire à un groupe d'ébénistes de l'entourage de Doirat : Louis Simon Painsun (gendre de Doirat, n'accédant à la maîtrise que vers 1730), Jacques Denizot (n'accédant également à la maîtrise que vers 1730) et enfin Pierre II Migeon (1701 - 1758) avec lequel l'hypothèse d'une sous-traitance a souvent été évoquée. On note que, compte tenu de son ancienneté, de ces quatre ébénistes Doirat est le plus susceptible d'être l'auteur de notre commode. Par ailleurs, dans leur ouvrage Le Génie des HACHE, Pierre et Françoise Rouge soulignent l'usage des cannelures de cuivre chez Pierre Hache comme une spécificité propre à Carel, Doirat et François Mondon, et évoquent une possible relation entre Pierre Hache et Mondon. Il nous apparaît également que Thomas Hache fut justement l'un des rares autres ébénistes à avoir fait usage de bronzes semblables à ceux de Doirat, et ainsi non seulement les entrées de serrure mais aussi les chutes des montants et le cul-de-lampe de notre commode se retrouvent sur des commodes de Thomas Hache, et c'est pourquoi nous évoquerons la probabilité d'un lien entre Étienne Doirat et Thomas Hache.

La clientèle voudra bien excuser les reflets ou traces jaunes qui apparaissent sur quelques-unes de photographies. Ils sont dus à la réverbération lumineuse produite par le vernis-tampon de surface.

Conditions générales de livraison :

Pour tout objet ou meuble à partir de 5.000 euros, nous livrons nous même gratuitement partout en France (et parfois même au delà), il y a possibilité d'obtenir cette même prestation pour des pièces de moindre valeur suivant la destination et le délai.

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Commode Louis XIV

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