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Claude-Antoine Fleury (?-1822) - Angélique et Médor gravant leur chiffre sur un arbre
Claude-Antoine Fleury (?-1822) - Angélique et Médor gravant leur chiffre sur un arbre - Tableaux et dessins Style Empire Claude-Antoine Fleury (?-1822) - Angélique et Médor gravant leur chiffre sur un arbre - Galerie de Frise
Réf : 90001
19 000 €
Époque :
XIXe siècle
Signature :
Claude-Antoine Fleury
Provenance :
France
Materiaux :
Huile sur panneau
Dimensions :
L. 45 cm X l. 52.5 cm
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Galerie de Frise
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Peinture de portraits anciens


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Claude-Antoine Fleury (?-1822) - Angélique et Médor gravant leur chiffre sur un arbre

Claude-Antoine FLEURY (? - 1822)
Angélique et Médor gravant leur chiffre sur un arbre
Huile sur panneau
H. 45 cm ; L. 52,5 cm

Exposition : Salon de Paris de 1806, sous le numéro 197

Exposé au Salon de 1806, notre tableau illustre le poème épique écrit par l’Arioste au début du XVIème siècle, le « Roland furieux ». L’action se déroule au cours des guerres entre Charlemagne et les Sarrasins, et mélange plusieurs histoires, ce qui rend le récit assez complexe. A côté des aventures du chevalier Roger et de Bradamante se déroulent ainsi celles de la princesse orientale païenne Angélique et du beau soldat sarrasin Médor, qu’elle soigne suite à une blessure de flèche, et dont elle tombe amoureuse. Le nom du roman vient de la fureur, en réalité une véritable folie, de Roland (le chevalier neveu de Charlemagne), lui-même épris d’Angélique, qu’il éprouve à chaque fois qu’il découvre des graffiti qu’Angélique et Médor gravent sur ...

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... l’écorce des arbres pour exprimer leur bonheur.

Plus précisément l’épisode de notre tableau est décrit dans la stance 36 du chant XIX du « Roland furieux » : « Parmi tant de plaisirs, là où Médor voyait un bel arbre ombrager source ou pur ruisseau, il enfonçait dedans quelque pointe ou couteau, et aussi dans un roc moins dur, s’il s’en trouvait ; et dehors en mille endroits était écrit, de même en mille endroits sur les murs de la maison, « Angélique et Médor », de diverses manières ensemble entrelacés par des nœuds différents » . Angélique et Médor, qui ont été recueillis par des bergers, passent ainsi plusieurs semaines pendant lesquelles leur amour peut s’épanouir.

La composition de Fleury est très fidèle au texte et à l’esprit du poème de l’Arioste :
– Du duo amoureux, c’est bien Médor qui est le « graveur » des noms, contrairement à des tableaux par d’autres artistes où c’est Angélique qui écrit.
– L’union fusionnelle et ardente du couple apparaît partout. Les deux troncs portant les noms d’Angélique et de Médor sont entrelacés, avec une branche de l’arbre d’Angélique qui enserre presque à l’étouffer le tronc de Médor; le bras droit d’Angélique soutient et guide le bras droit de Médor qui écrit; la main gauche d’Angélique vient presser la main gauche de Médor posée sous le sein de son amoureuse; les deux regards sont tournés dans la même direction des inscriptions.
– La présence du berger sur la gauche traduit l’aide et l’hospitalité que celui-ci donna au couple; il y a même un chien, symbole de la fidélité. C’est ce même berger qui confirmera bientôt le mariage d’Angélique et Médor à Roland, provoquant la fureur de celui-ci.
– L’importance donnée à la végétation au pied du couple, exécutée avec un soin particulier, pourrait être un rappel des herbes médicinales utilisées par Angélique pour soigner la blessure de Médor.
Le poème, qui est parfois considéré véhiculer des valeurs féministes avant l’heure, fit l’objet d’une iconographie très fournie chez les artistes. On peut citer Abraham Blomaert (1564-1651), Toussaint Dubreuil (1561-1602) ou son atelier, Laurent de La Hyre (1606-1656), Pietro Liberi (1614-1687), Sebastiano Ricci (1659-1734), Charles Coypel (1694-1752), Jacques-François Courtin (1672-1752), Tiepolo (1696-1770), Louis de Silvestre (1675-1760), François Boucher (1703-1770), Andrea Casali (1705-1784)…

Le sujet reviendra à la mode sous le 1er Empire et la Restauration, et c’est Fleury, avec notre tableau, qui sera le premier à s’en emparer.
Mais curieusement, malgré la période carolingienne à laquelle se déroule l’action, presque toutes les représentations montrent les personnages habillés à l’antique.
Notre peinture est représentative du style anacréontique de Fleury, formé à l’école de Jean-Baptiste Regnault (1754-1829). D’inspiration néo-classique, ses sujets illustrent des thèmes mythologiques ou de l’histoire antique, avec une prédilection pour les histoires d’amour incluant presque toujours la présence d’une femme ; mais Fleury fut aussi un portraitiste, et notamment un miniaturiste, surtout dans la dernière partie de sa carrière.

Claude-Antoine était le père (et le premier maître) de Léon Fleury (1804-1858), un célèbre paysagiste qui fut un proche de Corot dans les années 1825. Sa date de naissance reste un mystère, car l’année 1743 communément avancée reste très improbable : elle impliquerait à la fois des premières œuvres connues réalisées à seulement plus de 40 ans, une première participation au Salon à l’âge de 52 ans, un enfant eu à l’âge de 61 ans, et le fait qu’il ait été l’élève d’un artiste plus jeune que lui de 11 ans… Une date autour de 1765 paraît plus vraisemblable.

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